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Avec 95 % de dette publique par rapport à son P.I.B qui est de 471,16 milliards de dollars, la Belgique peut-elle se permettre de transférer cette dette en anciens francs belges ou dans une nouvelle monnaie nationale ?
Voudrait-elle ce changement, en dépit des risques encourus, la Belgique aurait les plus grandes difficultés à sortir de la zone euro, comme tout autre pays engagé dans l’euro, pour des raisons juridiques. En effet, contrairement aux règles qui régissent la participation des Etats à l’Union européenne et qui prévoient le retrait volontaire ou obligé d’un État membre, la sortie d’initiative d’un Etat de la Zone Euro n’est pas prévue par le traité qui la régit. Nous sommes en présence d’un vide juridique.

Un vide juridique

Ce vide juridique est sujet à interprétation « il serait légalement inconcevable qu'un État-membre sorte de la zone euro sans se retirer en parallèle de l'Union Européenne », comme indiqué dans le commentaire du traité instituant l’Euro. Quant à une expulsion de l'union monétaire, elle serait quasiment impossible d'un point de vue légal, car il faudrait amender les traités à l'unanimité. Ce qui est très difficile à réaliser dans la situation actuelle.
Rappelons-nous qu’Angela Merkel avait évoqué en mars dernier la possibilité d'exclure un pays ne remplissant pas les conditions d'appartenance à la monnaie unique, et cela sans réviser les traités. Cette solution d’expulsion serait peut être praticable, mais alors par des voies détournées. Ainsi, en instituant de fait une union monétaire à deux vitesses, le pays sortant pouvant conserver l'euro comme monnaie parallèle. Mais, il s'agit d'une solution plus théorique que pratique, tant les aléas sont nombreux.

Le Front National et les traités européens

A propos des traités qui ont successivement réglé le fonctionnement des institutions européennes, il convient de rappeler que le Front National s’est toujours prononcé pour l’organisation, en Belgique, de referendums, comme dans d’autres pays. Les dirigeants des partis autoproclamés démocratiques craignant des décisions populaires contraires à leur volonté ont évité que les Belges se prononcent et les désavouent. On reconnaît bien là leur détestation des décisions vraiment démocratiques.

Et les agences de notation ?

La crise de l’Euro, le problème de la dette des Etats-Unis et d’autres questions financières ont mis en évidence le rôle des agences de notation.
Les grandes agences de notations, qui sont au nombre de trois dans le monde, sont des organismes privés qui attribuent une côte financière aux titres émis par les Etats, divers pouvoirs publics et les grandes entreprises. De nombreux opérateurs financiers se basent sur les estimations de ces agences et leurs appréciations des risques pour décider d’investir, acheter ou vendre. Chaque agence a sa propre méthode d’estimation et de cotation
Il y a, donc, des titres cotés : très haut, comme les emprunts allemands et, jusqu’il y a peu, les Etats-Unis ; moyennement haut, comme les emprunts belges ; au bas de l’échelle, ainsi la Grèce, l’Espagne, le Portugal et bientôt probablement l’Italie.
Ces agences ne sont pas irréprochables. Elles commettent des erreurs, la plus célèbre et récente est la cotation au sommet de la banque américaine Lehman Brothers à la veille de sa retentissante faillite. Organismes purement privés, ces agences ne sont pas à l’abri d’opérations douteuses de prise de contrôle et des actions d’influence des lobbyistes. C’est pourquoi, pour le Front National, il est important qu’elles soient strictement surveillées par les pouvoirs publics et que ceux-ci se dotent d’organismes semblables et objectifs, par exemple au niveau de la Banque Centrale Européenne.

Etats en faillite ?

Ces derniers temps, il a été souvent question de la faillite de l’un ou l’autre Etat, ainsi la Grèce. Par comparaison aux entreprises et aux lois qui organisent leur vie et leur mort dont la faillite, il n’existe pas de règlements et d’instances juridiques qui pourraient déclarer un Etat en Faillite parce qu’incapable de payer ses créanciers et de faire face à ses obligations de pouvoir public.
La situation de certains pays, dont celle de la Grèce bien connue aujourd’hui, n’est pas nouvelle. En 2001, l’Argentine était dans l’impossibilité d’honorer une dette de 100 milliards de dollars. Il a fallu attendre 2005 pour que de nombreuses négociations aboutissent et qu’un règlement intervienne. Les créanciers de l’Argentine ont abandonné, en moyenne, deux tiers de leurs créances.

Impôts nouveaux ?

Les dettes de nombreux Etats européens sont énormes et on annonce que ceux-ci n’en sortiront qu’en imposant de nouvelles taxes, y compris en Belgique.
Le Front National s’oppose à l’augmentation de la pression fiscale qui pèse sur ceux qui travaillent et le coût du travail, ainsi que sur les chômeurs, les pensionnés et les allocataires sociaux. Par contre, il reste de très importantes économies à réaliser dans les dépenses, à commencer par les nombreux milliards que nous coûtent l’immigration massive de peuplement qui nous accable, en passant par une foule de subventions inutiles et de dotations et dépenses superflues (personnel politique pléthorique, dotations royales et princières excessives, etc.).
Crise de la dette publique, péril sur l’Euro, pensions et sécurité sociale en danger, inflation d’un côté, récession de l’autre. Et, pendant ce temps-là, les prétendues élites, qui disent nous gouverner n’arrêtent pas de se chamailler, plus précisément de se torpiller. Avec des marins de cet acabit, le bateau Belgique finira par couler.

Le 19 août 2011

Guy Farcy, Conseiller politique FN
en collaboration avec
Sandra Latinis, Déléguée FN pour la Province de Liège