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L'Italie dément avoir demandé l'aide de la Chine
Mots clés : dette, crise, zone euro, ITALIE, EUROPE, Giulio Tremonti
Par Mathilde Golla, Hayat Gazzane Mis à jour le 13/09/2011 à 19:01 | publié le 13/09/2011 à 06:48 Réactions (180)
Le ministre des Finances italien, Giulio Tremonti, aurait rencontré la semaine dernière Lou Jiwei, le président de China Investment Corp. Crédits photo : AP/Reuters/AP/Reuters
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Rome affirme ce mardi soir que les discussions avec le patron du fonds souverain chinois CIC portaient sur des investissements industriels et non sur des achats d'obligations d'État.
L'Italie n'aurait pas demandé l'aide de la Chine pour sortir de ses problèmes de dettes souveraines. C'est ce qu'affirme ce mardi soir Antonio Gentile, secrétaire d'Etat italien à l'Economie. Contrairement à l'information du Financial Times selon laquelle Rome aurait demandé à Pékin de procéder à d'importants rachats de titres de sa dette souveraine, ce dernier affirme que «nous n'avons demandé aucune aide particulière à la Chine. La demande de titres d'Etat italiens tient bon».
Antonio Gentile reprend ainsi les propos d'un membre du gouvernement italien qui soulignait, dès lundi soir, que le rachat de titres de dettes de l'État italien n'était pas au centre des négociations qui auraient eu lieu plusieurs semaines auparavant. Certes, le ministre des Finances Giulio Tremonti, ainsi que des responsables de la Cassa despositi e prestiti, ont rencontré Lou Jiwei, le président de China Investment Corp (CIC), accompagné d'une délégation, à Rome. Mais «il n'y a aucune opération extraordinaire d'achat de titres de dette avec la Chine mais seulement des rencontres institutionnelles prévues de longue date pour évaluer des opportunités d'investissement en Italie, surtout à caractère industriel», a poursuivi le secrétaire d'État.
Cette rencontre était relative aux investissements industriels et non aux obligations d'Etat», a assuré plus tard une autre source gouvernementale.
Soulagement des marchés
En tout cas, l'information a eu un effet immédiat sur les marchés d'actions. Les Bourses européennes ont clôturé ce mardi sur un net rebond, malgré ces informations contradictoires. Hier, la nouvelle avait déclenché une remontée fulgurante des indices américains qui ont terminé la séance en hausse alors qu'ils étaient, à l'instar de l'ensemble des places européennes, en nette baisse peu avant cette information. Les marchés des changes ont également réagi. L'information a renforcé l'euro, qui s'échange à 1,3692 dollar dans la soirée.
L'ensemble des indices boursiers du monde entier est en effet suspendu aux moindres informations liées à l'état des dettes souveraines de la zone euro. De fait, la crainte d'une contagion de la crise grecque fait trembler les marchés.
La tension reste toutefois vive. L'Italie ne parvient pas à retrouver la confiance des investisseurs et ce mardi encore, les taux italiens se sont envolés lors d'émissions obligataires.
La Chine s'est engagée à soutenir la zone euro
L'hypothèse d'un soutien de la Chine à destination de la zone euro est particulièrement prise au sérieux par les marchés car la Banque centrale de Chine se récemment dit prête à soutenir les pays en difficulté pour rembourser leur dette.
Par ailleurs, la Chine est déjà venue à la rescousse de pays de la zone euro en difficultés ces derniers mois. Fin mai, Pékin avait fait part de son intention d'acheter des titres de dettes émis par le Fonds européen de stabilité pour le Portugal. En janvier, la Chine avait acheté des titres européens destinés à renflouer l'Irlande. Et dès le début de la crise, la Chine était venue en aide à l'Europe malade de ses dettes. En début d'année, le pays avait acheté des obligations d'Etat espagnolespour une centaine de millions d'euros. L'empire du milieu s'est également engagé à acquérir des obligations grecques
En aidant l'Union européenne maintenant, la Chine diversifie ses investissements en titres de dettes. En outre, le pays gagne des marges de manœuvre dans des négociations futures.
Le Figaro - Conjoncture : La Chine viendrait à la rescousse de l'Italie




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