Mar. 09, 2002

L’ordre impérial, c’est la guerre !
Meeting-débat 23 mars




Depuis dix ans, pour la défense de leurs intérêts géopolitiques et pour que règne le nouvel ordre mondial, les Etats-Unis et leurs alliés, dont la France, ont suivi une politique de guerres ponctuelles, à l’exemple des interven-tions militaires en Irak et au Kosovo.
Avec la guerre contre l’Afghanistan on est passé à une étape nouvelle, celle d’une stratégie globale de guerres impérialistes. La liste des pays-cibles a été dressée par Bush, les troupes US se déploient aux Philippines, les bateaux de guerre croisent au large de la Somalie, le Yémen est dans la ligne de mire, l’Iran est satanisé et les stratèges du Pentagone mettent la dernière touche au plan d’agression contre l’Irak. D’autres théâtres d’opération s’ouvrent en Colombie. Tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, fait obstacle à la politique d’hégémonie nord-américaine est dans le collimateur.
Le gouvernement israélien a salué cette politique avec enthousiasme, qualifiant la sale guerre qu’il mène contre le peuple palestinien de lutte “ contre le terrorisme ”.
La “ croisade contre le terrorisme ” cache mal les visées économiques et géostratégiques de la super puissance nord-américaine. Les troupes US, non seulement, ouvrent la voie aux lobbies du pétrole mais, avec un budget mili-taire qui représente 45 % des dépenses d’armement dans le monde et demain, avec les augmentations annoncées par l’administration Bush, plus de 50 %, c’est bien leur loi et leurs intérêts qu’ils veulent imposer, par la force des armes, à la planète entière.
Rien là que de très logique, la mondialisation de l’économie appelle inéluctablement l’élaboration d’une stratégie mondiale de domination militaire. Mais, cet étalage de puissance et d’arrogance n’occulte pas une autre réalité, la crise économique qui tenaille les USA et l’ensemble du système capitaliste, rendant plus dramati-que encore la situation de centaines de millions d’hommes et de femmes, notamment dans les pays les plus pauvres et les plus exploités.
La “ lutte contre le terrorisme ” sert également à justifier des atteintes graves aux droits des citoyens. Les Etats-Unis, non seulement, ont adopté dans l’urgence des lois et décrets qui nient les droits de la personne et ceux de la défense, laissant le champ libre à l’arbitraire le plus absolu, mais ils refusent de respecter les règles du droit international et bafouent les Conventions qu’ils ont ratifiées. Et après un matraquage intense de l’opinion publique, des dispositifs législatifs, judiciaires et policiers mettant gravement en question les libertés démocrati-ques ont également été adoptés au niveau européen comme au niveau national.
Dans les pays du tiers-monde, notamment en Afrique, les dictateurs mettent activement leurs compétences au service de cette “ cause ” et en sont remerciés par leurs donneurs d’ordre. En Amérique latine, le retour en force des “conseillers militaires ” et la multiplication des bases US renforcent une domination que les peuples rejettent massivement.

Une opposition à ce nouveau cours de la politique de l’impérialisme s’est manifestée dans tous les pays. En France aussi, mais elle a besoin de se développer, de s’élargir, de devenir une force. Il faut pour cela briser le consensus du silence complice qui entoure la participation de troupes françaises à des opérations militaires, rebap-tisées humanitaires, sous direction nord-américaine. Ces questions sont totalement absentes du débat politique, notamment celui qui se développe autour des présidentielles.
Il est nécessaire qu’une opinion consciente prenne la parole, débatte, analyse les enjeux, fasse des propositions. C’est pour cela que nous organisons un meeting-débat sur les trois thèmes suivants :

1) Les objectifs et les enjeux de la croisade impérialiste, la participation de la France. Dans ce cadre, nous voulons disséquer les alibis et justifications avancées, comme, par exemple, celui de la “ libération des femmes ” brandi pour justifier la guerre contre l’Afghanistan. Nous allons aussi aborder les remises en cause des droits démocratiques, l’offensive de criminalisation de tou-tes les formes de lutte et de résistance militantes.

2) La lutte du peuple palestinien est une lutte nationale qui s’oppose à la politique de l’impérialisme et du gouvernement israélien. La résistance palestinienne bénéficie du soutien des forces progressistes, anti-impérialistes dans le monde et, en Israël même, le mouvement en faveur d’une solution qui respecte les droits des Palestiniens gagne du terrain. Comment élargir le courant de solidarité concrète avec cette lutte ?

3) La résistance des peuples d’Afrique à cet ordre impérialiste. Les autorités françaises ont re-çu les dirigeants de plusieurs pays africains, parmi lesquels plusieurs dictateurs, pour définir les nouvelles modalités de la “ coopération ”. Si, à Paris, on ne parle plus de l’Angolagate, de la Fran-çafrique… les peuples d’Afrique continuent à subir cette politique. Ils s’organisent et résistent. Nous aborderons plus particulièrement le cas de la lutte du peuple du Burkina Faso.

Chacun de ces trois thèmes, présentés par un exposé suivi d’un débat, seront conclus par une synthèse qui tracera des perspectives pour la lutte concrète contre la politique de l’impérialisme.

Ensemble, contre la guerre impérialiste
Samedi 23 mars 2002
De 14 à 19 H
AGECA
177 rue de Charonne, Paris XIe
M° Alexandre Dumas ou Charonne

L’activité se déroulera dans la salle centrale, les organisateurs et ceux qui soutiennent
cette initiative tiendront des tables de littérature dans des salles voisines.


A l’appel de : (premiers signataires)
Coordination des groupes de femmes “ Egalité ”, Parti Communiste des Ouvriers de France, Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples - section France, Comité Culturel pour la Démocratie au Bénin, Comité de Solidarité avec les Luttes du Peuple Colombien, Association des Travailleurs et de la Jeunesse, Librairie “ le Point du Jour ”.

Avec la participation de : l'Association des Palestiniens en France, de militants de l’Union des Popula-tions du Cameroun, des militants indépendantistes martiniquais, le Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie, l'Association Franco Palestinienne d'Echange Culturel.


Adresse postale : “ contre la guerre impériale ”
c/o LPJ, 58 rue Gay Lussac 75005 PARIS

Adresse internet : contre-guerreimperiale@club-internet.fr