Risultati da 1 a 2 di 2
  1. #1
    Le fondamenta di POL
    Data Registrazione
    05 Mar 2002
    Località
    NAPOLI
    Messaggi
    5,374
     Likes dati
    0
     Like avuti
    2
    Mentioned
    2 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito Per Le Monde è giunto il momento di accettare Berlusconi

    Dopo gli screzi tra Italia e Francia, Le Monde riabilita il Cavaliere: "E' un partner essenziale per il nostro paese, e va trattato in quanto tale. I francesi devono rassegnarsi".
    PARIGI - Basta con gli anatemi dei ministri (vedi Tasca), le contestazioni degli intellettuali (vedi Salone del libro). Francesi adattatevi a Berlusconi, anzi rassegnatevi. Per "Le Monde" bisogna moderare gli ardori transalpini anti-Berlusconi: ''E' il capo di governo di un paese vicino, partner essenziale della Francia nell'Ue, e va trattato in quanto tale. Bisognerà adattarsi a lui ancora qualche anno, a meno di provare che ha superato la linea rossa che separa la democrazia dai regimi autoritari''.
    Così il quotidiano parigino scrive oggi in un'analisi di Daniel Vernet sul ''divorzio alla francese'' - questo il titolo del pezzo - che si è consumato tra i due paesi dopo l'ascesa al potere del Cavaliere.

    A giudizio di Vernet il ''malessere'' va al di là del fatto che in Francia la sinistra è al governo. ''Per la destra francese - scrive - Berlusconi fa un po' la figura dell'arrivista e malgrado o a causa delle sue convinzioni liberali si diffida un po' di lui, sospettando la formazione d'un'asse Roma-Madrid che potrebbe prolungarsi fino a Londra e isolare Parigi''.
    Berlusconi - scrive ancora il giornale - ha tra l'altro ''molto irritato'' il presidente gollista Jacques Chirac (''che gli dà del tu'') vantando la superiorità della cultura occidentale dopo gli attentati dell'11 settembre.
    Da parte sua ''la sinistra francese è più anti- berlusconiana di quella italiana'' ed è arrivata a sventolare il pericolo del fascismo in base anche a ''miti e illusioni'' sulla situazione politica della Penisola.
    Per Vernet però la verità è che a differenza dei Ds Berlusconi ha convinto una maggioranza di elettori sulle sue capacità di ''rompere con le vecchie pratiche politiche e di modernizzare l'Italia''. C'è riuscito ''con metodi demagogici, sfruttando un riflesso anti-politico, demonizzando l'avversario'', ma ''questo è il gioco dell'alternanza democratica''.

  2. #2
    Le fondamenta di POL
    Data Registrazione
    05 Mar 2002
    Località
    NAPOLI
    Messaggi
    5,374
     Likes dati
    0
     Like avuti
    2
    Mentioned
    2 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito Paris-Rome, divorce à la française

    On a beau ne pas aimer Silvio Berlusconi et son gouvernement. Critiquer à longueur de colonne son mépris affiché pour l'opposition. Dénoncer les phrases maladroites de quelques-uns de ses ministres assimilant manifestation syndicale et terrorisme
    On a beau ne pas aimer Silvio Berlusconi et son gouvernement. Critiquer à longueur de colonne son mépris affiché pour l'opposition. Dénoncer les phrases maladroites de quelques-uns de ses ministres assimilant manifestation syndicale et terrorisme. Se gausser des provocations du secrétaire d'Etat à la culture, Vittorio Sgarbi. Quand l'Italie est l'invitée officielle du Salon du livre de Paris, les journaux italiens, de gauche comme de droite, attendent que leur pays et ses représentants soient traités dignement. Et si les cris de "vergogna ! vergogna !" (honte) poussés par quelques dizaines de manifestants, jeudi 21 mars, pour l'inauguration du Salon du livre ont ravi les Parisiens, ils n'ont amusé personne de l'autre côté des Alpes. Ils ont été pris pour une nouvelle preuve de ce complexe de supériorité que cultivent volontiers les Français à l'égard de leurs voisins, comme si les Italiens n'étaient pas assez grands pour s'occuper eux-mêmes du "danger Berlusconi". La désinvolture avec laquelle la ministre de la culture, Catherine Tasca, a accueilli la manifestation, attendant vingt-quatre heures pour exprimer sa "vive réprobation", a renforcé ce sentiment.
    Un incident diplomatique ? Ce serait sans doute faire beaucoup d'honneur aux manifestants et à M. Sgarbi - auquel le chef du gouvernement italien avait d'ailleurs recommandé, en vain, de garder son calme - de qualifier ainsi une simple pantalonnade. Il n'en reste pas moins que les nuages se sont accumulés ces derniers mois sur les relations franco-italiennes, pour des raisons diverses et d'importance inégale. Le compromis laborieux sur la circulation des poids lourds dans le tunnel du Mont-Blanc, obtenu sous la pression de la Commission européenne, ne suffira pas à ramener la sérénité.
    Est-ce une "dérive électoraliste" française, comme l'assure le ministre italien des affaires européennes, le démocrate-chrétien Rocco Buttiglione ?
    Il ajoute : "La victoire de Berlusconi a été interprétée, non sans raison, comme le signe d'un nouveau cycle politique. Nous comprenons que cela ait pu faire peur à qui mène une politique selon d'autres idéaux."
    En fait, les relations franco-italiennes sont troublées depuis le retour au pouvoir de Silvio Berlusconi, et le malaise dépasse le clivage gauche-droite. Les Italiens en étaient tellement conscients qu'avant les élections de mai 2001 le sénateur à vie et président d'honneur de la Fiat, Giovanni Agnelli, était venu à Paris défendre l'image de son pays... et de son futur président du conseil. Il n'avait pas ménagé ses efforts pour qu'un de ses anciens collaborateurs, ancien directeur général de l'OMC, Renato Ruggiero, devienne ministre des affaires étrangères, afin d'apaiser les craintes sur la solidité de l'engagement européen de la nouvelle coalition.
    Depuis, Renato Ruggiero a démissionné parce qu'il ne supportait plus les diatribes contre l'intégration européenne du chef de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, et de quelques autres de ses collègues. Silvio Berlusconi, lui-même, s'est distingué dans plusieurs réunions européennes par ses manières cavalières, et il a beaucoup irrité ses pairs, y compris Jacques Chirac qui le tutoie, en vantant la "supériorité de la culture occidentale" sur l'islam, au moment où tous les dirigeants occidentaux s'efforçaient de convaincre les musulmans que la lutte antiterroriste n'était pas dirigée contre eux !
    CONJURER LE "DANGER FASCISTE"
    Plus généralement pour la droite française, Silvio Berlusconi fait un peu figure d'arriviste et malgré - ou à cause - de ses convictions libérales, on se méfie un peu de lui, soupçonnant la formation d'un axe Rome-Madrid, qui pourrait se prolonger jusqu'à Londres et isolerait Paris. Membre fondateur du Marché commun à l'instar de la France, l'Italie était traditionnellement considérée comme une alliée dans l'aventure européenne, même si, dans les relations transatlantiques, elle a toujours pris le parti des Etats-Unis. Elle applique le principe en vertu duquel une tutelle lointaine et assurée (celle de Washington) est moins pesante qu'une tutelle proche et aléatoire (celle de Paris). Vu de Rome, l'avantage des Américains est qu'ils font de tous les pays européens, quelles que soient leurs ambitions, des puissances très moyennes.
    Quant à la gauche française, elle a tendance à être plus anti-berlusconienne que les anti-berlusconiens italiens, oubliant au passage qu'il Cavaliere avait commencé sa carrière politique dans le sillage du Parti socialiste de Bettino Craxi et qu'il avait reçu en cadeau le cinquième réseau de télévision française des mains de François Mitterrand. C'était il y plus de quinze ans ; il y a prescription. Il est possible maintenant de dénoncer la mainmise de Silvio Berlusconi sur l'audiovisuel (italien), de conjurer le "danger fasciste" et surtout de s'épancher sur le triste sort de la gauche italienne. Celle-ci n'a-t-elle pas en créant L'Olivier en 1996 préfiguré la gauche plurielle chère à Lionel Jospin ? N'a-t-elle pas depuis longtemps montré la voie de la modernisation, avec des communistes "pas comme les autres", pionniers de l'eurocomunisme dès les années 1970, avant de rompre définitivement avec les avatars du stalinisme et de devenir des sociaux-démocrates bon teint ? Les Italiens n'ont-ils pas été inconséquents en écartant du pouvoir après une seule législature d'aussi vaillants précurseurs ?
    La gauche française a toujours entretenu sur ses camarades transalpins mythes et illusions qui ont faussé ses analyses de la situation politique. Aujourd'hui encore, elle se montre volontiers plus radicale vis-à-vis de Silvio Berlusconi que les représentants de l'opposition italienne. Sans doute ceux-ci s'inquiètent-ils des dérives perceptibles dans certaines décisions de la coalition de droite mais en même temps ils ne sont pas dupes des erreurs qu'ils ont eux-mêmes commises quand ils étaient au pouvoir.
    Le vrai échec des Démocrates de gauche (ex-communistes) est là : avoir été incapables de convaincre une majorité d'électeurs qu'ils étaient en mesure de rompre avec les vieilles pratiques politiques et de moderniser l'Italie. Silvio Berlusconi, lui, y est parvenu. Avec des méthodes démagogiques ; en jouant sur un réflexe antipolitique ; en diabolisant l'adversaire. Certes. Mais c'est le jeu de l'alternance démocratique. En attendant la prochaine échéance, il est le chef du gouvernement d'un pays voisin, partenaire essentiel de la France dans l'Union européenne, et il doit être traité comme tel. Il va falloir s'en accommoder encore quelques années, sauf à prouver qu'il ait franchi la ligne rouge séparant la démocratie des régimes autoritaires.
    Daniel Vernet

 

 

Discussioni Simili

  1. Il momento è giunto!!!
    Di Gerri nel forum Fondoscala
    Risposte: 7
    Ultimo Messaggio: 03-01-09, 20:02
  2. E' giunto il momento.. GRAZIE GEORGE
    Di hidetoshi777 nel forum Politica Estera
    Risposte: 105
    Ultimo Messaggio: 06-11-08, 11:35
  3. E' giunto il momento
    Di Alberich nel forum Fondoscala
    Risposte: 11
    Ultimo Messaggio: 05-08-07, 00:20
  4. E' giunto il momento...
    Di Redskin nel forum Destra Radicale
    Risposte: 22
    Ultimo Messaggio: 12-06-06, 14:01

Permessi di Scrittura

  • Tu non puoi inviare nuove discussioni
  • Tu non puoi inviare risposte
  • Tu non puoi inviare allegati
  • Tu non puoi modificare i tuoi messaggi
  •  
[Rilevato AdBlock]

Per accedere ai contenuti di questo Forum con AdBlock attivato
devi registrarti gratuitamente ed eseguire il login al Forum.

Per registrarti, disattiva temporaneamente l'AdBlock e dopo aver
fatto il login potrai riattivarlo senza problemi.

Se non ti interessa registrarti, puoi sempre accedere ai contenuti disattivando AdBlock per questo sito