Le grand maître du Grand orient de France (GODF), le rocardien Alain Bauer, a accordé un long entretien au Nouvel Observateur, qui consacre de nouveau –le sujet est récurrent dans la presse française- un dossier sur " le pouvoir des francs-maçons ". S’il ne faut pas attendre de ce type de magazine des révélations fracassantes sur les agissements des " fils de la veuve ", cette conversation retranscrite avec M. Bauer permet cependant de mesurer l’influence réelle de cette branche de la maçonnerie mondialiste sur la vie politique française. Après avoir évoqué les affaires de corruption qui ont impliqué nombre de maçons ces dernières années, Alain Bauer affirme que " 150 frères et sœurs ont du être radiés au cours des trois années écoulées ", la lutte contre " l’extrême droite " a été largement analysée par le grand sachem du Grand Orient. Ce dernier nous explique pour commencer que les quelques frontistes égarés au sein du GODF " ont été exclus ", puisque " ceux qui défendent des idées négationnistes, antisémites et xénophobes ne peuvent pas être adhérents chez nous. C’est contraire à notre serment ". Après avoir ainsi rassuré les lecteurs du Nouvel Obs, Bauer n’en continue pas moins d’alimenter la boîte à fantasme. Interrogé sur la persistance du " secret maçonnique ", le " culte du mystère ", il explique que cela se justifie avec " Le Pen à 17% ". " Lisez " poursuit-il, " le Journal Officiel de l’Etat Français avec la publication des noms des francs-maçons dans les années 1940 ". Bien sûr, le grand gourou n’a pas évoqué la méfiance qu’inspirent les agissements des coteries maçonniques dans un Etat de droit comme la Grande-Bretagne, où le gouvernement de Tony Blair a souhaité que les fonctionnaires membres d’une loge révèle cette appartenance au nom de la lutte contre la corruption et de la nécessaire transparence démocratique…
Le combat anti-national des loges
Entrant dans le vif du sujet, Alain Bauer nous laisse entrevoir le poids déterminant de la " réflexion des loges " dans les décisions politiques. Il affirme ainsi que " si dans les textes sur l’Europe il n’est plus question d’introduire la notion d’héritage chrétien, ce n’est pas par hasard. Les francs-maçons font ce qu’ils ont à faire "… M. Bauer ajoute plus loin à propos de l’adhésion d’Ankara à l’UE que son obédience s’est " (prononcée) en faveur de l’admission de la Turquie qui, pour nous, fait partie de l’Europe depuis toujours ". Une saillie qui prouve au passage que cet élargissement de l’UE à ce pays asiatique, voulu par les loges, participe d’une volonté qui foule au pied le droit des peuples à disposer et à rester eux mêmes, puisque toutes les enquêtes d’opinion ont clairement révélé que les Européens sont opposés à cette adhésion. Le Grand Maître a également expliqué que beaucoup de membres d’associations internationalistes luttant soi-disant contre la mondialisation comme Attac, ou encore la Confédération paysanne, comptaient en leur sein de " nombreux frères ", ce qui en dit long sur la sincérité de leur lutte contre l’idéologie mondialiste... Alain Bauer explique enfin les bonnes relations qui l’unissent à Jacques Chirac, qualifiant ce dernier d’homme " plutôt philomaçon ". Rappelant que le GODF avait pris position sur l’immigration, sur l’islam, qui doit être un islam de France ", le grand gourou précise encore qu’en " ce qui nous concerne, sur les valeurs essentielles, Chirac n’a jamais manqué (…) est-ce que Chirac a fait la préférence nationale ? Non. Est-ce qu’il a pactisé avec Le Pen ? Non ". Un brevet " oriental " de bonne conduite qui vaut tout les passe-droit…




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...e va bene...