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  1. #1
    Franciscu Pala
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    Predefinito Corsica: Bruxelles, Prodi e le richieste degli eletti corsi.

    Avancées pour la Corse à Bruxelles

    Nicolas Sarkozy et les élus corses, à l'exception des nationalistes, se sont déclarés satisfaits, mardi à Bruxelles, des demandes acceptées par le président de la Commission européenne, Romani Prodi, en faveur du développement économique de la Corse. La délégation française a obtenu le maintien de la fiscalité actuelle du tabac en Corse jusqu'en 2008, le passage de 10 à 20 % du crédit d'impôt pour investissement avec élargissement de l'assiette, et la prorogation sur quatre ans, de façon dégressive, de l'exonération de l'imposition des bénéfices en zone franche.

    En revanche, la Commission refuse d'augmenter le plafond des aides à l'investissement pour les PME (actuellement fixé à 30 % du montant), a indiqué le ministre de l'intérieur, qui avait reconnu, le matin, devant des journalistes que cette mesure pourrait constituer un "point de blocage". Il s'est félicité que la "porte reste ouverte" et a annoncé qu'il ferait "des propositions à la Commission dans les trois mois." Il s'agira de "faire preuve de créativité, en examinant notamment quels éléments entrent ou au contraire ne doivent pas entrer à l'intérieur de ce plafond", a-t-il dit.

    En matière de transports publics, si la France a obtenu que la durée des concessions pour les liaisons aériennes passe de trois à cinq ans, elle va continuer à discuter avec la Commission pour celle des liaisons maritimes. Concernant la pêche corse, si l'aide européenne aux PME de ce secteur est augmentée de 10 points, les décisions relatives à l'augmentation de puissance des moteurs se prendront seulement "au cas par cas".

    "PREMIER PAS IMPORTANT"

    Pour Nicolas Sarkozy, "beaucoup de problèmes (sont) résolus", après cette réunion, même si "le travail continue", comme l'a relevé Emile Zuccarelli, député et maire (PRG) de Bastia. Les nationalistes ont cependant apporté une note discordante. Pour leur chef de file et président de la commission européenne à l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, il ne s'agit que d'un "début de discussion (avec) des réponses très insuffisantes". Ces mesures "ne sont pas susceptibles de sortir la Corse de l'ornière", a-t-il déploré.

    "Tous les problèmes n'ont pas été résolus", a estimé Nicolas Sarkozy lors du point de presse qui a conclu plus de deux heures de réunion, mais celle-ci a constitué un "premier pas extrêmement important". Ce "pas", a renchéri le président Prodi, a permis de prendre des "décisions concrètes pour diminuer le retard de développement de l'île". "Le développement de la Corse va se jouer en Corse. Notre rôle, vis-à-vis de l'Etat français comme de l'Union européenne, est de lui en donner toute la possibilité", a affirmé M. Sarkozy. Il s'est réjoui qu'un "ministre de la République et les élus corses" se soient trouvés ensemble, à Bruxelles, pour discuter "de l'avenir de l'île", propos repris par le président UMP de l'Assemblée de Corse, José Rossi, qui s'est dit "très heureux qu'une volonté collective ait pu se constituer" à l'occasion de ce déplacement.

    L'Union européenne "a consenti à pérenniser un certain nombre d'avantages", a relevé le président UMP de l'exécutif corse, Jean Baggione. Nicolas Sarkozy a promis de se rendre en Corse d'ici à "la fin janvier" pour son "quatrième voyage dans l'île en huit mois".

    Confronté à la persistance des attentats, M. Sarkozy a invité les Corses à assurer le décollage économique de l'île, susceptible à ses yeux de freiner "cette violence qui a toujours tiré la Corse vers le bas". Engagés sous le précédent gouvernement dans le processus de Matignon, une grande partie des élus corses considèrent qu'une série de dérogations aux aides communautaires permettrait de compenser les handicaps de l'insularité sur le plan économique. Dans le train qui l'emmenait mardi matin de Paris à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a insisté sur le "symbole fort" que représentait ce voyage. "Je veux montrer que les Corses peuvent se prendre en main avec mon aide, ce ne sera pas la victoire d'un homme providentiel", a-t-il dit aux journalistes.

    En s'impliquant directement sur la question fiscale de la Corse, le ministre de l'intérieur semble vouloir donner une nouvelle impulsion au dossier, l'un des rares de son ministère à donner l'impression d'avancer à pas comptés. Dès son arrivée place Beauvau, Nicolas Sarkozy avait proposé aux élus de reprendre la plupart des acquis du processus de Matignon mais dans le cadre de la future loi de décentralisation, qui s'appliquera à l'ensemble du territoire. Ce statut permettrait à l'île de bénéficier d'une plus grande autonomie tout en restant ancrée dans la République. Toutefois, la large majorité qui s'était dégagée lors du début du processus de Matignon, sous le gouvernement Jospin, bute sur de nouveaux clivages, les conseils généraux refusant de s'effacer au profit de la seule collectivité territoriale corse.

    Lors d'un séminaire prévu les 17 et 18 janvier à Ajaccio, le président de l'Assemblée de Corse, José Rossi, présentera un compromis consistant à compléter la collectivité unique par deux assemblées de proximité, c'est-à-dire les anciens conseils généraux. A partir de là, si cette proposition est majoritaire, le gouvernement peut soit décider d'accélérer le processus en reprenant cette proposition, soit demander aux électeurs de trancher en organisant un référendum local, comme le prévoit la réforme de la décentralisation, a expliqué José Rossi. Nicolas Sarkozy a laissé entendre mardi qu'il prendrait ses responsabilités à plus ou moins brève échéance. "Le premier problème de la Corse, c'est la division. (...) Mon idée, c'est que le temps travaille plutôt contre nous, donner du temps au temps ne fait qu'exacerber les divisions", a-t-il souligné.

    Avec AFP et Reuters


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  2. #2
    indipendentista
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    ancora una volta la classe politica sarda unionista/federalista ha dato spettacolo! in corsica almeno gli unionisti/decentralisti, pur nella loro pressocchè totale inconsistenza, hanno saputo sfruttare prodi per i propri interessi. che poi questi interessi non coincidano con quelli della loro terra è un altro discorso...


  3. #3
    Franciscu Pala
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    Prodi e i sardi litiganti

    www.unionesarda.it

    di Salvatore Cubeddu


    Chissà quando, e se, capiterà che un presidente dell’Europa torni a Cagliari e a Sassari per sentire e parlare delle nostre cose. Comunque sia nata, era un’occasione importante. Non è dall’Europa che andiamo ricevendo il di più di finanziamenti? Non è dal Continente tutto (con l’Italia dentro) che ci attendiamo i visitatori? Non è l’Europa la tappa del ‘treno’ che continuamente affermiamo di dover agganciare? A chiunque fosse venuta l’idea, e da qualsiasi persona-gruppo-partito essa fosse stata resa possibile, sarebbe stato normale esprimergli riconoscenza. Una volta chiarito il programma della visita, rispettate le dovute priorità istituzionali, dato il giusto spazio a chi la Sardegna rappresenta - per delega degli elettori, per particolari bisogni o per originalità di proposte - si doveva autorevolmente interloquire con l’Europa. Ponendo problemi e chiedendo risposte. L’alternativa era quella di considerare Romano Prodi per quello che è stato o può nuovamente diventare: il leader dell’Ulivo, l’antagonista di Berlusconi, il capo del centro-sinistra. Con le ovvie derivate: positivo, comunque, il giudizio del centro-sinistra; negativo, quello del centro-destra. Banali, entrambe le posizioni. Da campagna elettorale eterna. Offensive per l’intelligenza degli elettori ed umilianti per i cittadini.
    Si è, così, rinunciato all’autorevolezza. Una generale brutta figura, giustamente sottolineata da tutti i media. Persino gli indipendentisti avrebbero dovuto approvare un comportamento in cui la dignità si coniuga con la cortesia, la fermezza non nega l’ospitalità, il dissenso non esclude la gratitudine. I nostri concittadini vogliono essere sardi ed essere europei con gli altri popoli. Né più né meno, alla pari di altre trecento milioni di persone. Siamo stati cartaginesi quando eravamo colonia punica, romani quando la Sardegna era provincia di Roma, bizantini con Bisanzio, catalani con Barcellona, piemontesi con Torino, italiani con… Siamo un’autorevole regione autonoma, che ha un patto speciale con l’Italia? Abbiamo avuto due giorni per un confronto tra il governo sardo e quello europeo. Pensando e posizionandoci verso il futuro, ora che anche il Continente tutto è in una sua fase costituente. Un’occasione sprecata? Nessuna occasione forse è mai del tutto sprecata. Prodi ha già avuto a che fare con noi. Lo sapevano anche le antiche corti d’Europa: che siamo litigiosi!
    Prodi, in verità, non ha molto concesso alle nostre speranze di proseguire nell’obiettivo 1 o di correggere l’ingiusta legge elettorale. E’ da poco che l’insularità viene da noi utilizzata quale handicap per ottenere finanziamenti: viene dopo le motivazioni della rinascita, del banditismo, delle zone interne e di una nostra discutibile collocazione nel ‘Mezzogiorno’ italiano. L’isolamento ci ha posto dei problemi, che ancora perdurano. Normalmente, però, nel mondo, vivere in un’isola, e ricca e bella come la nostra, è una risorsa. Prodi, politico pellegrino ai confini del suo Continente, è proprio l’idea di “confine” che è venuto a suggerirci ed indicarci.
    Per guardare oltre, alle altre regioni europee e d’Africa. Per guardarci dentro. E richiamarci a mettere in moto innanzitutto le nostre risorse e una nuova capacità progettuale e realizzativa. Il positivo senso del confine: che diventa, anche, implicito rimprovero alla nostra classe politica, di qualsiasi parte si dichiari. Perché essa vuole solo continuità - potesse, con una fune ci legherebbe al Lazio o a Genova! -, e non accetta i confini. Così facendo non è né realista, perché quelli invece ci sono e contano, e non è lungimirante. Non lo è rispetto a se stessa, né rispetto al proprio popolo. Quando si parla del tuo porto, del tuo territorio, della formazione dei tuoi giovani: è proprio di noi che si parla. Per essere “io” devo essere un “tu” per l’altro. I confini segnano differenze. Sono le diversità a costituire la ricchezza degli Stati Uniti d’Europa. In realtà un’altra soluzione sicura per entrare nel parlamento europeo ci sarebbe. E’ la strada (prevista dall’art. 12 della l.n. 18 del 24/1/79) che percorrono le minoranze di lingua francese, tedesca e slovena in Italia, i cui diritti dovrebbero venire attribuiti anche a noi sardi in forza della legge sulle minoranze linguistiche (l. 482 del 15/12/98). Ma solo qualcuno che intesse trame di amicizia e buon volere la suggerisce. Perché, essere isola, è pure una forza! Se correttamente la si fa valere.

 

 

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