Pare di si![]()


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Le tribunal, qui a suivi les réquisitions du ministère public, a rejeté l'ensemble des 21 arguments développés par les avocats du "Blok" dans leur recours introduit devant la plus haute juridiction belge, en estimant que la liberté de parole avait ses limites, selon la lecture de l'arrêt en néerlandais.
En avril dernier, la cour d'appel de Gand avait condamné le Vlaams Blok à des amendes en estimant que la propagande du parti, maintenu dans l'opposition par un "cordon sanitaire", était une "incitation permanente à la ségrégation et au racisme".
Pour la formation dirigée par Filip Dewinter, les faits incriminés étaient de nature politique et relevaient dès lors de la Cour d'assises et non d'une Cour d'appel.
A l'époque, la condamnation du Vlaams Blok, saluée par les mouvements anti-racistes, ne l'avait pas empêché de remporter deux mois plus tard un important succès électoral lors du scrutin régional de juin dernier, où il avait recueilli 24,2% des voix en Flandre.
La décision de la Cour de cassation ne raye pas la formation nationaliste du paysage politique flamand puisqu'un nouveau parti, "héritier" du Vlaams Blok, devrait voir le jour dès dimanche prochain sous un nouveau nom, selon Filip Dewinter.
Le parti nationaliste flamand avait déjà modifié le weekend dernier sa ligne officielle, renonçant à réclamer le "renvoi vers leur pays de larges groupes d'immigrés non-européens".
Cette politique ne serait appliquée qu'aux immigrés qui "rejettent, nient ou combattent notre culture et certaines valeurs européennes comme la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la liberté d'expression et l'égalité entre les hommes et les femmes", selon un texte rendu public durant le weekend qui continue par ailleurs à prôner l'indépendance de la Flandre.
Selon deux récents sondages, le Vlaams Blok arriverait actuellement en tête des intentions de vote dans cette région néerlandophone.
L'intéressé se dit condamné à mort
Le parti flamand Vlaams Blok, s'estime "condamné à mort" par le jugement mais promet de créer une nouvelle formation politique qui "enterrera la Belgique". "Aujourd'hui, notre parti, le Vlaams Blok, a été condamné à mort", déclare le président de la formation nationaliste, Frank Vanhecke, dans un communiqué. "En validant le verdict de la cour d'appel de Gand (nord) du 21 avril qui faisait du Vlaams Blok une organisation criminelle (...), la Cour de Cassation nous oblige à nous dissoudre", ajoute le communiqué.
Soulignant que près de 25% des électeurs flamands avaient voté pour le Vlaams Blok lors des élections régionales de juin dernier, M. Vanhecke promet de lancer dès dimanche une nouvelle formation politique. "Nous établirons un nouveau parti. Celui-ci, la Belgique ne sera pas capable de l'enterrer. C'est lui qui enterrera la Belgique", conclu M. Vanhecke, qui milite depuis 25 ans pour une république flamande indépendante.
Un signal pour les partis démocratiques
L'arrêt de la Cour de cassation est un "signal pour tous les partis démocratiques qui doivent à présent prendre leurs responsabilités sur le financement public des partis racistes", a réagit le CDH.
Les humanistes ont salué la décision de la Cour qui selon eux "consacre définitivement la condamnation du Vlaams Blok qui est ainsi reconnu publiquement comme étant un parti raciste". Cet arrêté, ajoute le CDH dans un communiqué est un "un signal fort qui doit mobiliser les démocrates du Nord comme du Sud du pays pour qu'ils adoptent les mesures législatives qui permettront la suppression de la dotation publique des partis extrémistes et liberticides".
"En effet, note le parti, la proposition de loi qui prive de financement public des partis qui auraient manifesté leur hostilité avec les droits et libertés contenus dans la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales est toujours bloquée au Sénat. Malgré l'insistance répétée du groupe cdH, elle n'a même toujours pas été mise à l'ordre du jour".
Après l'arrêt rendu mardi, le CDH appelle à la responsabilité de l'ensemble des parlementaires des partis démocratiques afin qu'ils mettent tout en oeuvre pour voter et faire appliquer la loi qui prive les partis racistes de financement avec l'argent des contribuables.
Enfin, le CDHindique qu'il a une nouvelle fois écrit au président de la Commission de l'Intérieur du Sénat Ludwig Vandenhove (sp.a) pour qu'il mette, enfin, cette proposition de loi à l'ordre du jour.
La liberté d'expression a ses limites
Par ailleurs, l'arrêt a été qualifié de "grande victoire pour la démocratie", par Me Raf Verstraeten, conseil du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (partie civile), après la lecture de l'arrêt.
La cour a confirmé que le Vlaams Blok est un parti prônant de manière systématique la haine et la discrimination, et elle a confirmé aussi que l'arrêt de la cour d'appel de Gand était conforme à la loi belge et aux traités internationaux, a indiqué Me Verstraeten. Pour lui, la décision de la cour de cassation est la fin d'un long combat mais aussi une grande première sur le plan juridique.
Pour le conseil, l'arrêt montre que la liberté d'expression comporte des limites à ne pas franchir: elle ne peut mener à la promotion systématique de la discrimination. Quant à la lecture politique de l'arrêt, Me Verstraeten se montre prudent. "En tant que juristes, nous avons fait ce qu'il fallait. C'est aux hommes politiques maintenant à résoudre le problème du Vlaams Blok".
Et Jos Vander Velpen, avocat de l'aile flamande de la Ligue des droits de l'homme, d'ajouter qu'un programme en 70 points comme celui du Vlaams Blok ne sera plus toléré à l'avenir.
Pour Ecolo, l'évolution du vote d'extrême droite partout en Europe montre que la Flandre n'est pas un îlot isolé, même si l'ampleur du succès du Blok y est considérable. L'ampleur de ce succès finit par avoir une influence sur les capacités du gouvernement fédéral à trouver des solutions aux problèmes vécus par l'ensemble de la population du pays, ce qui concerne tout autant les francophones que les flamands, notent les verts dans un communiqué.
D'autre part, dit encore Ecolo, les recours juridiques, pour légitimes qu'ils soient, ne manqueront pas de montrer leurs limites dans le combat contre le Blok puisque, face à ces recours, le dernier avatar de la stratégie du Blok consiste en un changement d'appellation, qui risque bien de le mettre durablement à l'abri face à d'éventuels recours ultérieurs.
Plus fondamentalement, ajoute le parti, il est temps de s'interroger sur cette stratégie du recours à l'action judiciaire, toute légitime soit-elle. N'a-t-elle pas servi un temps de paravent à l'absence de stratégie politique concertée entre partis démocratiques, la tactique limitée du cordon sanitaire n'ayant pas permis de freiner la progression électorale du parti d'extrême droite? se demandent les verts.
Ecolo, s'interroger sur le recours judiciaire
Pour Ecolo, ce dernier constat ne suffit pas pour remettre en cause la pertinence du principe du cordon sanitaire, mais il doit encourager à s'interroger sur la manière de le renforcer. En particulier, l'attitude qui consiste à empêcher le Blok d'accéder aux exécutifs à tous les niveaux de pouvoir n'a que peu d'effet sur ses résultats électoraux, à partir du moment ou pour tout le reste, le Blok est considéré, en Flandre, comme un parti fréquentable, et dont, qui plus est, certains démocrates finissent par s'inspirer des thèses dans le vain espoir d'en récupérer les voix.
Enfin, Ecolo invite tous les démocrates du pays à s'interroger sur la pertinence de la surenchère communautaire permanente qui mine les fondements de l'Etat fédéral, quant c'est la communauté des démocrates tout entière qui devrait s'unifier face aux ennemis de la liberté.
(D'après AFP et Belga)
La Cour de cassation belge a validé la condamnation pour racisme prononcée en avril dernier à l'encontre du parti flamand Vlaams Blok. Le parti ne s'avoue pas vaincu pour autant et promet de renaître de ses cendres.
Le tribunal, qui a suivi les réquisitions du ministère public, a rejeté l'ensemble des 21 arguments développés par les avocats du "Blok" dans leur recours introduit devant la plus haute juridiction belge, en estimant que la liberté de parole avait ses limites, selon la lecture de l'arrêt en néerlandais.
En avril dernier, la cour d'appel de Gand avait condamné le Vlaams Blok à des amendes en estimant que la propagande du parti, maintenu dans l'opposition par un "cordon sanitaire", était une "incitation permanente à la ségrégation et au racisme".
Pour la formation dirigée par Filip Dewinter, les faits incriminés étaient de nature politique et relevaient dès lors de la Cour d'assises et non d'une Cour d'appel.
A l'époque, la condamnation du Vlaams Blok, saluée par les mouvements anti-racistes, ne l'avait pas empêché de remporter deux mois plus tard un important succès électoral lors du scrutin régional de juin dernier, où il avait recueilli 24,2% des voix en Flandre.
La décision de la Cour de cassation ne raye pas la formation nationaliste du paysage politique flamand puisqu'un nouveau parti, "héritier" du Vlaams Blok, devrait voir le jour dès dimanche prochain sous un nouveau nom, selon Filip Dewinter.
Le parti nationaliste flamand avait déjà modifié le weekend dernier sa ligne officielle, renonçant à réclamer le "renvoi vers leur pays de larges groupes d'immigrés non-européens".
Cette politique ne serait appliquée qu'aux immigrés qui "rejettent, nient ou combattent notre culture et certaines valeurs européennes comme la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la liberté d'expression et l'égalité entre les hommes et les femmes", selon un texte rendu public durant le weekend qui continue par ailleurs à prôner l'indépendance de la Flandre.
Selon deux récents sondages, le Vlaams Blok arriverait actuellement en tête des intentions de vote dans cette région néerlandophone.
L'intéressé se dit condamné à mort
Le parti flamand Vlaams Blok, s'estime "condamné à mort" par le jugement mais promet de créer une nouvelle formation politique qui "enterrera la Belgique". "Aujourd'hui, notre parti, le Vlaams Blok, a été condamné à mort", déclare le président de la formation nationaliste, Frank Vanhecke, dans un communiqué. "En validant le verdict de la cour d'appel de Gand (nord) du 21 avril qui faisait du Vlaams Blok une organisation criminelle (...), la Cour de Cassation nous oblige à nous dissoudre", ajoute le communiqué.
Soulignant que près de 25% des électeurs flamands avaient voté pour le Vlaams Blok lors des élections régionales de juin dernier, M. Vanhecke promet de lancer dès dimanche une nouvelle formation politique. "Nous établirons un nouveau parti. Celui-ci, la Belgique ne sera pas capable de l'enterrer. C'est lui qui enterrera la Belgique", conclu M. Vanhecke, qui milite depuis 25 ans pour une république flamande indépendante.
Un signal pour les partis démocratiques
L'arrêt de la Cour de cassation est un "signal pour tous les partis démocratiques qui doivent à présent prendre leurs responsabilités sur le financement public des partis racistes", a réagit le CDH.
Les humanistes ont salué la décision de la Cour qui selon eux "consacre définitivement la condamnation du Vlaams Blok qui est ainsi reconnu publiquement comme étant un parti raciste". Cet arrêté, ajoute le CDH dans un communiqué est un "un signal fort qui doit mobiliser les démocrates du Nord comme du Sud du pays pour qu'ils adoptent les mesures législatives qui permettront la suppression de la dotation publique des partis extrémistes et liberticides".
"En effet, note le parti, la proposition de loi qui prive de financement public des partis qui auraient manifesté leur hostilité avec les droits et libertés contenus dans la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales est toujours bloquée au Sénat. Malgré l'insistance répétée du groupe cdH, elle n'a même toujours pas été mise à l'ordre du jour".
Après l'arrêt rendu mardi, le CDH appelle à la responsabilité de l'ensemble des parlementaires des partis démocratiques afin qu'ils mettent tout en oeuvre pour voter et faire appliquer la loi qui prive les partis racistes de financement avec l'argent des contribuables.
Enfin, le CDHindique qu'il a une nouvelle fois écrit au président de la Commission de l'Intérieur du Sénat Ludwig Vandenhove (sp.a) pour qu'il mette, enfin, cette proposition de loi à l'ordre du jour.
La liberté d'expression a ses limites
Par ailleurs, l'arrêt a été qualifié de "grande victoire pour la démocratie", par Me Raf Verstraeten, conseil du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (partie civile), après la lecture de l'arrêt.
La cour a confirmé que le Vlaams Blok est un parti prônant de manière systématique la haine et la discrimination, et elle a confirmé aussi que l'arrêt de la cour d'appel de Gand était conforme à la loi belge et aux traités internationaux, a indiqué Me Verstraeten. Pour lui, la décision de la cour de cassation est la fin d'un long combat mais aussi une grande première sur le plan juridique.
Pour le conseil, l'arrêt montre que la liberté d'expression comporte des limites à ne pas franchir: elle ne peut mener à la promotion systématique de la discrimination. Quant à la lecture politique de l'arrêt, Me Verstraeten se montre prudent. "En tant que juristes, nous avons fait ce qu'il fallait. C'est aux hommes politiques maintenant à résoudre le problème du Vlaams Blok".
Et Jos Vander Velpen, avocat de l'aile flamande de la Ligue des droits de l'homme, d'ajouter qu'un programme en 70 points comme celui du Vlaams Blok ne sera plus toléré à l'avenir.
Pour Ecolo, l'évolution du vote d'extrême droite partout en Europe montre que la Flandre n'est pas un îlot isolé, même si l'ampleur du succès du Blok y est considérable. L'ampleur de ce succès finit par avoir une influence sur les capacités du gouvernement fédéral à trouver des solutions aux problèmes vécus par l'ensemble de la population du pays, ce qui concerne tout autant les francophones que les flamands, notent les verts dans un communiqué.
D'autre part, dit encore Ecolo, les recours juridiques, pour légitimes qu'ils soient, ne manqueront pas de montrer leurs limites dans le combat contre le Blok puisque, face à ces recours, le dernier avatar de la stratégie du Blok consiste en un changement d'appellation, qui risque bien de le mettre durablement à l'abri face à d'éventuels recours ultérieurs.
Plus fondamentalement, ajoute le parti, il est temps de s'interroger sur cette stratégie du recours à l'action judiciaire, toute légitime soit-elle. N'a-t-elle pas servi un temps de paravent à l'absence de stratégie politique concertée entre partis démocratiques, la tactique limitée du cordon sanitaire n'ayant pas permis de freiner la progression électorale du parti d'extrême droite? se demandent les verts.
Ecolo, s'interroger sur le recours judiciaire
Pour Ecolo, ce dernier constat ne suffit pas pour remettre en cause la pertinence du principe du cordon sanitaire, mais il doit encourager à s'interroger sur la manière de le renforcer. En particulier, l'attitude qui consiste à empêcher le Blok d'accéder aux exécutifs à tous les niveaux de pouvoir n'a que peu d'effet sur ses résultats électoraux, à partir du moment ou pour tout le reste, le Blok est considéré, en Flandre, comme un parti fréquentable, et dont, qui plus est, certains démocrates finissent par s'inspirer des thèses dans le vain espoir d'en récupérer les voix.
Enfin, Ecolo invite tous les démocrates du pays à s'interroger sur la pertinence de la surenchère communautaire permanente qui mine les fondements de l'Etat fédéral, quant c'est la communauté des démocrates tout entière qui devrait s'unifier face aux ennemis de la liberté.
(D'après AFP et Belga)
La Cour de cassation belge a validé la condamnation pour racisme prononcée en avril dernier à l'encontre du parti flamand Vlaams Blok. Le parti ne s'avoue pas vaincu pour autant et promet de renaître de ses cendres.
Le tribunal, qui a suivi les réquisitions du ministère public, a rejeté l'ensemble des 21 arguments développés par les avocats du "Blok" dans leur recours introduit devant la plus haute juridiction belge, en estimant que la liberté de parole avait ses limites, selon la lecture de l'arrêt en néerlandais.
En avril dernier, la cour d'appel de Gand avait condamné le Vlaams Blok à des amendes en estimant que la propagande du parti, maintenu dans l'opposition par un "cordon sanitaire", était une "incitation permanente à la ségrégation et au racisme".
Pour la formation dirigée par Filip Dewinter, les faits incriminés étaient de nature politique et relevaient dès lors de la Cour d'assises et non d'une Cour d'appel.
A l'époque, la condamnation du Vlaams Blok, saluée par les mouvements anti-racistes, ne l'avait pas empêché de remporter deux mois plus tard un important succès électoral lors du scrutin régional de juin dernier, où il avait recueilli 24,2% des voix en Flandre.
La décision de la Cour de cassation ne raye pas la formation nationaliste du paysage politique flamand puisqu'un nouveau parti, "héritier" du Vlaams Blok, devrait voir le jour dès dimanche prochain sous un nouveau nom, selon Filip Dewinter.
Le parti nationaliste flamand avait déjà modifié le weekend dernier sa ligne officielle, renonçant à réclamer le "renvoi vers leur pays de larges groupes d'immigrés non-européens".
Cette politique ne serait appliquée qu'aux immigrés qui "rejettent, nient ou combattent notre culture et certaines valeurs européennes comme la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la liberté d'expression et l'égalité entre les hommes et les femmes", selon un texte rendu public durant le weekend qui continue par ailleurs à prôner l'indépendance de la Flandre.
Selon deux récents sondages, le Vlaams Blok arriverait actuellement en tête des intentions de vote dans cette région néerlandophone.
L'intéressé se dit condamné à mort
Le parti flamand Vlaams Blok, s'estime "condamné à mort" par le jugement mais promet de créer une nouvelle formation politique qui "enterrera la Belgique". "Aujourd'hui, notre parti, le Vlaams Blok, a été condamné à mort", déclare le président de la formation nationaliste, Frank Vanhecke, dans un communiqué. "En validant le verdict de la cour d'appel de Gand (nord) du 21 avril qui faisait du Vlaams Blok une organisation criminelle (...), la Cour de Cassation nous oblige à nous dissoudre", ajoute le communiqué.
Soulignant que près de 25% des électeurs flamands avaient voté pour le Vlaams Blok lors des élections régionales de juin dernier, M. Vanhecke promet de lancer dès dimanche une nouvelle formation politique. "Nous établirons un nouveau parti. Celui-ci, la Belgique ne sera pas capable de l'enterrer. C'est lui qui enterrera la Belgique", conclu M. Vanhecke, qui milite depuis 25 ans pour une république flamande indépendante.
Un signal pour les partis démocratiques
L'arrêt de la Cour de cassation est un "signal pour tous les partis démocratiques qui doivent à présent prendre leurs responsabilités sur le financement public des partis racistes", a réagit le CDH.
Les humanistes ont salué la décision de la Cour qui selon eux "consacre définitivement la condamnation du Vlaams Blok qui est ainsi reconnu publiquement comme étant un parti raciste". Cet arrêté, ajoute le CDH dans un communiqué est un "un signal fort qui doit mobiliser les démocrates du Nord comme du Sud du pays pour qu'ils adoptent les mesures législatives qui permettront la suppression de la dotation publique des partis extrémistes et liberticides".
"En effet, note le parti, la proposition de loi qui prive de financement public des partis qui auraient manifesté leur hostilité avec les droits et libertés contenus dans la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales est toujours bloquée au Sénat. Malgré l'insistance répétée du groupe cdH, elle n'a même toujours pas été mise à l'ordre du jour".
Après l'arrêt rendu mardi, le CDH appelle à la responsabilité de l'ensemble des parlementaires des partis démocratiques afin qu'ils mettent tout en oeuvre pour voter et faire appliquer la loi qui prive les partis racistes de financement avec l'argent des contribuables.
Enfin, le CDHindique qu'il a une nouvelle fois écrit au président de la Commission de l'Intérieur du Sénat Ludwig Vandenhove (sp.a) pour qu'il mette, enfin, cette proposition de loi à l'ordre du jour.
La liberté d'expression a ses limites
Par ailleurs, l'arrêt a été qualifié de "grande victoire pour la démocratie", par Me Raf Verstraeten, conseil du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (partie civile), après la lecture de l'arrêt.
La cour a confirmé que le Vlaams Blok est un parti prônant de manière systématique la haine et la discrimination, et elle a confirmé aussi que l'arrêt de la cour d'appel de Gand était conforme à la loi belge et aux traités internationaux, a indiqué Me Verstraeten. Pour lui, la décision de la cour de cassation est la fin d'un long combat mais aussi une grande première sur le plan juridique.
Pour le conseil, l'arrêt montre que la liberté d'expression comporte des limites à ne pas franchir: elle ne peut mener à la promotion systématique de la discrimination. Quant à la lecture politique de l'arrêt, Me Verstraeten se montre prudent. "En tant que juristes, nous avons fait ce qu'il fallait. C'est aux hommes politiques maintenant à résoudre le problème du Vlaams Blok".
Et Jos Vander Velpen, avocat de l'aile flamande de la Ligue des droits de l'homme, d'ajouter qu'un programme en 70 points comme celui du Vlaams Blok ne sera plus toléré à l'avenir.
Pour Ecolo, l'évolution du vote d'extrême droite partout en Europe montre que la Flandre n'est pas un îlot isolé, même si l'ampleur du succès du Blok y est considérable. L'ampleur de ce succès finit par avoir une influence sur les capacités du gouvernement fédéral à trouver des solutions aux problèmes vécus par l'ensemble de la population du pays, ce qui concerne tout autant les francophones que les flamands, notent les verts dans un communiqué.
D'autre part, dit encore Ecolo, les recours juridiques, pour légitimes qu'ils soient, ne manqueront pas de montrer leurs limites dans le combat contre le Blok puisque, face à ces recours, le dernier avatar de la stratégie du Blok consiste en un changement d'appellation, qui risque bien de le mettre durablement à l'abri face à d'éventuels recours ultérieurs.
Plus fondamentalement, ajoute le parti, il est temps de s'interroger sur cette stratégie du recours à l'action judiciaire, toute légitime soit-elle. N'a-t-elle pas servi un temps de paravent à l'absence de stratégie politique concertée entre partis démocratiques, la tactique limitée du cordon sanitaire n'ayant pas permis de freiner la progression électorale du parti d'extrême droite? se demandent les verts.
Ecolo, s'interroger sur le recours judiciaire
Pour Ecolo, ce dernier constat ne suffit pas pour remettre en cause la pertinence du principe du cordon sanitaire, mais il doit encourager à s'interroger sur la manière de le renforcer. En particulier, l'attitude qui consiste à empêcher le Blok d'accéder aux exécutifs à tous les niveaux de pouvoir n'a que peu d'effet sur ses résultats électoraux, à partir du moment ou pour tout le reste, le Blok est considéré, en Flandre, comme un parti fréquentable, et dont, qui plus est, certains démocrates finissent par s'inspirer des thèses dans le vain espoir d'en récupérer les voix.
Enfin, Ecolo invite tous les démocrates du pays à s'interroger sur la pertinence de la surenchère communautaire permanente qui mine les fondements de l'Etat fédéral, quant c'est la communauté des démocrates tout entière qui devrait s'unifier face aux ennemis de la liberté.
(D'après AFP et Belga)


Puff... ma un articolo più breve ed in italiano non si trova?? Comunque, se fosse vero, sarebbe gravissimo!![]()
Riaffiorano i ricordi degli anni di passione
ritorna il vecchio sogno per la rivoluzione.
Racconti senza fine di gente che ha pagato
non puoi mollare adesso la lotta a questo stato.
La rivoluzione è come il vento, la rivoluzione è come il vento.


ma sai che manco me n'ero accorta che fosse così lungo, credo si sia fatta automaticamente il copia-incolla anche della pagina successiva, mentre intendevo postare solo una pagina...scusaIn origine postato da Fenris
Puff... ma un articolo più breve ed in italiano non si trova?? Comunque, se fosse vero, sarebbe gravissimo!![]()
![]()
http://www.lesoir.be/rubriques/belg/...8_271826.shtml
ho guardato ma non ne trovo ancora
E' un atto senza precedenti, di una gravità assoluta
Di fronte all'incapacità politica di arginare un partito in continua crescita di consenso, si ricorre all'inquisizione di Stato
Maledetti figli di puttana, maledetta genia di ''democratici'' del cazzo!!!


Un partito che ha circa il 25% nelle Fiandre se non ricordo male, giusto?In origine postato da Paul Atreides
E' un atto senza precedenti, di una gravità assoluta
Di fronte all'incapacità politica di arginare un partito in continua crescita di consenso, si ricorre all'inquisizione di Stato
Maledetti figli di puttana, maledetta genia di ''democratici'' del cazzo!!!
Riaffiorano i ricordi degli anni di passione
ritorna il vecchio sogno per la rivoluzione.
Racconti senza fine di gente che ha pagato
non puoi mollare adesso la lotta a questo stato.
La rivoluzione è come il vento, la rivoluzione è come il vento.


Non preoccuparti Pensy, grazie mille lo stesso.In origine postato da pensiero
ma sai che manco me n'ero accorta che fosse così lungo, credo si sia fatta automaticamente il copia-incolla anche della pagina successiva, mentre intendevo postare solo una pagina...scusa![]()
http://www.lesoir.be/rubriques/belg/...8_271826.shtml
ho guardato ma non ne trovo ancora![]()
Riaffiorano i ricordi degli anni di passione
ritorna il vecchio sogno per la rivoluzione.
Racconti senza fine di gente che ha pagato
non puoi mollare adesso la lotta a questo stato.
La rivoluzione è come il vento, la rivoluzione è come il vento.
GiustissimoIn origine postato da Fenris
Un partito che ha circa il 25% nelle Fiandre se non ricordo male, giusto?
Questa è una decisione davvero allucinante...


Credo che ci toccherà aspettarci lo stesso se AS (o anche la Lega Nord) cresceranno più di quanto lor signori vogliano consentire...In origine postato da Paul Atreides
Giustissimo
Questa è una decisione davvero allucinante...
Riaffiorano i ricordi degli anni di passione
ritorna il vecchio sogno per la rivoluzione.
Racconti senza fine di gente che ha pagato
non puoi mollare adesso la lotta a questo stato.
La rivoluzione è come il vento, la rivoluzione è come il vento.


si, allucinantemente schifoso!In origine postato da Paul Atreides
Giustissimo
Questa è una decisione davvero allucinante...
comunque qualcosa in italiano c'è, camerati al:
http://www.leganordvittuone.org/download/VB.html
(turandosi il naso per le utlime righe contro il tricolore)