Salude. Je n’ai encore eu le plaisir d’intervenir dans ce forum.
Je veux lancer le débat sur les perspectives de l’intégration européenne à partire d’une synthèse brutale que je vous propose. C’est une esageration des enjeux mais donne le sens originaire, peux identifier le «pêché originel» qui empêche à l’Union européenne de devenir vraiment une Europe des peuples, une Europe démocratique.
1 L’Europe est naît pour l’intérêt français de mettre et maintenir sous tutelle militaire l’Allemande. L’Allemagne sortie de la deuxième guerre mondiale l’avait comme choix obligatoire.
2 La France frustrée gagne une prudente sécurité : ça suffit. Et pourtant refuse l’intégration politique (CED), mais prend tous les autres avantages : mutuelisation du franc en marc européen (euro) et la supérieure contribution allemande pour son politique agricole commune.
L’Allemagne gagne la prospérité économique et la paix.
3 La chute du rideau de fer, porte à la panne du moteur franco-allemande.
L’Allemagne a tous ce qu’elle veule, ne peux avoir rien en plus, est indépendante, réunifié, souveraine, démocratique, mais relance quand même l’idée d’une "UE à l’allemande" (vote pondéré à la population, institutions fédérales).
La France peut seulement perdre la politique agricole commune et son pouvoir centralisé à favoriser ses régions dans une hypothétique évolution semi-fédérale ou fédérale de l’Union.
4 En reflex du 1989, (chute le rideau de fer, et l’implosion de l’Urss), nous avons le changement de paradigme dans les tendances de l’intégration européenne, la célèbre révolution copernicienne. Dans la période successive, on peut parler d’une perte et d’un successif renouvellement de repères et de l’apparition de nouvelles défies et de nouveaux (dés)équilibres en Europe.
Restent ouvertes toutes questions d’identité politique, de définition physique d’encadrement globale de l’Union.
J’espère que parmi vous il y aura quelqu'un qui veuille commenter le message.
Prenez comme donnée mes affirmations suivantes, acceptées, sans devoir les justifier. J’admets par avance d’avoir fait une simplification extrêmisé, pour manque de temps car je n’ai pas l’envie d’écrire plus. Ce qui m’intéresse est de connaître vos avis sur le développement de la situation que je vous propose. Et en particulier vos considérations face à la Stratégie de Lisbonne du conseil européenne extraordinaire du 23 et 24 mars 2000.
Merci
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Le premier repère à être bouleversé est le repère géographique : la limite obligée du rideau de fer a disparu. Le système solide et bien structuré (hiérarchisé) de l’Alliance Atlantique est mise en doute. Les Américains ne veulent plus s’engager dans la défense européenne; et l’Europe n’accepte plus d’être soumis politiquement aux EU.
Du point de vue économique est remis en cause le model européen d’Etat social. Du point de vue institutionnel l’intégration politique est enlevée aux institutions du fédéralisme technocratique pour une croissance de la méthode intergouvernementale.
L’apparition de nouveaux défies : politique, identitaire, mais surtout la défie mondialiste. Celle de la mondialisation (globalisation) est une défie économique et défie stratégique. Dans ce contexte doit être colloqué la «stratégie» présenté par le Conseil européen de Lisbonne.
Une relance optimiste certainement nécessaire mais presque visionnaire et pour une bonne partie propagandiste. Elle naît d’une profonde inquiétude des européens. L’idée que l’Europe est vulnérable, profondément vulnérable dans la recherche, l’innovation, l’éducation… Enfin, qu’elle n’a pas les moyens de se tenir aux premiers rangs des puissances mondiales.
Le triomphalisme de l’annonce et la relance de Lisbonne, masque l’inquiétude européenne, l’incertitude profonde de la perte des vieux repères et la manque des nouveaux aux-quels s’appuyer.




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