da "Le Figaro" di oggi



Air France : trafic toujours perturbé à Orly

Les agents de piste d'Air France à Orly ont décidé en assemblée générale de reconduire la grève jusqu'à lundi matin, en procédant à un «débrayage d'une durée de 3h20» en fin de service aujourd'hui.
(Avec AFP.)
[20 février 2005]
Les agents de piste ont déclenché une grève spontanée par solidarité avec un de leur collègue mis à pied par la direction d'Air France après la mort accidentelle d'une hôtesse de l'air.
(Photo AFP.)



«Une assez large majorité de salariés a voté un débrayage de 3h20 en fin de service. Ca ne veut pas dire que tout le monde suivra», a déclaré un syndicaliste de Sud-Aérien, selon lequel l'assemblée générale a été «assez houleuse».

Selon Sud, l'autre option proposée était de faire comme les équipes du matin, à savoir une suspension du mouvement pour reprendre lundi.

Une nouvelle assemblée générale est prévue lundi matin, au cours de laquelle les agents de pistes décideront des suites du mouvement.

Les agents de piste ont déclenché une grève spontanée par solidarité avec un de leur collègue mis à pied par la direction d'Air France après la mort accidentelle d'une hôtesse de l'air.

Les syndicats demandent le retrait de cette sanction, qui désigne à leurs yeux un «lampiste» alors que l'enquête judiciaire, menée par la gendarmerie des transports aériens, n'est pas terminée.

«Mensonges éhontés» du PDG, selon Sud


Samedi, le PDG de la compagnie Jean-Cyril Spinetta avait rappelé les résultats d'une enquête interne d'Air France selon laquelle il y a eu des «manquements graves» de la part de l'agent qui a retiré l'escalier, faisant chuter l'hôtesse.

M. Spinetta a également évoqué le «dossier disciplinaire» de l'agent de piste «qui comportait déjà des manquements graves».

Sud-Aérien a dénoncé les «mensonges éhontés» du PDG, «sans la moindre preuve», et envisage de déposer lundi une plainte en diffamation.

Sud a déclaré avoir recueilli des témoignages sur les circonstances de l'accident et affirme que «certains témoins ont fait des déclarations totalement contradictoires, par exemple sur l'endroit exact où se trouvait l'hôtesse lors de la chute».

«Dès lors, plusieurs hypothèses expliquant l'accident sont plausibles tant que les preuves contraires ne sont pas fournies», poursuit Sud.

«Les salariés sont très choqués par les déclarations de Jean-Cyril Spinetta» le PDG d'Air France, a rapporté de son côté Jérémy Pastor, délégué syndical CGT, à l'issue de l'assemblée générale.

Le Commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, a fustigé, dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, les «débordements en rien conformes à l'esprit de la future Constitution européenne».