Manca Jospin, ora resta da capire chi sarà il vero avversario del PS alle presidenziali dell'anno prossimo, sono in molti a pensare che potrebbe essere Le Pen.

Le Parti socialiste a enregistré les candidatures de Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius pour la présidentielle de 2007, donnant le coup d'envoi de plus d'un mois de campagne interne.
Réunis en conseil national à la Mutualité, à Paris, les 305 membres du parlement du PS ont recueilli les vœux des candidats en lice, qui seront départagés le mois prochain par un vote des militants. Lors de leur intervention à la tribune, les trois ténors n'ont épargné ni la droite ni, à mots plus couverts, leurs adversaires à l'investiture.
Premier à s'exprimer, Dominique Strauss-Kahn s'est posé en «homme du renouveau», dont le «seul objectif» est de «battre la droite, la mettre hors du pouvoir». Alors que Ségolène Royal mène d'une large tête dans les sondages, l'ancien ministre a invité ses camarades à ne pas se replier «sur des certitudes acquises à l'avance». Les trois candidats sont «capables de conduire le pays, mais pas obligatoirement en mettant l'accent de la même manière sur les mêmes moyens», a-t-il souligné. Ils sont «capables de battre la droite mais pas obligatoirement d'avoir la même manière d'affronter le choc» face à Nicolas Sarkozy, probable candidat de l'UMP.
A l’issue du conseil, Dominique Strauss-Kahn a d’ailleurs exprimé son scepticisme sur la campagne de sa rivale, disant «ne pas croire» à l'efficacité «des formules attrape-tout» pour rassembler durablement.
Ségolène Royal, qui s'exprimait pour la première fois devant le conseil national depuis le lancement de sa campagne également mis en garde contre les divisions. «Je voudrais saluer les deux autres candidats, Dominique et Laurent, et avoir un geste sincère de respect pour Jack et Lionel», a-t-elle dit à l'adresse de Jack Lang et Lionel Jospin, qui ont renoncé à briguer l'investiture. La présidente de la région Poitou-Charentes s'est projetée dans l'avenir en prônant une campagne «de simplicité, d'efficacité», capable de «mettre fin à l'insupportable écart entre les discours et les actes qui sape la confiance dans la politique». «Et d'abord pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple : le siège de la campagne sera le siège du Parti socialiste», a-t-elle lancé sous les applaudissements.
Laurent Fabius, le plus en retard dans les sondages, a fermement demandé à François Hollande, premier secrétaire du PS mais aussi compagnon de Ségolène Royal, de faire régner l'impartialité. Les débats «indispensables» ne sont pas «une épreuve» mais «une nécessité démocratique et une tradition du PS», a souligné l'ancien premier ministre. Laurent Fabius a mis en garde contre ceux qui veulent faire le jeu de Nicolas Sarkozy, qui «court après l'extrême droite».
«Il ne faut pas que nous-mêmes nous courions après l'extrême droite», a-t-il lancé à ceux qui «disent ou pensent, comme c'est Sarkozy, adaptons-nous». Une pique lancée à Ségolène Royal, qui s'est souvent exprimée sur des sujets chers au ministre de l'Intérieur comme la sécurité ou l'immigration.


Lorenzo
Miles Insulae