E dopo El Pais e El Mundo, ecco i nostri malmessi cugini di oltralpe analizzare la "novità" del PD. Per concluderne che non si capisce cosa sia, tranne che gli piace un sacco l'America, e con una intervista emblematica a Marco Follini, tra tanti possibili dirigenti, che si affanna a spiegarci come "solo il Partito democratico può ricoprire il ruolo di nuova Democrazia cristiana"
Ma la frase più interessante dell’articolo su Le Monde è questa: «Le positionnement du nouveau parti, né à l'automne 2007 de la fusion des Démocrates de gauche (ex-PCI) et de la Marguerite (d'inspiration démocrate-chrétienne), n'est pas simple à expliquer. En titrant "Je ne suis pas de gauche" (sic) un entretien avec M. Veltroni, le quotidien espagnol El Pais a suscité un certain embarras au Parti démocrate. Le réformisme, tel que le revendique le PD, serait à chercher du côté des démocrates américains. "De Roosevelt à Clinton", aime à préciser M. Veltroni.»
Le Parti démocrate de Walter Veltroni tente de gagner les élections en rompant avec la gauche
Le Monde Mis à jour le 08.04.08 |
ISCHIA (CAMPANIE) ENVOYÉ SPECIAL
En "voileux" passionné, Massimo D'Alema n'a que mépris pour les bateaux à moteur. Si le ministre italien des affaires étrangères a pris une vedette, samedi 5 avril entre Naples et Ischia, c'est uniquement pour aller porter la bonne parole du Parti démocrate (PD, centre-gauche) aux électeurs insulaires avant les élections législatives des 13-14 avril. "La campagne électorale n'a pas encore donné son verdict, leur a expliqué l'ancien président du Conseil. Les indécis doivent comprendre que ce grand parti n'est pas né pour combattre la droite, mais pour affronter positivement les problèmes du pays."
Compagnon de route de Walter Veltroni depuis leurs débuts au Parti communiste italien (PCI) dans les années 1970, Massimo D'Alema est souvent présenté comme le rival de l'ancien maire de Rome, aujourd'hui candidat au poste de président du Conseil. Nul signe de mutinerie pourtant dans les entretiens qu'il accorde sur le chemin d'Ischia : "Walter Veltroni fait une campagne brillante et généreuse", juge-t-il, persuadé que la remontée du Parti démocrate se poursuivra jusqu'à l'isoloir.
"DIFFÉRENCIATION DES RÔLES"
Selon les derniers sondages autorisés, le PD avait cinq à sept points de retard sur le Peuple de la liberté (PDL, droite), la nouvelle formation de Silvio Berlusconi. En raison du mode de scrutin, l'avance de la droite au Sénat est beaucoup plus faible. "Cela ressemblera à un tirage du Loto", résume M. D'Alema, qui ne conteste pas le cap choisi par le leader du centre-gauche. M. Veltroni a amorcé une simplification du paysage politique en allant aux élections sans les communistes et les Verts, alliés encombrants du gouvernement sortant de Romano Prodi, que M. D'Alema appelle "la gauche idéologique".
Le positionnement du nouveau parti, né à l'automne 2007 de la fusion des Démocrates de gauche (ex-PCI) et de la Marguerite (d'inspiration démocrate-chrétienne), n'est pas simple à expliquer. En titrant "Je ne suis pas de gauche" un entretien avec M. Veltroni, le quotidien espagnol El Pais a suscité un certain embarras au Parti démocrate. Le réformisme, tel que le revendique le PD, serait à chercher du côté des démocrates américains. "De Roosevelt à Clinton", aime à préciser M. Veltroni. Dès 1999, M. D'Alema avait accueilli à Florence le président Bill Clinton pour un sommet sur le "progressisme au XXIe siècle", dont il avait eu l'initiative avec Tony Blair et le chancelier allemand Gerhard Schröder, et auquel Lionel Jospin, alors premier ministre, s'était aussi rendu.
"L'objectif d'un centre-gauche libéré du conditionnement idéologique est d'introduire de forts éléments de libéralisation dans la société sans déchirer la cohésion sociale", souligne M. D'Alema. Pour autant, cet ancien dirigeant du PCI réfute l'idée d'une rupture avec ses anciens amis : "C'est une différentiation des rôles, pas une fracture, entre une gauche qui a vocation à gouverner et l'autre pas." Il précise : "Nous maintenons d'ailleurs nos rapports au niveau local."
Le Parti démocrate a noué avec l'Italie des valeurs d'Antonio Di Pietro, l'ex-magistrat vedette de l'opération "Mains propres", et avec les laïcs du Parti radical des accords limités qui lui ont permis d'imposer un programme simple, en douze points. En mettant fin à la saison des coalitions hétérogènes, le Parti démocrate a obligé M. Berlusconi à réduire aussi ses alliances. M. D'Alema estime que "cette grande opération écologique" visant à éliminer les petites formations apportera la stabilité politique dont manque l'Italie.
Afin que le pays retrouve "l'équilibre perdu dans une série d'alternances névrotiques", Marco Follini, un transfuge centriste, ex-ministre de M. Berlusconi devenu vice-secrétaire du PD, estime que "seul le Parti démocrate peut remplir le rôle de nouvelle Démocratie chrétienne". La solidité de l'édifice dépendra du résultat obtenu le 14 avril. Un score inférieur à 35 % serait considéré comme un échec de la stratégie de M. Veltroni, estiment les observateurs. Son leadership ne serait peut-être pas remis en question, mais à bien interpréter les critiques discrètement apparues dans ses rangs au cours de la campagne, le PD pourrait voir naître des courants.
Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 08.04.08
http://www.perlarosanelpugno.it/view...7aad80b#p21979




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