Roms: Bruxelles donne son feu vert à la France
LEMONDE.FR avec AFP | 29.07.10 | 14h21 • Mis à jour le 29.07.10 | 14h59
La Commission européenne a donné jeudi 29 juillet son assentiment à la décision du gouvernement français d'intensifier sa politique de démantèlement des camps illégaux de Roms et d'expulsion des délinquants vers la Roumanie et la Bulgarie.

"Les lois européennes sur la libre circulation des citoyens européens donnent le droit aux Etats membres (de l'UE) de contrôler leur territoire et de lutter contre la criminalité", a souligné le porte-parole de Viviane Reding, commissaire en charge de la justice et des droits fondamentaux des citoyens.
"Il faut regarder au cas par cas pour les expulsions en cas de problème avec des individus", a-t-il ajouté. "Il faut tenir compte des antécédents, des charges pesant contre cette personne, de la durée de son séjour, de ses liens avec le pays", a-t-il précisé. "Mais c'est à l'Etat de décider", a-t-il insisté.

Les autorités françaises ont décidé mercredi de durcir leur politique à l'égard les Roms à l'issue d'une réunion de crise convoquée par le président Nicolas Sarkozy pour examiner les "problèmes que pose le comportement de certains" parmi les Roms et les "gens du voyage".

Bruxelles n'a pas trouvé à redire. Mme Reding s'était pourtant montrée très sévère en avril avant un sommet européen sur les Roms. "Il est inacceptable que cette minorité ethnique subisse des discriminations", s'était-elle alors insurgée.

Les lois européennes interdisent en effet les discriminations fondées sur la race. Des procédures judiciaires sont toujours pendantes contre douze Etats de l'UE --Belgique, République Tchèque, Allemagne, Irlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Suède, Slovénie et Royaume-Uni-- pour non transposition de ces lois.