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"Une menace" : qui sont les Frères musulmans, cette confrérie islamiste ciblée par le gouvernement
Un rapport sur les Frères musulmans, commandé par le gouvernement, pointe une "menace pour la cohésion nationale" avec le développement d'un islamisme "par le bas".
C’est un rapport, commandé par le gouvernement, qui rentre au cœur des préoccupations de l’exécutif, jusqu’à l’Élysée. Ce mercredi 21 mai 2025, Emmanuel Macron a tenu un Conseil de défense pour examiner un rapport sur les Frères musulmans qu’actu.fr a pu consulter.
Concrètement, le texte estime que la mouvance est une « menace pour la cohésion nationale », avec le développement d’un islamisme « par le bas ». Pour l’Elysée, le rapport « établit très clairement le caractère antirépublicain et subversif des Frères musulmans ».
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C’est quoi les Frères musulmans ?
Le mouvement des Frères musulmans, né en 1928 en Égypte, a pour projet politique un islam politique conservateur. À l’origine, cette organisation avait deux objectifs : se débarrasser de l’occupation britannique en Égypte et prendre le pouvoir pour implanter des valeurs islamiques.
Dès 1948, l’organisation est interdite. Le fondateur du mouvement sunnite, le cheikh Hassan Al-Banna, est assassiné en 1949, moment où les Frères musulmans déploient une branche armée clandestine. En 1954, elle est dissoute.
En 1984, le dictateur Hosni Moubarak reconnaît (de nouveau) l’existence politique des Frères musulmans. Une organisation qui va prendre de l’ampleur dans le pays.
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Et depuis les années 2010 ?
Après les révolutions arabes, en 2012, Mohamed Morsi, président du Parti de la liberté et de la justice, une formation issue des Frères musulmans, est élu président de l’Égypte. Un gouvernement qui ne durera pas, car destitué le 3 juillet 2013 par un coup d’État.
Au cours des décennies, les Frères musulmans se sont développés à l’international avec l’apparition dans plusieurs pays du golfe. Par ailleurs, peut-on lire dans le rapport, c’est la présence des Frères musulmans en Palestine qui a donné naissance au Hamas en 1987.
Si le mouvement des Frères Musulmans est international, il n’est pas structuré en tant qu’organisation et chaque entité nationale suit ses objectifs. Il a été interdit dans plusieurs pays, comme l’Arabie saoudite, l’Égypte et récemment la Jordanie. En Europe, l’Autriche considère la confrérie comme une organisation terroriste.
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Et en France, concrètement ?
Dans l’Hexagone, c’est l’association Musulmans de France qui « est identifiée comme la branche nationale des Frères musulmans en France », souligne le rapport. Elle a succédé en 2017 à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF).
Le texte évalue à 139 le nombre de lieux de culte affiliés à Musulmans de France, avec en plus « 68 considérés comme proches de la fédération, répartis sur 55 départements ».
Cela représente « 7 % des 2 800 lieux de culte musulman répertoriés » en France, avec une fréquentation moyenne de « 91 000 fidèles le vendredi » (même si « un fidèle fréquentant une mosquée de la mouvance n’est pas, loin s’en faut, membre », note le rapport).
Le texte souligne aussi combien les Frères musulmans, « en perte d’influence » dans le monde arabo-musulman, « concentrent leur action sur l’Europe ».
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Ce que dit le rapport
Le rapport décrit le secteur éducatif comme une « priorité de la branche française » des Frères musulmans et s’inquiète d’une « rigorisation de la pratique religieuse », avec une « explosion du nombre de jeunes filles portant une abaya et l’augmentation massive et visible de petites filles portant le voile ». Un phénomène touchant des filles « parfois [âgées de] 5-6 ans ».
La réalité de cette menace, même si elle repose sur une temporalité longue et ne recourt pas à l'action violente, fait peser le risque d'une atteinte au tissu associatif et aux institutions républicaines (...) et plus largement à la cohésion nationale.
Rapport sur les Frères musulmans
En France, la mouvance « est établie sur une structuration solide mais l’islamisme politique se diffuse d’abord au plan local », souligne en effet le rapport intitulé « Frères musulmans et islamisme politique en France », qui voit dans la diffusion de cet islamisme « par le bas » une « menace à court/moyen terme ».
Le rapport réalisé par deux hauts fonctionnaires souligne le « caractère subversif du projet porté par les Frères musulmans », qui vise « à œuvrer au long cours en vue d’obtenir progressivement des modifications des règles locales ou nationales », notamment celles concernant la laïcité et l’égalité femmes/hommes.
Il s’agit « non pas de s’enclaver comme le fait de séparatisme » mais au contraire « de dissimulation » pour aller « à la conquête des antennes de pouvoir, notamment les municipalités », souligne-t-on à l’Élysée.
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Un « islamisme à bas bruit » pour Bruno Retailleau
Dénonçant l’« entrisme » de Frères musulmans, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’était inquiété dans la journée d’un « islamisme à bas bruit » dont « l’objectif ultime est de faire basculer toute la société française dans la charia ».
Mais selon le rapport, « aucun document récent ne démontre la volonté de Musulmans de France d’établir un État islamique en France ou d’y faire appliquer la charia ».
En revanche, parmi les effets possibles de cette stratégie, le développement de « réseaux œuvrant au repli communautaire, allant jusqu’à la constitution d’écosystèmes islamistes », ajoutent les auteurs.
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Quelles solutions ?
Pour les auteurs, « une action de terrain résolue et de longue haleine semble nécessaire » face à ce phénomène. Ils évoquent « une sensibilisation de l’opinion publique » accompagnée d’« un discours laïque renouvelé » et de « signaux forts et positifs à destination de la communauté musulmane ».
Parmi ces signaux, ils évoquent « la réglementation funéraire » pour faciliter les carrés confessionnels, « l’apprentissage de l’arabe » à l’école qui « gagnerait à être remis sur le métier » et « la position française sur le conflit israélo-palestinien ».
« Compte tenu de l’importance du sujet et de la gravité des faits établis », à l’issue du Conseil de défense, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement des nouvelles mesures pour le début du mois de juin, fait-on savoir du côté de l’Élysée.
Avec AFP.
https://actu.fr/societe/une-menace-q..._62669634.html


eh ormai...il giochetto semipresidenziale di dare la colpa al """governo""" francese è alla frutta. Ci spieghino come procede la vigilanza sull'Italia
https://www.ilfattoquotidiano.it/202...renza/6832093/
la guerra in Libia? Ne è valsa la pena?


e intanto il governo vuole vietare il velo per le minori di 15 anni





