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    Predefinito 17 - 150° dell'Italia visto dall'estero

    si tratta di un artcolo scovato su radici, un mensile dedicato all'emigrazione italiana in Francia, con un'intervista in francese della professoressa di storia contemporanea all'università di Parigi Creteil Catherine Brice

    Monarchie et identité nationale en Italie. Entretien avec Catherine Brice

    propos recueillis par Philippe Foro

    Catherine Brice est professeure d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Est Créteil. Ancienne Directrice des Études pour l’Histoire moderne et contemporaine à l’École française de Rome, elle est l’auteure de Histoire de l’Italie dans la collection Tempus chez Perrin en 2003, ainsi que de Histoire de Rome et des Romains de Napoléon Ier à nos jours chez Perrin en 2007. Elle a également participé au livre collectif sur Rome publié chez Mazenod en 1999. Son dernier ouvrage est consacré à Monarchie et identité nationale en Italie (1861-1900) aux éditions de l’EHESS.

    Estimez-vous que la monarchie italienne a été la grande oubliée des études sur le Risorgimento et l’Unité ?
    Il me semble que si le rôle joué par la Maison de Savoie, et en particulier par Victor-Emmanuel II dans l’aventure du Risorgimento, tant militaire que diplomatique, a été depuis longtemps bien étudié - faisant d’ailleurs l’objet d’interprétations controversées - sa place dans le processus de construction nationale, une fois l’Unité accomplie, a souvent été sous-estimée. En effet, en mars 1861, lorsque le jeune Royaume se constitue, les problèmes restent lourds. Les catholiques restent extérieurs au processus - et lui sont en général hostiles dans la mesure où les intérêts de Pie IX peuvent être menacés -, le Sud, à peine rattaché après l’entreprise de Garibaldi en Sicile et dans le Royaume des Deux-Siciles, bascule dans la rébellion. Enfin, la place des populations dans le mouvement apparaît faible, l’Unité s’étant faite « par le haut ». Or, s’il y a bien un point de convergence possible - à l’exception des catholiques, on y reviendra - c’est dans l’institution monarchique. D’abord, car c’est sans doute la forme politique la plus familière à l’ensemble des Italiens. Que ce soit avec les Bourbons, les Habsbourg Lorraine ou les autres familles régnantes, ce sont des monarques qui règnent sur la péninsule. Politiquement, le Statuto permet aux souverains, s’ils le veulent, de mener une action « au-dessus des partis », leur permettant de s’abstraire des querelles partisanes, tout en conservant des prérogatives non négligeables (guerre, armée, politique étrangère…) Par ailleurs, la « personnalisation » du régime est aussi un procédé commode pour faire passer, dans les populations, souvent illettrées et peu intéressées par la « haute » politique, l’idée de l’unification. Ainsi, dans le délicat processus de « faire les Italiens », la monarchie, l’institution monarchique comme les représentants de la Maison royale, constituait un atout auquel nombre d’anciens républicains - comme Francisco Crispi - s’étaient en définitive ralliés. Pourtant, l’action de la monarchie entre 1861 et 1900, date à laquelle Humbert Ier fut assassiné, a été peu étudiée, ou bien présentée comme sans intérêt et sans impact. Ce qui me semble erroné.

    Lors de l’installation à Rome après le 20 septembre 1870, le sentiment prévaut que la Maison de Savoie est quelque peu écrasée par le passé prestigieux de l’Empire romain et de la papauté. Est-ce exact ?
    Oui, et c’est bien l’avis de Crispi qui pense que cette petite maison princière manque singulièrement d’envergure face au passé prestigieux de l’Urbe et aux périodes éclatantes de l’Antiquité ou de la Renaissance. Mais il ne faut pas non plus oublier qu’à cette période, l’Antiquité ne constitue pas un « horizon de référence » aussi fort que plus tard, sous le fascisme, lorsque Mussolini construira le mythe de la romanité. Au XIXe siècle, et en cela fidèle à l’esprit du romantisme, c’est plutôt le Moyen Âge, voire la Renaissance, qui est privilégié comme le moment des « racines » italiennes justifiant l’existence d’un État-nation italien. On en jugera par les thèmes de la peinture de Hayez - Pierre L’Ermite à la première croisade, les Vêpres siciliennes… - ou le succès du 500e anniversaire de Dante, en 1865. Mais c’est surtout la culture italienne qui est célébrée alors, davantage que l’organisation politique de la péninsule. En effet, si l’Italie des communes reste appréciée, l’Italie des princes, des condottieri, des « guerres d’Italie », n’apparaît pas comme un modèle fort - plutôt un repoussoir. Et pour le cas strictement romain, l’écart est encore plus grand entre une culture de la Renaissance appréciée et un État pontifical décrié par les anticléricaux. Face à cela, la Maison de Savoie tenta de mettre en avant son « italianité » - une Maison régnante italienne depuis sa naissance, au Moyen Âge - et la pratique constitutionnelle, la monarchie parlementaire, dont le fonctionnement fut scrupuleusement respecté par Humbert Ier, qui se présentait en contre-modèle de la tyrannie médiévale ou renaissante. Ainsi fut en partie compensé cet obstacle initial à l’installation des Savoie dans Rome. On pourrait aussi préciser que, pour ce qui concerne la réalisation de Rome capitale, et les jugements parfois fort durs portés sur cette nouvelle capitale, « indigne de son glorieux passé » le rôle de la Maison régnante fut très faible. Les décisions en matière d’urbanisme et d’architecture appartenaient à la mairie de Rome, au gouvernement et beaucoup à la spéculation privée.

    Les relations délicates avec l’Église ont-elles été un obstacle au sentiment d’attachement à la Maison de Savoie ?
    Très certainement, l’opposition de l’Église à la politique italienne qui se concrétise par le non expedit, c’est-à-dire l’interdiction faite aux catholiques italiens de participer aux élections politiques, et, après le 20 septembre 1870, le refus du Vatican de ratifier le traité des Garanties, et de reconnaître l’État italien, a rendu difficile l’intégration des catholiques. Et l’anticléricalisme marqué d’une partie de la classe dirigeante italienne ne contribua pas à aplanir les obstacles… Pour autant, on s’aperçoit que cette conflictualité semble moins forte à l’égard de la Maison de Savoie. C’est particulièrement visible lors des décès de Victor-Emmanuel II en 1878 et d’Humbert Ier en 1900. Les populations locales, dans de très nombreuses villes et villages italiens, réclament un service religieux en l’honneur du souverain défunt et contraignent souvent les autorités ecclésiastiques à obtempérer, malgré les instructions de la Secrétairerie d’État. Il faut donc sans doute faire la part des choses entre la « haute politique », qui ne se réglera qu’avec les accords du Latran en 1929, et le sentiment des populations catholiques à l’égard des souverains.

  2. #2
    direttamente dall'Inferno
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    Predefinito Rif: 150° dell'Italia

    una traduzione in italiano sarebbe cosa gradita

  3. #3
    Monarchico da sempre !
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    Predefinito Rif: 150° dell'Italia

    Citazione Originariamente Scritto da Eric Draven Visualizza Messaggio
    una traduzione in italiano sarebbe cosa gradita

    ...anche un riassuntino andrebbe bene !

    grazie

  4. #4
    un gnocco contro il mondo
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    Predefinito Rif: 17 - 150° dell'Italia visto dall'estero

    Un'analisi di eccezionale valore, perchè l'onestà ed il rispetto per la realtà di fatti e situazioni della Storia italiana si schiantano come macigni catapultati, da uno studioso straniero per maggior vergogna dei cantastorie nostrani, sulla viltà di questa repubblica verminosa e sui musi (che solo gli uomini hanno faccia) del presidente e dei suoi prezzolatissimi tirapiedi, che solo sono artisti del pennarello al bianchetto per falsare e alterare persino le scritte sulle tombe dei morti.
    Si, perchè aveva la dignità di una pietra tombale la fotografia con la Bandiera, spudoratamente ritoccata dai repubblicani, che il Combattente Miotto alzò per celebrare il IV Novembre scorso, pochi giorni prima di cadere sul campo del dovere.

    Candido, mi unisco alla preghiera di Eric Draven e di Conterio per chiederTi di postare una traduzione dell'intervista. Per favore.
    .

    "... c'erano i cervelli che coordinavano il lavoro e definivano la politica secondo la quale si rendeva necessario che questo frammento del passato venisse conservato, quello falsificato, quell'altro ancora cancellato dall'esistenza." G. Orwell

  5. #5
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    Predefinito Rif: 17 - 150° dell'Italia visto dall'estero

    Catherine Brice è professoressa di storia contemporanea all'università di Parigi est Créteil scrittrice di diverse opere l'ultima della quale è dedicata alla monarchia e l'identità nazionale in Italia nrl periodo 1861-1900

    Crede che la monarchia sia stata la grande dimenticata negli studi del Risorgimento italiano?
    Mi sembra che se da una parte il ruolo della Casa Savoia e in particolare di Vittorio Emanuele II siano stati ben studiati nell'avventura del Risorgimento, sia dal punto di vista diplomatico che militare dall'altra parte il suo ruolo dopo l'unità d'Italia è stato sottovalutato

    In effetti nel marzo 1861, quando nasce il nuovo regno i problemi restano pesanti. I cattolici restano esclusi dal processo di unità e sono generalmente ostili ad esso nella misura in cui possano essere minacciati gli intereessi del papa Pio IX
    Il Sud, appena unito dopo l'impresa di Garibaldi entra in ribellione

    Per finire il ruolo della popolazione nel movimento appare debole, l'unità fu fatta dall'alto

    L'unico punto di convergenza possibile, tranne che per i cattolici seguaci del Papa, fu l'istituzione monarchica
    Innanzittuto essa era la forma di governo che gli italiani trovavano piu' familiare, sia che essi siano stati governati da Asburgo o da Borboni o da Lorena, a regnare sulla penisola furono dei monarchi. Politicamente, lo Statuto permette ai sovrani, se lo vogliono di avere un ruolo al di sopra delle parti, permettendogli di restare estranei alle dispute di una parte o dell'altra pur riservandosi delle prerogative importanti (il controllo di guerra, esercito, politica estera...).
    La personificazione del regime fu anche un modo per fare accettare alla popolazione spesso incolta e poco interessata alla politica l'idea di unificazione.
    Nel delicato processo di "fare gli italiani" la monarchia, l'istituto monarchico rappresentato dai membri della Casa Reale costituirono un arma importante anche per molti antichi repubblicani che poi aderirono alla monarchia, come Francesco Crispi .
    Eppure l'azione della monarchia tra il 1861 e il 1900 quando fu assassinato Umberto I è stata poco studiata oppure è stata presentata come senza interesse e senza impatto. Cosa che mi sembra sbagliata.

    Quando dopo il 20 settembre 1870 essi si stabiliscano a Roma vi è il sentimento che i Savoia subissero il peso schiacciante del glorioso passato imperiale Romano e al papato, è corretto?

    Si questa era l'idea di Crispi che pensava che questa piccola casa principesca mancava in modo singolare di prestigio davanti a un passato cosi' prestigioso dell'Urbe a dei periodi gloriosi dell'antichità e del Rinascimento ma non bisogna dimenticare che a quell'epoca l'antichità non rappresentava un unto di riferimento cosa che poi avvenne molto piu' tardi durante il fascismo, quando Mussolini creo' il mito della romanità
    Nel XIX secolo e in coerenza con lo spirito romantico, il vero punto di riferimento erano piuttosto il medioevo e il rinascimento i periodi delle radici italine che giustificavano l'esistenza di uno stato-nazione italiano. Si vedano i temi dei quadri di Hayez - Pietro l'eremita che va alla prima crociata, i Vespri Siciliani, o il grande successo del 500° anniversario di Dante, nel 1865.
    Ma piu' che l'organizzazione politica è la cultura a essere celebrata.
    Mentre l'Italia dei comuni resta apprezzata, cio' non è il caso per l'Italia dei Condottieri e delle guerre d'Italia
    Davanti a tutto cio' Casa Savoia cerco' di mettere in avanti la sua italianità,
    Una casa regnante italiana fin dalla sua nascita; il medioevo e la pratica costituzionale che fu scrupolosamente rispettata da Umberto I che si presentava come antitesi della tirannia medievale o rinascimentale.
    In questo modo fu in parte compensato l'ostacolo inziale del trasferimento a Roma dei Savoia.
    Si potrebbe anche precisare che quanto alla realizzazione di Roma capitale e ai giudizi talvolta duri nei confronti di questa nuova capitale, considerata indegna del suo glorioso passato, il ruolo dei Savoia fu modesto poichè le decisoni in materia di urbanistica e architettura dipendevano dal comune, dal governo e in larga parte anche dalla speculazione privata

    Le relazioni delicate con la Chiesa furono un ostacolo al sentimento di attaccamento alla Casa Savoia?

    Molto chiaramente l'opposizione della Chiesa alla politica italiana che si concretizzo col NON EXPEDIT, cioè col divieto fatto ai cattolici italiani di partecipare alle elezioni e, dopo il 20 settembre 1870, al rifiuto del Vaticano di accettare la Legge delle Guarentigie e di riconoscere lo stato italiano resero difficile l'integrazione dei cattolici
    L'anticolericarismo di una parte della classe politica italiana non contribui' a ripianare gli ostacoli eppure ci si accorge che questa ostilità non prendeva di mira in modo principale Casa Savoia e cio' è particolarmente visibili quando morirono Vittorio Emanuele II e Umberto I rispettivamente nel 1878 e nel 1900 quando le popolazioni locale in molte città e villaggi reclamarono delle messe in suffragio dei sovrani reganti defunti e costrinsero le autorità religiose a ottemperare malgrado i veti della Segreteria di Stato vaticana.
    Bisogna dunque dividere l'alta politica che si risolverà solo inel 1929 coi Patti Lateranensi e il sentimento della popolazione cattolica nei confronti dei sovrani
    Ultima modifica di FrancoAntonio; 10-02-11 alle 22:32

  6. #6
    un gnocco contro il mondo
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    Predefinito Rif: 17 - 150° dell'Italia visto dall'estero

    Grazie di cuore, Candido!
    .

    "... c'erano i cervelli che coordinavano il lavoro e definivano la politica secondo la quale si rendeva necessario che questo frammento del passato venisse conservato, quello falsificato, quell'altro ancora cancellato dall'esistenza." G. Orwell

 

 

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