Pagina 1 di 2 12 UltimaUltima
Risultati da 1 a 10 di 16

Discussione: Georges Brassens

  1. #1
    Iscritto
    Data Registrazione
    29 May 2002
    Località
    Monza
    Messaggi
    308
     Likes dati
    0
     Like avuti
    1
    Mentioned
    0 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito Georges Brassens

    CHANSON POUR L’AUVERGNAT

    Elle est à toi, cette chanson,
    Toi, l’Auvergnat qui, sans facon,
    M’as donnè quatre bouts de bois
    Quand, dans ma vie, il faisait froid,
    Toi qui m’as donné du feu quand
    Le croquantes et le croquants,
    Tous les gens bien intentionnés,
    M’avaient fermé la porte au nez…
    Ce n’était rien qu’un feu de bois,
    Mais il m’avait chauffré le corps,
    Et dans mon ame il brule encor’
    A la manièr’ d’un feu de joi’.

    Toi, l’Auvergnat, quand tu mourras,
    Quand le croqu’- mort t’emportera,
    Qu’il te conduise, à travers ciel,
    Au Père éternel.

    Elle est à toi, cette chanson,
    Toi, l’Hotesse qui, sans facon,
    M’as donné quatre bouts de pain
    Quand, dans ma vie, il faisait faim,
    Toi qui m’ouvris ta huche quand
    Les croquantes et les croquants,
    Tous les gens bien intentionnés,
    S’amusaient à me voir jeuner…
    Ce n’était rien qu’un peu de pain,
    Mais il m’avait chauffé le corps,
    Et dans mon ame il brule encor’
    A la maniér’ d’un grand festin.

    Toi, l’Hotesse, quand tu mourras,
    Quand le croqu’- mort t’emportera,
    Qu’il te conduise, à travers ciel,
    Au Père éternel.

    Elle est à toi, cette chanson,
    Toi, l’Etranger qui, sans facon,
    D’un air malheureux m’as souri
    Lorsque les gendarmes m’ont pris,
    Toi qui n’as pas applaudi quand
    Les croquantes et les croquants,
    Tous les gens bien intentionnés,
    Riaient de me voir amené…
    Ce n’était rien qu’un peu de miel,
    Mais il m’avait chauffé le corps,
    Et dans mon ame il brule encor’
    A la manièr’ d’un grand soleil.

    Toi, l’Etranger, quand tu mourras,
    Quand le croqu’- mort t’emportera,
    Qu’il te conduise, à travers ciel,
    Au Père éternel.

    CANZONE PER L’ALVERNIATE

    Questa canzone la dedico a te,
    che, senza volere niente, mio Alverniate,
    tu solo due fascine mi hai donato,
    quando, con me, il mondo si era raffreddato.
    Tu solo mi hai donato il fuoco,
    quando la gente dappoco,
    la gente dalla buona intenzione,
    decideva la mia esclusione…
    Non era altro che lieve calore
    ma a scaldarmi è bastato,
    rendendomi infiammato
    come da incendio ristoratore.

    Tu, l’Alverniate, quando tutto cesserà,
    quando il becchino ti rapirà,
    ti conduca, nel buio dell’averno,
    fino al Padre Eterno.

    Questa canzone la dedico a quella stessa,
    che, senza volere niente, mia Ostessa,
    tu sola mi hai dato due forme di pane,
    le volte che, nella mia vita, ho avuto fame,
    Tu sola mi hai dato le chiavi della tua dispensa,
    mentre la gente che non pensa,
    la gente dalle buone intenzioni
    scherniva le mie privazioni…
    Non era altro che un boccone
    ma a nutrirmi è bastato,
    rendendomi rianimato
    come da una lieta resurrezione.

    Tu, l’Ostessa, quando tutto cesserà,
    quando il destino ti rapirà,
    ti conduca, nel buio dell’averno,
    fino al Padre Eterno.

    Questa canzone la dedico a te davvero,
    che, senza volere niente, mio Straniero,
    con un sorriso triste mi hai rassicurato
    quando la Polizia mi ha catturato.
    Tu solo non hai fatto festa
    Quando la gente senza testa,
    la gente dalla buona intenzione
    rideva la mia carcerazione…
    Non era altro che un sorriso doloroso
    ma a curarmi è bastato,
    facendomi sentire amato
    come da sole radioso.

    Tu, lo Straniero, quando tutto cesserà,
    quando il becchino ti rapirà,
    ti conduca, nel buio dell’averno,
    fino al Padre Eterno.

  2. #2
    Iscritto
    Data Registrazione
    29 May 2002
    Località
    Monza
    Messaggi
    308
     Likes dati
    0
     Like avuti
    1
    Mentioned
    0 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito

    LES TROMPETTES DE LA RENOMMEE

    Je vivais à l’écart de la place publique,
    Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique…
    Refusant d’acquitter la racon de la gloir’,
    Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
    Les gens de bon conseil ont su me fair’ comprendre
    Qu’à l’homme de la ru’ j’avais des compt’s à rendre
    Et que, sous pein’ de choir dans un oubli complet,
    J’ devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous etes
    Bien mal embouchées !

    Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
    Dois-je, pour les besoins d’la caus’ publicitaire,
    Divulguer avec qui et dans quell’ position
    Je plonge dans le stupre et la fornication ?
    Si je publi’ des noms, combien de Pénélopes
    Passeront illico pour de fieffé’s salopes,
    Combien de bons amis me r’gard’ront de travers,
    Combien je recevrai de coups de revolver !

    A toute exhibition ma nature est rétive,
    Souffrant d’un’ modesti’ quasiment maladive,
    Je ne fais voir mes organes procréateurs
    A personne, excepté mes femm’s et me docteurs.
    Dois- je, pour défrayer la chroniqu’ des scandales,
    Battre l’ tambour avec mes parti’s génitales,
    Dois-je les arborer plus ostensiblement,
    Comme un enfant de chœur porte un saint sacrement ?

    Une femme du monde, et qui souvent me laisse
    Fair’ mes quat’ voluptés dans ses quartiers d’ noblesse,
    M’a sournois’ ment passé, sur son divan de soi’,
    Des parasit’s du plus bas étage qui soit…
    Sous prètexte de bruit, sous couleur de réclame,
    Ai-j’ le droit de ternir l’honneur de cette dame
    En criant sur les toits et sur la’ir des lampions :
    « Madame la marquis’ m’ a foutu des morpions » ?

    Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
    Avec le Pèr’Duval, la calotte chantante,
    Lui, le catéchumène, et moi, l’énergumèn’,
    Il me laiss’ dire merd’, je lui laiss’ dire amen,
    En accord avec lui, dois-je écrir’ dans le presse
    Qu’un soir je l’ai surpris aux genoux d’ ma maitresse,
    Chantant la mélopé’ d’une voix qui susurre,
    Tandis qu’ell’ lui cherchait des poux dans la tonsure ?

    Avec qui, ventrebleu ! faut-il donc que je couche
    Pour fair’ parler un peu la déesse aux cents bouches ?
    Faut-il qu’un femm’ célèbre, une ètoile, une star,
    Vienn’ prendre entre mes bras la plac’ de ma guitar’ ?
    Pour exciter le peuple et les folliculaires,
    Qui’ est-c’ qui veut me preter sa croupe populaire,
    Qui’est-c’ qui veut m’ laisser faire, in naturalibus,
    Un p’tit peu d’alpinism’ sur son mont de Vènus ?

    Sonneraient-ell’s plus fort, ces divines trompettes,
    Si, comm’ tout un chacun, j’étais un peu tapette,
    Si je me déhanchais comme une demoiselle
    Et prenais tout à coup des allur’s de gazelle ?
    Mais je ne sache pas qu’ ca profite à ces droles
    De jouer le jeu d’ l’amour en inversant les roles,
    Qu’ ca confère à leur gloire un’ onc’ de plus-valu’,
    Le crim’ pédérastique aujourd’ hui ne pai’ plus.

    Après c’ tour d’horizon des mille et un’ recettes
    Qui vous val’nt à coup sur les honneurs des gazettes,
    J’aime mieux m’en tenir à ma premièr’ facon
    Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
    Si le public en veut, je les sors dare-dare,
    S’il n’en veut pas je les remets dans ma guitare.
    Refusant d’acquitter la rancon de la gloir’,
    Sur mon brin de laurier, je m’endors comme un loir.

    LE TROMBE DELLA FAMA

    Vivevo assai lontano dalla gente normale,
    calmo, meditativo, oscuro e naturale
    non volendo pagare il prezzo della fama
    sul mio ramo d’alloro dormivo come un ghiro nella tana.
    Ma i buoni consulenti mi disser senza sconto
    che all’uomo della strada dovevo render conto
    e che se non volevo finir dimenticato
    dovevo dar notizia a tutti d’ogni mio segreto.

    Trombe
    della fama
    davvero stonato
    è chi vi suona!

    Senza avere un minimo di discrezione,
    dovrei, per le esigenze del cartellone,
    raccontare con chi e con che posa
    mi tuffo mentre faccio quella cosa?
    Ma se facessi i nomi, quante donne “dabbene”
    sarebbero considerate fiere porcone,
    quanti buoni amici mi guarderebber storto
    e quanti mi vorrebber veder morto!

    La mia natura alla vantaria è ritrosa
    son malato di modestia ormai morbosa,
    non sono solito mostrare i genitali
    tranne che alle mie donne e negli ospedali.
    Dovrei, per alimentare uno scandalo sicuro,
    suonar con i coglioni la base del tamburo,
    dovrei innalzarli con forza inusitata
    come un sacerdote con l’ostia consacrata?

    Una donna di mondo, che mi lascia sovente
    fare quattro salti a luci spente,
    sorniona, mi ha trasmesso, sul divan di seta
    una malattia che Venere non vieta…
    Che… con la scusa di far scalpore,
    avrei il diritto di lederne l’onore,
    mettendomi a gridare all’aria:
    “La marchesa mi ha trasmesso malattia parassitaria”?

    Il cielo sia lodato: ho un’intesa eccellente
    con Padre Duval, la “calotta cantante”.
    Catecumeno lui, energumeno io:
    lui mi lascia dire “merda”, io lo lascio lodar Dio.
    D’accordo con lui, dovrei raccontare alla carta stampata
    che una sera l’ho trovato tra le braccia della mia fidanzata,
    che cantava una litania con dolce cura
    mentre lei le spulciava la tonsura?

    Con chi, accidenti!, devo andare a letto,
    per far parlare qualche giornaletto?
    Forse che una donna, una stella, celebre e bizzarra,
    darà il cambio, tra le mie braccia, alla chitarra?
    Per eccitar la gente o qualche settimanale
    chi mi vorrà prestare il suo culo popolare,
    chi mi lascerà, in naturalibus, accedere
    senza faticosa scalata al suo monte di Venere?

    Suonerebbero, queste trombe, a perdifiato
    se, come uno qualunque, mi mostrassi effemminato,
    se sculettassi come una donzella
    mandando a tutti sguardi da gazzella?
    Non so che ci guadagna questo ambiente vario,
    a prendere l’amore all’incontrario.
    La loro natura dall’anonimato non li schioda:
    ora l’omosessualità non è di moda!

    Avendo esaminato le mille ed una ricette
    che menano all’onor di tutte le gazzette,
    desidero tornare al mio solito fare:
    cioè non fare niente, ma cantare!
    Se il pubblico lo vuole, canterò in fretta;
    se no, io riporrò la mia chitarra malaccetta.
    Non volendo pagare il prezzo della fama,
    drmirò sul mio ramo d’alloro come un ghiro nella tana.

  3. #3
    Amico del forum
    Data Registrazione
    06 Nov 2010
    Messaggi
    32,637
     Likes dati
    0
     Like avuti
    3
    Mentioned
    3 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito

    Je me suis fait tout petit (1955)
    1
    Je n'avait jamais ôté mon chapeau
    Devant personne
    Maintenant je rampe et je fait le beau
    Quand ell' me sonne
    J'étais chien méchant ell' me fait manger
    Dans sa menotte
    J'avais des dents d' loup, je les ai changées
    Pour des quenottes!
    Refrain
    Je m' suis fait tout p'tit devant un' poupée
    Qui ferm' les yeux quand on la couche
    Je m' suis fait tout p'tit devant un' poupée
    Qui fait Maman quand on la touche.
    2
    J'était dur à cuire ell' m'a converti
    La fine bouche
    Et je suis tombé tout chaud, rôti
    Contre sa bouche
    Qui a des dents de lait quand elle sourit
    Quand elle chante
    Et des dents de loup, quand elle est furie
    Qu'elle est méchante.
    (au refrain)
    3
    Je subis sa loi, je file tout doux
    Sous son empire
    Bien qu'ell' soit jalouse au-delà de tout
    Et meme pire
    Un' jolie pervench' un jour en mourut
    A coup d'ombrelle.
    (au refrain)
    4
    Tous les somnambules, tous les mages m'ont
    Dit sans malice
    Qu'en ses bras croix, je subirais mon
    Dernier supplice
    Il en est de pir's li en est d' meilleur's
    Mais à tout prendre
    Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs
    S'il faut se pendre.
    (au refrain)

  4. #4
    Iscritto
    Data Registrazione
    29 May 2002
    Località
    Monza
    Messaggi
    308
     Likes dati
    0
     Like avuti
    1
    Mentioned
    0 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito

    LA NON-DEMANDE EN MARIAGE

    Ma mi’, de grace, ne mettons
    Pas sous la gorge à Cupidon
    Sa propre flèche,
    Tant d’amoureux l’ont essayé
    Qui, de leur bonheur, ont payé
    Ce sacrilège…

    J’hai l’honneur de
    Ne pas te de-
    mander ta main,
    Ne gravons pas
    Nos noms au bas
    D’un parchemin.

    Laissons le champ libre à l’oiseau,
    Nous serons tous les deux priso-
    Nniers sur parole,
    Au diable, les maitresses queux
    Qui attachent les cœurs aux queu’s
    Des casseroles !

    Vénus se fait vieille souvent,
    Elle perd son latin devant
    La lèche-frite…
    A aucun prix, moi, je ne veux
    Effeuiller dans le pot-au-feu
    La marguerite.

    On leur ote bien des attraits,
    En dévoilant trop les secrets
    De Mélusine.
    L’encre des billets doux palit
    Vite entre les feuillets des li-
    vres de cuisine.

    Il peut sembler de tout repos
    De mettre à l’ombre, au fond d’un pot
    De confiture,
    La joli’ pomme défendu’,
    Mais elle est cuite, elle a perdu
    Son gout « nature ».

    De servante n’ai pas besoin,
    Et du ménage et de ses soins
    Je te dispense…
    Qu’en éternelle fiancéè,
    A la dame de mes pensée’
    Toujours je pense…

    LA NON DOMANDA DI MATRIMONIO

    Amica mia, non mettiamo, fammi un favore
    sotto la gola del dio Amore
    il suo stesso dardo.
    Tanti amanti ci han tentato
    e, di tasca loro, hanno scontato
    il loro atto codardo.

    Di non chiedere la tua mano ho il vanto
    non incidiamo i nostri nomi in calce a un documento.

    Lasciamo carta bianca ai nostri voli,
    saremo comunque prigionieri
    sulla parola.
    Al diavolo, cuoche di un amore statico
    che attaccate il vostro cuore al manico
    di una casseruola!

    Venere si fa vecchia velocemente
    scordando il suo latino, e la sua mente,
    davanti a una “lecca- fritta”.
    Non mi va, per nessuna ragione,
    di sfogliare, davanti a un minestrone,
    la margherita.

    Se la sveli, vola distante
    anche l’intimità accattivante
    di Melusina.
    L’inchiostro di biglietti appassionati
    svanisce in fretta perso tra trattati
    di cucina.
    Potrà sembrar senza difetto
    mettere in fondo a un vasetto
    di confettura
    la mela proibita.
    Ma così, cotta, si è smarrita
    la sua natura.

    Non mi servon camerieri:
    vedi, in casa, dai mestieri
    ti dispenso.
    Come eterna fidanzata,
    o’ donna desiderata,
    io ti penso.

  5. #5
    Iscritto
    Data Registrazione
    29 May 2002
    Località
    Monza
    Messaggi
    308
     Likes dati
    0
     Like avuti
    1
    Mentioned
    0 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito

    PHILISTINS
    D'après un poème de Jean Richepin

    Philistins, épiciers
    Tandis que vous caressiez,
    Vos femmes

    En songeant, aux petits
    Que vos grossiers appétits
    Engendrent

    Vous pensiez : "Ils seront
    Menton rasé, ventre rond
    Notaires"

    Mais pour bien vous punir
    Un jour vous voyez venir
    Sur terre

    Des enfants non voulus
    Qui deviennent chevelus
    Poètes


    FILISTEI
    Filistei, che vivete commerciando,
    mentre stavate carezzando
    le vostre donne

    Fantasticando bimbi
    che i vostri rozzi istinti
    creeranno

    Pensavate: “Saranno senza sconti
    menti rasati e ventri rotondi,
    sarann notai!”.

    Ma come sanzione
    vi toccherà veder dimane
    venire al mondo

    Bambini non voluti
    che diventeran poeti capelluti.

  6. #6
    Maiale Affrancato
    Data Registrazione
    28 Apr 2002
    Località
    La Cerqua.
    Messaggi
    2,115
     Likes dati
    1
     Like avuti
    3
    Mentioned
    2 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito

    Les Passantes (Le Passanti)
    -G.Brassens-A.Pol-

    Je veux dédier ce poème à toutes les femmes qu'on aime
    Pendant quelques instants secrets
    A celles qu'on connaît à peine, qu'un destin différent entraîne
    Et qu'on ne retrouve jamais

    A celle qu'on voit apparaître une seconde à sa fenêtre
    Et qui preste, s'évanouit
    Mais dont la svelte silhouette est si fragile et fluette
    Qu'on en demeure épanoui

    A la compagne de voyage dont les yeux, charmant paysage
    Font paraître court le chemin
    Qu'on est seul peut être à comprendre mais qu'on laisse pourtant descendre
    Sans avoir effleuré la main

    A la fine et frêle valseuse qui vous sembla triste et nerveuse
    Par une nuit de carnaval
    Qui vous est restée inconnue et qui n'est jamais revenue
    Tournoyer dans un autre bal

    --- ---

    Le Passanti
    versione di F.De Andrè

    Io dedico questa canzone
    ad ogni donna pensata come amore
    in un attimo di libertà
    a quella conosciuta appena
    non c'era tempo e valeva la pena
    di perderci un secolo in più.
    A quella quasi da immaginare
    tanto di fretta l'hai vista passare
    dal balcone a un segreto più in là
    e ti piace ricordarne il sorriso
    che non ti ha fatto e che tu le hai deciso
    in un vuoto di felicità.
    Alla compagna di viaggio
    i suoi occhi il più bel paesaggio
    fan sembrare più corto il cammino
    e magari sei l'unico a capirla
    e la fai scendere senza seguirla
    senza averle sfiorato la mano.
    A quelle che sono già prese
    e che vivendo delle ore deluse
    con un uomo ormai troppo cambiato
    ti hanno lasciato, inutile pazzia,
    vedere il fondo della malinconia
    di un avvenire disperato.
    Immagini care per qualche istante
    sarete presto una folla distante
    scavalcate da un ricordo più vicino
    per poco che la felicità ritorni
    è molto raro che ci si ricordi
    degli episodi del cammino.
    Ma se la vita smette di aiutarti
    è più difficile dimenticarti
    di quelle felicità intraviste
    dei baci che non si è osato dare
    delle occasioni lasciate ad aspettare
    degli occhi mai più rivisti.
    Allora nei momenti di solitudine
    quando il rimpianto diventa abitudine,
    una maniera di viversi insieme,
    si piangono le labbra assenti
    di tutte le belle passanti
    che non siamo riusciti a trattenere.

  7. #7
    Iscritto
    Data Registrazione
    29 May 2002
    Località
    Monza
    Messaggi
    308
     Likes dati
    0
     Like avuti
    1
    Mentioned
    0 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito

    LE PETIT JOUEUR DE FLUTEAU

    Le petit joueur de flûteau
    Menait la musique au château
    Pour la grâce de ses chansons
    Le roi lui offrit un blason
    Je ne veux pas être noble
    Répondit le croque-note
    Avec un blason à la clé
    Mon la se mettrait à gonfler
    On dirait par tout le pays
    Le joueur de flûte a trahi.

    Et mon pauvre petit clocher
    Me semblerait trop bas perché
    Je ne plierais plus les genoux
    Devant le bon Dieu de chez nous
    Il faudrait à ma grande âme
    Tous les saints de Notre-Dame
    Avec un évêque à la clé
    Mon la se mettrait à gonfler
    On dirait par tout le pays
    Le joueur de flûte a trahi.

    Je serai honteux de mon sang
    Des aïeux de qui je descends
    On me verrait bouder dessus
    La branche dont je suis issu
    Je voudrais un magnifique
    Arbre généalogique
    Avec du sang bleu a la clé
    Mon la se mettrait à gonfler
    On dirait par tout le pays
    Le joueur de flûte a trahi.

    Je ne voudrais plus épouser
    Ma promise, ma fiancée
    Je ne donnerais pas mon nom
    A une quelconque Ninon
    Il me faudrait pour compagne
    La fille d'un grand d'Espagne
    Avec un' princesse à la clé
    Mon la se mettrait à gonfler
    On dirait par tout le pays
    Le joueur de flûte a trahi.

    Le petit joueur de flûteau
    Fit la révérence au château
    Sans armoiries, sans parchemin
    Sans gloire il se mit en chemin
    Vers son clocher, sa chaumine
    Ses parents et sa promise
    Nul ne dise dans le pays
    Le joueur de flûte a trahi
    Et Dieu reconnaisse pour sien
    Le brave petit musicien.

    IL FLAUTISTA NOVELLO

    Il flautista novello
    è andato a suonare al castello.
    Alla bellezza della sua canzone
    il re ha concesso blasone.
    Non mi va d’esser famoso
    disse il musico virtuoso:
    una chiave aristocratica
    renderebbe la mia musica antipatica.
    E tutti direbbero al suonatore:
    sei davvero un traditore!

    E la mia cara città natale,
    comincerò a stimarla male?
    Non mi abbasserei, come ora, io
    A lodare il nostro buon Dio.
    Per la mia anima vorrei a salmodiare
    tutti i santi della Cattedrale:
    una chiave vescovile
    renderebbe la mia musica vile.
    E tutti direbbero al suonatore:
    sei davvero un traditore!

    Non vorrei mai esser nato
    da ch’ho avuto come antenato;
    e non mi vedrete ancora contento
    del ramo da cui io discendo!
    Vorrò avere un, immenso, simbolico
    albero genealogico:
    una chiave titolata
    renderebbe la mia musica gonfiata.
    E tutti direbbero al suonatore:
    sei davvero un traditore!

    Non mi andrebbe di maritare
    chi volevo condurre all’altare:
    condividendo così la mia nomina
    con una fanciulla anonima?
    Dovrei avere per compagna
    la figlia d’un grande di Spagna:
    una chiave principesca
    monterebbe alla mia musica la testa.
    E tutti direbbero al suonatore:
    sei davvero un traditore!

    Il flautista novello,
    si inchina, al castello;
    senza blasone, senza notorietà
    ritorna senza celebrità
    verso la sua terra, verso il suo casolare
    la famiglia e chi vuole amare…
    Nessuno dica al suonatore
    che è stato un traditore!
    E a Dio metter tra i suoi gradisca
    il bravo novello flautista.

  8. #8
    USA-FR-IT-UK
    Data Registrazione
    24 Aug 2002
    Località
    E' molto importante non confondere la cicuta con il prezzemolo; ma credere o non credere in Dio non ha importanza alcuna
    Messaggi
    1,189
     Likes dati
    0
     Like avuti
    2
    Mentioned
    0 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito

    Grazie per tutte queste belle canzoni di Brassens che avevo dimenticato...
    Minou

  9. #9
    Iscritto
    Data Registrazione
    29 May 2002
    Località
    Monza
    Messaggi
    308
     Likes dati
    0
     Like avuti
    1
    Mentioned
    0 Post(s)
    Tagged
    0 Thread(s)

    Predefinito

    LES COPAINS D’ABORD

    Non, ce n’était pas le radeau
    De la Méduse, ce bateau,
    Qu’on se le dise au fond des ports,
    Dise au fond des ports ;
    Il naviguait en pér(e) peinard
    Sur la grand-mare des canards,
    Et s’appellait « Les copains d’abord »,
    « Les copains d’abord ».

    Ses « Fluctuat nec mergitur »
    C’etait pas d(e) la littérature,
    N’en déplaise aux jeteurs de sort,
    Aux jeteurs de sort,
    Son capitaine et ses mat(e)lots
    N’étaient pas des enfants d(e) salauds,
    Mais des amis franco de port
    Des copains d’abord.

    C’etaient pas des anges non plus,
    L’évangil(e), ils l’avaient pas lu,
    Mais ils s’aimaient tout(es) voil(es) dehors,
    Toutes voil(es) dehors.
    Jean, Pierre, Paul et compagnie
    C’était leur seule litanie
    Leur Credo, leur Confiteor
    Aux copains d’abord.

    Au moindre coup de Trafalgar,
    C’est l’amitié qui prenait l(e) quart,
    C’est ell(e) qui leur montrait le nord,
    Leur montrait le nord,
    Et quand ils étaient en détresse,
    Qu(e) leurs bras lançaient des S.O.S,
    On aurait dit des sémaphores,
    Les copains d’abord.

    Au rendez-vous des bons copains
    Y avait pas souvent de lapins :
    Quand l’un d’entre eux manquait à bord,
    C’est qu’il était mort ;
    Oui, mais jamais, au grand jamais,
    Son trou dans l’eau n(e) se refermait :
    Cent ans aprés, coquin de sort,
    Il manquait encor.

    Des bateaux, j’en ai pris beaucoup,
    Mais le seul qui ait tenu le coup,
    Qui n’ait jamais viré de bord,
    Mais viré de bord,
    Naviguait en pér(e) peinard
    Sur la grand-mare des canards
    Et s’appellait « Les copains d’abord »,
    « Les copains d’abord ».

    GLI AMICI INNANZITUTTO

    No, non era certo la zattera “grave”,
    della Medusa, quella mia nave
    che lo si dica per i porti,
    che lo si dica per i porti!
    Prendeva il largo con calmo incedere
    Dentro la “Pozza delle Papere”,
    e si chiamava: “Gli amici innanzitutto”.
    Gli amici innanzitutto!

    Il “fluctuat nec mergitur”, la sua natura,
    non è davvero letteratura,
    si diano pace i porta-iella,
    si diano pace i porta-iella!
    E l’equipaggio non aveva fama
    d’esser figlio di puttana
    ma d’esser franchi amici in tutto.
    Gli amici innanzitutto!

    Non è un’amicizia “alta” che riluce
    Come l’amicizia tra Castore e Polluce
    Né un’amicizia da Sodoma e Gomorra,
    Sodoma e Gomorra.
    Né una delle fior fiore d’amicizie,
    come quella tra Montaigne e La Boétie;
    si davan pacche sulla pancia di brutto.
    Gli amici innanzitutto!

    Eran tutt’altro che angeli,
    non avevan certo letto i Vangeli.
    Ma nell’amarsi il cuore lo mettevan tutto,
    lo mettevan tutto.
    Jean, Pierre, Paul e compagnia
    Era la loro litania,
    tutto il loro credo, il Confiteor tutto.
    Gli amici innanzitutto!

    Perché davanti al minimo tracollo
    era l’amicizia a non far perdere il controllo,
    era l’amicizia a mostrare la via,
    a mostrare la via.
    E se ti trovavi fottuto,
    e lanciavi richieste d’aiuto
    sembravan mandare luce a dirotto.
    Gli amici innanzitutto!
    Quando ci si incontrava,
    nessuno mai mancava
    e se uno di loro non era a bordo,
    vuol dire che era morto.
    Mai, davvero mai, assolutamente
    La sua mancanza ci usciva dalla mente.
    Dopo cent’anni, per la malora,
    mancava ancora!

    Di battelli ce ne sono tanti. Giuro!
    Ma il solo che ha tenuto duro
    il solo che non ha mai cambiato rotta,
    cambiato rotta.
    Prendeva il largo con calmo incedere
    Dentro la “Pozza delle Papere”.
    E si chiamava: “Gli amici innanzitutto”.
    Gli amici innanzitutto!

  10. #10
    Socialcapitalista
    Data Registrazione
    01 Sep 2002
    Località
    -L'Italia non è un paese povero è un povero paese(C.de Gaulle)
    Messaggi
    89,492
     Likes dati
    7,261
     Like avuti
    6,458
    Mentioned
    341 Post(s)
    Tagged
    30 Thread(s)

    Predefinito IL GORILLA

    Sulla piazza di una città
    la gente guardava con ammirazione
    un gorilla portato là
    dagli zingari di un baraccone
    con poco senso del pudore
    le comari di quel rione
    contemplavano l'animale
    non dico come non dico dove
    attenti al gor - i -lla !
    d'improvviso la grossa gabbia
    dove viveva l'animale
    s'aprì di schianto non so perché
    forse l'avevano chiusa male
    la bestia uscendo fuori di là
    disse: "quest'oggi me la levo"
    parlava della verginità
    di cui ancora viveva schiavo
    attenti al gorilla !
    il padrone si mise a urlare
    "il mio gorilla fate attenzione
    non ha veduto mai una scimmia,
    potrebbe fare confusione"
    tutti i presenti a questo punto
    fuggirono in ogni direzione
    anche le donne dimostrando
    la differenza fra idea e azione
    attenti al gorilla !
    tutta la gente corre di fretta
    di qua e di là con grande foga
    si attardano solo una vecchietta
    e un giovane giudice con la toga
    visto che gli altri avevan squagliato
    il quadrumane accelerò
    e sulla vecchia e sul magistrato
    con quattro salti si portò
    attenti al gorilla !
    bah, sospirò pensando la vecchia
    ch'io fossi ancora desiderata
    sarebbe cosa alquanto strana
    e più che altro non sperata
    che mi si prenda per una scimmia
    pensava il giudice col fiato corto
    non è possibile questo è sicuro
    il seguito prova che aveva torto
    attenti al gorilla !
    se qualcuno di voi dovesse
    costretto con le spalle al muro,
    violare un giudice od una vecchia
    della sua scelta sarei sicuro
    ma si dà il caso che il gorilla
    considerato un grandioso fusto
    per chi l'ha provato però non brilla
    nè per lo spirito nè per il gusto
    attenti al gorilla !
    infatti lui, sdegnata la vecchia
    si dirige sul magistrato
    la acchiappa forte per un'orecchia
    e lo trascina in mezzo a un prato
    quello che avvenne tra l'erba alta
    non posso dirlo per intero
    ma lo spettacolo fu avvincente
    e la "suspance" ci fu davvero
    attenti al gorilla !
    dirò soltanto che sul più bello
    dell'incredibile e cupo dramma
    piangeva il giudice come un vitello
    negli intervalli gridava mamma
    gridava mamma come quel tale
    cui il giorno prima come ad un pollo
    con una sentenza un po' originale
    aveva fatto tagliare il collo.
    attenti al gor - i -lla !

 

 
Pagina 1 di 2 12 UltimaUltima

Discussioni Simili

  1. HECATOMBE.G.Brassens.
    Di Kiricrate nel forum Hdemia
    Risposte: 0
    Ultimo Messaggio: 29-12-03, 10:55
  2. LE GORILLE. G.Brassens
    Di Kiricrate nel forum Hdemia
    Risposte: 0
    Ultimo Messaggio: 06-11-03, 13:37
  3. LE FOSSOYEUR. G.Brassens
    Di Kiricrate nel forum Hdemia
    Risposte: 0
    Ultimo Messaggio: 28-09-03, 11:41
  4. LA PRIERE. G.Brassens.
    Di Kiricrate nel forum Hdemia
    Risposte: 8
    Ultimo Messaggio: 25-08-03, 21:00
  5. Marinette- G.Brassens
    Di Alberich nel forum Musica
    Risposte: 0
    Ultimo Messaggio: 03-04-02, 20:06

Permessi di Scrittura

  • Tu non puoi inviare nuove discussioni
  • Tu non puoi inviare risposte
  • Tu non puoi inviare allegati
  • Tu non puoi modificare i tuoi messaggi
  •  
[Rilevato AdBlock]

Per accedere ai contenuti di questo Forum con AdBlock attivato
devi registrarti gratuitamente ed eseguire il login al Forum.

Per registrarti, disattiva temporaneamente l'AdBlock e dopo aver
fatto il login potrai riattivarlo senza problemi.

Se non ti interessa registrarti, puoi sempre accedere ai contenuti disattivando AdBlock per questo sito