I giornali di tutto il mondo oggi scrivono divertiti articoli sulla repubblica delle banane che siamo diventati.
Silvio e Mike
Non sia mai detto che Berlusconi non ha niente da fare. È andato perfino al Maurizio Costanzo Show: per parlare di deficit? della crisi della Fiat? No, per annunciare agli italiani che è giunto il momento di fare di Mike Bongiono un senatore a vita.
http://search.ft.com/search/article....arch&state=For
OBSERVER: Berlusconi intervenes
Never let it be said that Silvio Berlusconi is short of things to do.
Viewers of the Costanzo show, one of Italy's most popular evening TV talk shows, were surprised this week when one of the callers turned out to be Italy's prime minister (media magnate, foreign minister and so on).
What was on his mind? The crisis at Fiat? Italy's budget deficit?
Not at all. Berlusconi's message concerned Mike Bongiorno, doyen of Italian showbiz, famed for inventing Italy's first ever TV quiz show. It was time, Berlusconi said, for Italy's leaders to do the right thing and make the bow-tied celebrity a senator for life.
That would put Bongiorno in Italy's upper parliamentary chamber alongside other senators for life, such as Gianni Agnelli, former Fiat chairman, and Giulio Andreotti, who was prime minister seven times.
Quiz show presenters are already preparing their next question. Did Berlusconi make his proposal because a) the Costanzo show is screened on one of Berlusconi's own TV channels, b) Berlusconi fears losing his majority in the senate, or c) being prime minister is just such fun?
http://www.guardian.co.uk/internatio...809664,00.html
La Rai censura la satira contro Berlusconi
La televisione di stato non ha trasmesso la terza puntata di una serie speciale del programma satirico Blob dedicata a Silvio Berlusconi, per evitare che l'intera trasmissione venga censurata dal premier italiano.
State TV pulls plug on Berlusconi satire
Philip Willan in Rome
Friday October 11, 2002
The Guardian
The Italian state television service has banned an item on Silvio Berlusconi in a satirical television series, adding to the fear that the prime minister is tightening his stranglehold on Italian television and threatening freedom of speech.
The episode of the programme Blob was due to be broadcast on Tuesday.
Blob has become well known for applying comic editing to previously broadcast footage.
The banned episode is the third in a series devoted to the prime minister and media mogul's communication skills.
It was pulled at the last minute on the orders of the director general of the RAI network.
Opposition politicians denounced it as censorship and said it was the latest in a series of attempts to stifle critical voices in the media.
Last spring Mr Berlusconi called for the removal of two leading television journalists, Enzo Biagi and Michele Santoro, and since then RAI - whose directors are appointed by the Berlusconi-controlled parliament - has not featured them in its programmes.
"Between management errors and political censorship, this board is dragging state television into its worst crisis in at least 10 years," the opposition leader Francesco Rutelli said.
Critics add that RAI has been losing viewers, to the advantage of Mediaset, the group of three commercial channels owned by Mr Berlusconi
"When television is censored on the orders of the head of the government and ministers, what word can you use to describe the situation other than regime?" the Left Democrat MP Gloria Buffo said.
Agostino Sacca, the RAI director general, said the programme was giving viewers an overdose of Mr Berlusconi, and could end up favouring him by making him appear a victim.
http://www.lexpress.fr/Express/Info/...ssier.asp?nom=
Berlusconi fa le sue leggi
Silvio Berlusconi è in piena forma. Malgrado una situazione economica ben diversa dalle previsioni fatte dal suo ministro dell'economia, malgrado una finanziaria 2003 molto impopolare e malgrado la borsa che, in Italia come altrove, è ai liveli minimi, il premier italiano resta di un ottimismo incrollabile. Effettivamente, nonostante tutto ha buone ragioni per stare sereno: la legge sul "legittimo sospetto" è un miracolo per il Cavaliere e per il suo amico e avvocato Cesare Previti.
L'Italie en quête de normalité
L'Express du 10/10/2002
Berlusconi fait ses lois
de notre correspondante Vanja Luksic
Réforme de la justice pour permettre de récuser les juges, réorganisation de la télévision, législation sur les faux en écriture... «Sua Emittenza» multiplie les textes sur mesure
Il est en pleine forme, Silvio Berlusconi. En dépit d'une situation économique beaucoup moins rose que toutes les prévisions faites par son ministre de l'Economie, d'un très impopulaire projet de budget 2003 mis au point lors d'un marathon nocturne, et de la Bourse, qui, en Italie comme ailleurs, est au plus bas. Souriant comme toujours, seul à avoir bonne mine au milieu de ses ministres défaits, il reste d'un optimisme à toute épreuve.
Un loi qui tombe à pic pour éviter au chef du gouvernement une condamnation gênante
Il faut dire que le chef du gouvernement italien a quelques bonnes raisons de rester serein, malgré le marasme ambiant. Ce jeudi 10 octobre, le Parlement devrait, en effet, voter définitivement la nouvelle loi sur la «suspicion légitime». Une loi miracle pour le Cavaliere et pour son ami et avocat, le député Cesare Previti. Selon ce texte, les inculpés pourront désormais changer de tribunal s'ils ont des doutes sur l'impartialité de leurs juges. Silvio Berlusconi et Cesare Previti, qui sont l'un et l'autre inculpés de corruption devant un tribunal de Milan, vont donc pouvoir obtenir la suspension de la procédure et le transfert du dossier. Ce qui devrait, entre autres choses, leur permettre d'échapper à la redoutable Ilda Bocassini, procureure, surnommée «la Rossa», la Rouge, tant pour sa flamboyante chevelure que pour ses convictions très tranchées... «C'est une loi tout a fait légitime, qui existait en Italie jusqu'en 1989 et que l'on trouve dans de nombreux pays», assure-t-on dans les rangs de la majorité. Il n'empêche qu'elle tombe à pic pour éviter au chef du gouvernement une condamnation gênante. D'autant plus que, si Berlusconi et Previti obtiennent de ne pas être jugés à Milan, les délais pour transférer leurs dossiers aboutiront presque nécessairement à une prescription...
La course contre la montre à laquelle s'est livré le gouvernement pour obtenir le vote de cette loi a irrité l'opposition et, surtout, a indigné une partie de l'opinion publique. Pas seulement le peuple des girotondi ou «farandoles» - la gauche protestataire, farouchement antiberlusconienne, qui s'est notamment rassemblée le 14 septembre dernier dans le centre de Rome (ils étaient entre 500 000 et 1 million, selon les estimations) à l'appel du cinéaste Nanni Moretti. Mais aussi certains électeurs de Berlusconi - 30% d'entre eux, disent de récents sondages - déçus de voir que, depuis des mois, les autorités, plutôt que de s'occuper du chômage ou du développement du Mezzogiorno, se consacrent en priorité à l'élaboration de nouveaux textes manifestement destinés à servir les intérêts personnels du chef du gouvernement et de ses proches.
L'Etat garde le contrôle de la RAI privatisée
Car il n'y a pas que la justice. Un projet de loi concocté par le ministre de la Communication, Maurizio Gasparri, sur la diffusion des chaînes de télévision suscite également de nombreuses critiques. Les trois chaînes du groupe de Silvio Berlusconi, Mediaset, vont pouvoir continuer à cœxister, alors que, selon la législation en vigueur, l'une d'entre elles aurait dû être transférée sur le satellite. Cela grâce à un tour de passe-passe qui a consisté à élargir le paysage audiovisuel italien à de nouvelles petites chaînes. Du coup, le «gâteau» grossit et Mediaset peut garder toutes ses chaînes sans pour autant dépasser le seuil de 20% qui lui est imposé. Par ailleurs, l'interdiction du cumul de la propriété de chaînes de télévision et de quotidiens n'existe plus. Cela simplifie la situation de Silvio Berlusconi, qui avait dû dans le passé céder le quotidien milanais Il Giornale à son petit frère Paolo, tandis que son épouse, Veronica Lario, finance le très sophistiqué Il Foglio. On sait déjà, en outre, que la privatisation partielle de la RAI, la télévision publique, sera accompagnée d'une clause interdisant à un actionnaire de détenir plus de 1% du capital. Aucun d'entre eux ne pourra donc peser sur les choix du conseil d'administration, qui dépendront du ministère du Trésor, donc du gouvernement, l'Etat restant, dans un premier temps, l'actionnaire principal. En clair, «Sua Emittenza» pourra asseoir, plus étroitement encore, son contrôle sur la totalité des grandes chaînes italiennes. Déjà, les nouveaux patrons de la RAI, récemment nommés, viennent de licencier plusieurs journalistes vedettes qui n'avaient pas l'heur de plaire. L'un d'eux, notamment, avait enquêté sur les liens existant entre l'entourage de Berlusconi et la Mafia...
Et tout est à l'avenant. Avant les vacances d'été, déjà, le gouvernement avait pris une série de mesures qui visaient, de toute évidence, à résoudre des problèmes personnels. Comme la modification du droit des sociétés, qui diminue la gravité du délit de faux en écriture - une autre des inculpations qui pèsent sur Berlusconi - ou encore le rapatriement sans pénalité des capitaux exportés illégalement, ou, surtout, la nouvelle loi sur les commissions rogatoires, qui rend les échanges de renseignements et de documents entre les magistrats italiens et ceux des autres pays pratiquement impossibles. Une véritable assurance contre toute accusation qui proviendrait de l'étranger.
Silvio Berlusconi a peut-être déçu quelque peu ses électeurs, mais, en un an et demi, il a réussi à mettre l'Etat à son service. Tout en restant, face à une opposition de gauche de plus en plus divisée, l'homme fort de la situation. Irremplaçable, pour l'instant en tout cas.










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