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Discussione: Semper infideles

  1. #71
    scemo del villaggio
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    Predefinito Messa tridentina a S.Maria Maggiore, falsi rumori...

    Messe tridentine à Ste-Marie Majeure. Fausses rumeurs concernant la Fraternité St-Pie X.

    Résumé : Le cardinal Hoyos célébrera une messe solennelle traditionnelle en la basilique Ste-Marie Majeure, le samedi 24 mai...

    Le cardinal Hoyos célébrera une messe solennelle traditionnelle en la basilique Ste-Marie Majeure, le samedi 24 mai. Certains journaux et organes de presse ont affirmé qu’à cette occasion trois des évêques de la Fraternité sacerdotale St-Pie X se réconcilieront avec Rome, ajoutant des détails quant à une scission interne en raison d’avis divergents.
    Nous saluons le fait qu’un cardinal, préfet d’une Congrégation romaine, dise la messe tridentine publiquement dans une basilique majeure. C’est la première fois depuis plus de trente ans, et nous souhaitons que d’autres cardinaux et évêques suivent cet exemple.


    Quant à l’information concernant la Fraternité sacerdotale St-Pie X, elle s’avère bien évidement fausse et sans aucun fondement.
    Lors des discussions qui ont ponctué l’année 2001, il avait été demandé que, suite aux nombreuses vexations et persécutions subies par la tradition, Rome donne des signes destinés à restaurer la confiance en levant les sanctions canoniques et en affirmant publiquement le droit pour tout prêtre de l’Eglise catholique à la messe tridentine, sans conditions restrictives.

    La Fraternité sacerdotale St-Pie X attend toujours de la part de Rome ce geste en faveur des prêtres qui souhaitent garder la fidélité au rite multiséculaire et à la foi catholique enseignée et précisée de façon objective par le Magistère de l’Eglise jusqu’au concile Vatican II.

    Dans l’attente de cet heureux jour, nous continuons à prier afin que la messe qui a formé les saints de l’Eglise, retrouve droit de cité.

  2. #72
    scemo del villaggio
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    Predefinito Ritorno al latino: e se ci si fosse restati?

    Retour au latin… Et si on y était resté ?

    Résumé : Le Vatican va mettre sur pied cette année une commission chargée de revitaliser l’usage du latin dans l’Eglise et les sciences ecclésiastiques..

    Sous-titre : Métier ? Pyromane et pompier
    Le Vatican va mettre sur pied cette année une commission chargée de revitaliser l’usage du latin dans l’Eglise et les sciences ecclésiastiques, a annoncé le cardinal Grochlewski, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique.


    L’initiative a été lancée en raison de "la crise" que traverse l’usage du latin au sein de l’Eglise catholique, depuis le Concile de Vatican II. La parution récente de deux ouvrages a souligné cette crise. L’un d’eux, Le latin et les chrétiens édité par le Vatican, regroupe les actes d’un colloque sur ce thème tenu en l’année du Jubilé 2000. L’autre rassemble 28 documents papaux sur le latin, dont neuf de Jean-Paul II.


    Dans un message publié à l’occasion de la première journée de la "latinitas" célébrée le 31 mai 2001 à Rome, le pape s’était penché sur la question.
    La langue des César n’est pas, avait dit en substance le pape, une "relique poussiéreuse" d’un passé révolu, elle peut encore aujourd’hui cimenter les peuples à l’époque des concepts de l’hyper-technologie et de l’internet.

    Ces prises de position sont en soi heureuses ; il est dommage qu’une fois de plus, elles ne soient pas suivies d’une action conséquente et concrète. A cet effet, nous pourrions suggérer qu’après la création de cette commission pour l’usage du latin, le Vatican crée une commission dont l’objet serait l’apprentissage, pour les prêtres qui en auraient le désir, de la messe (tridentine) en latin. A l’heure où l’on parle tant de l’unité de l’Eglise, cette initiative pourrait aider à voir venir le jour où les prêtres donneraient l’exemple de l’unité dans le lieu et l’action sacrés.
    Il reste maintenant au Vatican à prouver par les faits que la nouvelle commission pour le latin ne se réduira pas à l’une de ces nombreuses commissions riches en production littéraire, mais d’une efficacité pour le moins faible quant à la conjuration d’une crise allumée par ceux qui ont maintenant le noble dessein de jouer aux pompiers.

    date : 3/5/2003


    Beh, questo articolo è già meglio degli altri...

  3. #73
    scemo del villaggio
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    Predefinito La causa di Isabella la cattolica

    La cause d’Isabelle la catholique

    Résumé : Les évêques d’Espagne réitèrent au pape leur demande de béatifier la très controversée Isabelle de Castille (1451 – 1504)...

    Les évêques d’Espagne réitèrent au pape leur demande de béatifier la très controversée Isabelle de Castille (1451 – 1504). La chose ne se fait pas sans bruits, car la célèbre reine a des opposants… moins catholiques qu’elle.


    En 1992, la Congrégation pour la cause des saints avait décidé d’arrêter le procès et ce dans la plus grande discrétion. Les évêques de Valence, Séville et Avila avaient engagé ladite Congrégation à faire avancer la cause pour aboutir à une béatification en 1992, dans le cadre du Ve centenaire de la découverte des Amériques. Afin de ne pas heurter la communauté juive, la cause fut arrêtée par "les artisans catholiques du dialogue judéo-chrétien. Ont dû intervenir aussi, très officieusement, le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens (auquel sont rattachées les relations avec le judaïsme), la Secrétairerie d’État et, vraisemblablement, Jean-Paul II lui-même." La Croix-L’Evénement du 28 mars 1991


    Les mérites d’Isabelle la catholique ne sont pourtant pas des moindres. Elle a contribué à l’instauration de l’Eglise catholique dans les pays d’Amérique latine. Mettant un terme définitif à la présence des Maures en Espagne (prise de Grenade en 1492), elle a assuré l’hégémonie de l’Eglise catholique dans son royaume. En 1494, elle reçu du pape, avec son époux Ferdinand d’Aragon, le titre de "Rois catholiques" en raison de leur politique religieuse.
    Mgr Jose Delicado, archevêque de Valladolid et instigateur de la campagne, estime "qu’il faut abandonner l’intransigeance et voir cette femme fascinante dans le contexte de son époque". Les évêques espèrent qu’elle sera béatifiée en 2004, année du 500e anniversaire de sa mort.

    date : 3/5/2003

  4. #74
    scemo del villaggio
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    Predefinito Scienza: la clonazione umana impossibile?

    Science: Le clonage humain impossible ?

    Résumé : Pour interdire le clonage reproductif, la nature humaine pourrait s’avérer beaucoup plus efficace que la loi...

    Pour interdire le clonage reproductif, la nature humaine pourrait s’avérer beaucoup plus efficace que la loi. Telle pourrait être la conclusion après la découverte d’une équipe de chercheurs de l’université de Pittsburgh (USA) quant à l’échec du clonage sur les primates.
    Jusqu’à maintenant, six espèces de mammifères (mouton, souris, lapin, porc, vache, chat) ont été clonées avec succès. Le clonage de mammifère complexe n’a jamais été réalisé.


    En tentant de cloner un macaque, les chercheurs se sont aperçus que si en apparence la division cellulaire semblait se dérouler normalement, des problèmes survenaient à l’intérieur de chaque cellule, en particulier au niveau des chromosomes.
    Il semble que les chromosomes des clones se réorganisent de manière anarchique rendant impossible leur développement.
    Les scientifiques ont découvert que la technique même du clonage entraînait la disparition de deux protéines indispensables à l’arrangement des chromosomes.


    Les cellules de primates disposeraient donc d’une sorte de dispositif biologique de protection contre le clonage, contrairement à d’autres mammifères.
    Dans l’immédiat, cette étude devrait apaiser les débats sur le clonage reproductif ou thérapeutique des primates humains et discréditer un peu plus les prétentions des Raëliens et du Pr Antinori.
    On peut lire les conclusions du Pr Prentice dans le dossier "Cellules souches" sur le site de la revue de presse (http://www.stemcellresearch.org/info...riefing6-7.pdf).

    date : 3/5/2003

  5. #75
    scemo del villaggio
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    Predefinito Ritratto di Giovanni XXIII, del cardinal Poupard

    Portrait de Jean XXIII par le cardinal Poupard

    Résumé : Le texte suivant est composé d’extraits de conférences de Carême données à Notre-Dame de Paris par le cardinal Poupard. Ils illustrent la compréhension qu’ont les hommes d’Eglise actuels du rôle joué par le pape Jean XXIII ; on y distingue le glissement du culte de la sainteté au culte de la personnalité. La manière d’agir du pape Jean XXIII, sentimental et libéral, espérant trop d’une nature humaine dont il aurait dû savoir qu’elle a été corrompue par le péché originel, apparaît aussi à travers ces lignes.

    Pour une compréhension plus objective du rôle et de la personne de Jean XXIII, nous renvoyons le lecteur aux deux articles en ligne sur notre site "www.dici.org/thomatique".

    "Tout au long de cette montée vers Pâques, nous avons écouté le Christ nous parler par ses disciples (…). Ce soir, au terme de ce parcours où tant d’autres témoignages auraient pu être évoqués, c’est le bienheureux pape Jean XXIII, homme d’unité et de paix, qui nous réjouira par les confidences de son Journal, commencé à l’âge de 14 ans et régulièrement tenu jusqu’en 1962, à quelques mois de sa mort survenue à l’âge de 81 ans.
    En remettant ces vieux cahiers fripés et ces fascicules délabrés à son fidèle secrétaire, Mgr Loris Capovilla, le bon pape Jean lui confiait : "Mon âme est dans ces pages. J’étais un bon garçon innocent, un peu timide. Je voulais aimer Dieu à tout prix et je ne pensais à rien d’autre qu’à me faire prêtre au service des âmes simples qui réclament des soins patients et diligents"

    Homme d’unité, il le sera en ouvrant le concile œcuménique et en y invitant nos frères séparés : les chrétiens anglicans, protestants et orthodoxes. Homme d’unité, il le fut en recevant des hommes de toute obédience. L’une de ses rencontres parmi les plus émouvantes fut sans conteste celle où il accueillit un groupe d’israélites en leur disant, bras grands ouverts : "Je suis Joseph, votre frère" (il s’appelait Joseph - Giuseppe - Roncalli, ndlr).
    Parole biblique, aux résonances profondes. C’était au soir de son élection. La foule bigarrée, il m’en souvient, applaudissait à tout rompre lorsque s’ouvrit la loggia qui domine la place Saint-Pierre, pour la première bénédiction traditionnelle urbi et orbi, c’est à dire à la ville et au monde.

    Le nouveau pape, qu’on avait, tant bien que mal, revêtu de la plus large des trois soutanes blanches préparées par des personnes qui n’avaient pas prévu l’élection du cardinal Roncalli, venait de dire avec un humour plein de gravité : «Me voici ficelé, prêt à être livré !» Plus tard, il raconta comment il avait vécu la scène : «Figurez-vous que sur la place Saint-Pierre, quand je dus donner ma bénédiction urbi et orbi, les projecteurs de la télévision et du cinéma étaient si puissants que je ne parvins pas à distinguer la foule immense qui, paraît-il, s’étendait jusqu’au Tibre ! Je bénis l’univers, mais en quittant le balcon de Saint-Pierre, je songeais à tous les projecteurs qui, désormais, à chaque minute, seraient braqués sur moi. Et je me suis dit : "Si tu ne restes pas à l’école du Maître doux et humble, tu ne verras plus rien de la réalité du monde, tu seras aveugle".

    "Les premiers jours de ce service pontifical, je ne me rendais pas compte de tout ce que veut dire être évêque de Rome et par là même pasteur de l’Église universelle. Puis, une semaine après l’autre, la pleine lumière s’est faite. Et je me suis senti comme dans ma maison, comme si je n’avais rien fait d’autre durant toute ma vie" (1963).
    A Mgr Martin, quelques jours avant sa mort, il confie : "Tous les jours sont bons pour vivre et tous aussi sont bons pour mourir. Pour moi, les valises sont prêtes, mais je suis prêt aussi à continuer à travailler".

    Tel était l’homme que beaucoup de Parisiens avaient superficiellement jugé comme un homme bien en chair, au geste rond, et à l’esprit facile : bref, un heureux tempérament, un prélat optimiste et souriant, voire un diplomate aux gros sabots, le paysan du Danube de la diplomatie pontificale !

    De cette Église, Jean XXIII a été le pasteur, le bon pasteur, comme il l’a déclaré au lendemain de son élection. Très vite, les Romains d’abord, puis tous les chrétiens, et enfin le monde entier, l’ont reconnu comme tel. Alors que ses prédécesseurs demeuraient à l’intérieur du Vatican, il s’est mis à sortir très souvent, suscitant toujours beaucoup de sympathie sur son passage.
    Les Romains disaient familièrement de lui dans un jeu de mots intraduisible : «Giovanni fuori le mura» (Jean hors les murs) ; et les Américains, en pensant au whisky, l’appelaient «Johnny Walker» (le marcheur). Pour tous, il demeure "le bon pape Jean", qui ne passe pas son temps à pleurer sur le malheur des temps, mais s’adresse au cœur des hommes pour les appeler à travailler et à le changer.

    Jean XXIII a réuni le concile Vatican II.
    Un triple esprit l’anime : le renouveau de l’Église, l’union des chrétiens, l’ouverture au monde. A ces intentions, il a offert sa vie et sa longue agonie, suivie par tous, petits et grands, l’oreille collée au transistor. "Je souffre avec douleur, mais avec amour", disait-il en ouvrant les bras. Et quand on l’interrogeait au moment de l’ouverture du Concile, il répondait : "Ma part à moi, ce sera la souffrance."
    Ce fut la souffrance, la prière et une action quotidienne très efficiente, sans coups d’éclats spectaculaires, mais par touches successives, quasi inaperçues au début. Il m’en souvient, quand je suis arrivé au Vatican, au début du pontificat de Jean XXIII, pour remplacer Mgr Veuillot, le futur archevêque de Paris : c’était une nouvelle image du pape qui se dessinait peu à peu.
    Pas un diplomate ni un politique, mais un homme de cœur et un homme de Dieu qui, très vite, acquiert une confiance et une affection populaire extraordinaires. Pourquoi ? Parce qu’à travers un contact humain, d’homme à homme, jaillissait une flamme d’amour telle que chacun se sentait compris et aimé dans la meilleure part de lui-même.
    Aussi sa mort a-t-elle été ressentie par tous, chrétiens et incroyants, comme un deuil personnel : la mort d’un père. A Moscou, le patriarche Alexis invitait les orthodoxes à la prière. A Paris, le rabbin de la synagogue séfarade introduisait une invocation à cette intention dans l’office du sabbat, cependant qu’à Rome, de leur prison de Regina Cœli, les détenus câblaient au Pape : "Avec un immense amour, nous sommes près de vous".

    Lorsqu’il reçut, le 7 mars 1963, Adjoubei et sa femme, la fille de Khrouchtchev, alors maître de l’Union soviétique, cette initiative fut très critiquée. Il s’en est expliqué lui-même au cardinal Marty, le 9 mai 1963, à midi : "Voyez-vous, me dit-il, je sais que plusieurs ont été surpris de cette visite ; certains même furent peinés.
    Pourquoi ? Je dois recevoir tous ceux qui frappent à ma porte. Je les ai vus… et nous avons parlé des enfants ; il faut toujours s’entretenir des enfants… Je voyais que Mme Adjoubei pleurait. Je lui ai donné un chapelet, suggérant qu’elle ne devait pas en connaître l’utilité et qu’elle n’était pas tenue à le dire, bien sûr ! Mais qu’en le regardant, elle se rappellerait simplement qu’autrefois vivait une maman qui était parfaite."
    Un homme frappe à sa porte ? Comment la laisser fermée ? Il faut ouvrir, quitte à s’exposer. Qu’a donc fait d’autre le Christ ? "Attention, ces gens-là sont à gauche», lui a-t-on reproché. "Eh bien, que voulez vous que j’y fasse ? Ce n’est pas ma faute à moi, il faut bien que je les prenne là où ils sont et que j’essaie de leur parler !"

    Cette intuition libératrice, il y a quarante ans exactement, et nous en célébrons ici l’anniversaire, permit, lors de la crise de Cuba, de faire le lien entre Khrouchtchev et Kennedy ; de montrer par les faits que, si les systèmes idéologiques sont par nature intolérants, les hommes ne s’y aliènent jamais entièrement et gardent toujours inentamée cette meilleure part d’eux-mêmes qui leur permet de s’entendre pour éviter le pire.
    Il ne s’agissait pas pour Jean XXIII de mettre l’Église au goût du jour, mais de redonner au monde le goût de l’Évangile. Les Romains disaient de lui qu’il était furbo, ce qui ne veut pas dire fourbe, mais subtil, d’une habileté nuancée de malice gentille, et c’était dans leur bouche un grand compliment.
    Il faut avoir vu aux jours des Rameaux, en 1963, quelques semaines avant sa mort, Jean XXIII se frayer péniblement un chemin à travers la foule de la grande banlieue ouvrière, vers la paroisse Saint-Tarcisius, près de la voie Appienne, et les palmes jetées sur son chemin, pour comprendre le cri de l’Évangile : "Je veux voir Jésus".

    Sa décision la plus inattendue, convoquer le Concile, apparut très vite comme une nécessité évidente, alors que lui même ne savait pas très bien comment cela allait se passer. "En fait de concile, disait-il en souriant, nous sommes tous novices. Le Saint-Esprit sera là lorsque les évêques seront tous réunis. On verra bien."
    Le Concile était d’abord pour lui une rencontre avec Dieu dans la prière, avec Marie, comme les apôtres au Cénacle, la veille de la Pentecôte. Rencontre avec l’Esprit-Saint, le Concile était aussi une rencontre des évêques entre eux et de tous les évêques avec l’évêque de Rome, bien plus aussi, une rencontre avec les frères séparés invités comme observateurs, et ils vinrent de partout, même de Moscou ; rencontre enfin avec le monde entier par ces projecteurs de la presse, de la radio et de la télévision, braqués de tous les coins du monde sur la basilique Saint-Pierre.
    Pour Jean XXIII, le Concile devait être aussi une contribution à la paix entre les hommes et entre les peuples, entre les religions et les classes sociales, entre les cultures et les systèmes de pensée.

    (…)

    Il accueillit ainsi les protestants et les orthodoxes au concile : "Veuillez lire dans mon cœur ; vous y trouverez peut-être bien davantage que dans mes paroles… J’ai eu de nombreuses rencontres avec des chrétiens, appartenant aux diverses dénominations… Nous n’avons pas parlementé, mais parlé ; nous n’avons pas discuté, mais nous nous sommes aimés".

    (…)

    Tel était Jean XXIII, homme d’unité et de paix, un prêtre de Jésus-Christ, fortement et solidement enraciné dans la tradition, vivant joyeusement chaque jour comme un don de Dieu, et ouvert par l’espérance vers un monde plus fraternel et une Église plus proche des hommes parce que plus transparente à Dieu.
    Jean XXIII était tout le contraire d’un homme de système, fût-ce à droite ou à gauche, et personne n’a pu se l’annexer, tant il a été, au grand sens du terme, catholique. Écoutons-le parler pour la fête de Noël, dans la basilique Saint-Pierre : "Notre cœur se gonfle de tendresse pour vous adresser nos vœux paternels. Nous voudrions pouvoir nous attarder à la table des pauvres, dans les ateliers, dans les lieux d’études et de science, auprès du lit des malades et des vieillards, partout où des hommes prient et souffrent, travaillent pour eux et pour les autres…
    Oui, nous désirerions poser notre main sur la tête des petits, regarder les jeunes dans les yeux, encourager les papas et les mamans à accomplir leur devoir quotidien. A tous, nous voudrions répéter les paroles de l’ange : "Je vous annonce une grande joie : il vous est né un sauveur" !" Avec ces mots tout simples, Jean, successeur de Pierre, redisait au monde la grande, la joyeuse nouvelle toujours jeune : le Seigneur nous aime et nous sommes appelés à l’aimer, à nous aimer. Et cette voix de l’Église souvent étouffée par les bruits du monde a retenti à nos oreilles.
    Jean a percé le mur du son. Sa parole a éveillé un écho et les hommes ont reconnu sa voix, comme un appel adressé au meilleur d’eux-mêmes par quelqu’un qui les aimait comme un frère. Et c’est pourquoi tous l’ont pleuré, comme des fils leur propre mère.


    date : 3/5/2003

  6. #76
    scemo del villaggio
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    Predefinito La novità dell'autocomprensione

    Salvatore" <s.capo@t...>
    Data: Mer Apr 9, 2003 7:19 pm
    Oggetto: La novità dell'autocomprensione nella fedeltà alla tradizione e nella continuità dell'istituzione


    DAL LIBRO "LA COMUNIONE CRISTICA, LE RELIGIONI E LA CHIESA DI TUTTI"


    Capitolo settimo, paragrafo quinto.


    LA NOVITÁ DELL’AUTOCOMPRENSIONE NELLA FEDELTÁ ALLA

    TRADIZIONE E NELLA CONTINUITÁ DELL’ISTITUZIONE


    Si è cercato fin qui di mostrare che la proposta di una nuova autocomprensione della Chiesa cattolica come Chiesa anche dei "non cristiani" è motivabile e giustificabile alla luce dei dati biblici e delle attestazioni magisteriali. E in effetti, fedeltà alla tradizione apostolica ed ecclesiastica non può significare né fissità né immodificabilità di quanto a un dato momento è compreso della rivelazione.

    Alcuni sembrano giustificare la loro contrarietà a ogni rinnovamento invocando la tradizione. Ma la novità dell’autocomprensione proposta in questo libro non significa infedeltà alla tradizione. Soffermiamoci, infatti, brevemente sul concetto di tradizione.

    Quanto gli apostoli hanno ricevuto da Cristo durante la sua vita terrena, poi da Cristo risorto e dallo Spirito Santo e hanno trasmesso costituisce la tradizione apostolica ed è il riferimento essenziale della fede e della pratica cristiana. Tra gli apostoli vanno considerati non solo i Dodici dei Sinottici e degli Atti, ma anche Giacomo, "fratello del Signore" e capo della comunità di Gerusalemme, e Paolo, per il loro incontro col Signore risorto (1 Cor 15, 7-9).

    Poiché gli unici scritti del Nuovo Testamento attribuiti da tutti gli esegeti con certezza a un apostolo sono sette Lettere di Paolo (1 Ts, Gal, 1 Cor, 2 Cor, Rm, Fil, Fm) e poiché non si può affermare che questi sette scritti esauriscano ciò che gli apostoli hanno ricevuto e trasmesso, ciò che è stato loro rivelato da Cristo durante la sua vita terrena e/o da Cristo risorto e/o dallo Spirito Santo, allora si deve ritenere che una parte, anzi la maggior parte, della tradizione apostolica è stata trasmessa o oralmente, o attraverso scritti che non vengono in modo unanime e certo attribuiti a un singolo apostolo.

    In sostanza, il fatto che un testo non sia stato di fatto scritto dall’apostolo cui viene attribuito non significa che non rifletta ciò che tale apostolo ha trasmesso. Si deve pensare alla possibilità di una tradizione apostolica non scritta che a un certo punto, anche dopo la morte dell’apostolo, viene messa per iscritto e diventa poi parte del canone. La circolazione di tradizioni orali nel primo secolo e nel secondo è confermata dal fatto che alcune citazioni del Vangelo da parte dei Padri apostolici non corrispondono letteralmente al testo canonico ed è possibile che si basassero su tradizioni trasmesse oralmente.

    Il problema che si può porre a questo punto è quello di capire se quanto viene trasmesso in uno scritto attribuito a un apostolo è effettivamente quanto l’apostolo ha trasmesso, oppure è stato modificato. Poiché la trasmissione avviene all’interno di una comunità, ciò che l’apostolo ha trasmesso può essere stato applicato alla mutata situazione in cui viveva e operava la comunità; anche se, perché ciò sia riconosciuto, occorrono due condizioni: che tale mutata situazione ci sia realmente e che la concezione nuova possa essere derivata chiaramente da quella dell’apostolo. Quest’ultima condizione è molto importante, perché, se non si ponesse, si potrebbe anche concludere che la tradizione apostolica dipende solo dalle culture e può cambiare con esse, cosicché ogni gruppo avrebbe la propria.

    La tradizione apostolica messa per iscritto si trova nei testi canonici. Ma parte della tradizione apostolica non fissata nei testi canonici è confluita nella tradizione ecclesiastica. L’esistenza di una tradizione apostolica trasmessa oralmente e non fissata nei testi è attestata in modo chiarissimo nello stesso Nuovo Testamento (Mt 28, 19-20; Gv 17, 20; 20, 30; 21, 25; Rm 10, 17; 16, 17; 1 Cor 11, 23; 15, 3; 1 Ts 4, 2; 2 Ts 2, 15).

    La tradizione apostolica scritta finisce con la redazione dell’ultimo scritto del Nuovo Testamento (la seconda Lettera di Pietro o la terza Lettera di Giovanni). A questo punto inizia la tradizione ecclesiastica, la quale comprende tradizioni apostoliche che non sono state messe per iscritto nei libri canonici. Così si pone il problema di capire fino a che punto la tradizione ecclesiastica contiene la tradizione apostolica. Anche perché la tradizione apostolica si riflette anche nell’aspetto istituzionale della Chiesa, perché non si può dire, secondo gli stessi testi del Nuovo Testamento, che gli apostoli non hanno avuto nulla a che fare nell’istituzione dei ministeri, o che sono esistite comunità primitive o "Chiese domestiche" senza alcun ministero.

    Anche se si ritiene improbabile che le tradizioni apostoliche non scritte e non fissate nel canone perdurino oltre un certo tempo senza diventare tradizione ecclesiastica, si può estendere questo tempo fino alla fissazione del credo niceno-costantinopolitano (381). E il "credo la Chiesa una, santa, cattolica e apostolica" non viene contraddetto, come ho cercato di mostrare in tutto il libro, dal fatto che la Chiesa si comprenda come Chiesa dei cristiani e dei "non cristiani".

    La tradizione apostolica scritta, inoltre, comprende delle riflessioni teologiche, cioè un’interpretazione di quanto è stato rivelato. Le parole dell’Antico Testamento e le parole e gli atti di Gesù dovevano essere interpretati alla luce della sua morte di croce e della sua risurrezione. Tali riflessioni si sono via via aggiunte al kerigma originario come sue esplicitazioni, giungendo a una progressiva comprensione dell’evento Cristo, che costituisce l’essenza del Nuovo Testamento. Quando questa comprensione e interpretazione era propria degli apostoli, essa entrava a far parte della tradizione apostolica. Quando non era quella degli apostoli, questo veniva segnalato, e da ciò la nascita delle eresie.

    Il messaggio evangelico è stato e sarà sempre interpretato dagli uomini. Anche la posizione protestante secondo cui non ci deve essere interpretazione è un’interpretazione. E rimane sempre un certo margine per interpretazioni non coincidenti o differenti. Tutta la storia del cristianesimo lo conferma ampiamente. Ognuno potrebbe dunque trasmettere la "sua" interpretazione del messaggio evangelico. Ma se si trasmettessero come accettabili tutte le interpretazioni possibili, si rischierebbe di non trasmettere più il messaggio originario, o di smarrirne il senso, o di farne tutto e il contrario di tutto. D’altronde, se si negasse qualunque interpretazione, si rischierebbe una comprensione astorica, che porterebbe al fariseismo e all’immobilismo. Occorre, dunque, che alcune persone siano abilitate a dare l’interpretazione più fedele. Chi sono queste persone?

    Il perdurare del ministero apostolico fino alla fine dei tempi è volontà di Cristo, il quale dice: "Tutte le volte che mangiate di questo pane e bevete di questo calice, celebrate la morte del Signore, finché egli venga" (1 Cor 11, 26); "Io sono con voi tutti i giorni, fino alla fine del mondo" (Mt 28, 20). Ma dopo la morte degli apostoli, il loro ministero non può perdurare che in altre persone, e cioè nei vescovi.

    Nelle comunità paoline la successione apostolica viene legata anche alla trasmissione della Parola, cioè alla trasmissione del messaggio cristiano (1 Tm 4, 6.11.13; 6, 20; 2 Tm 4, 2; Tt 1, 9; 2, 1). Ma il collegamento alla predicazione e all’insegnamento può farsi risalire allo stesso Cristo (Mt 28, 19-20; Mc 16, 15; Lc 9, 2; 10, 16; Gv 17, 20). E anche Paolo, come gli altri apostoli, è invitato da Cristo ad insegnare e annunciare la Parola di Dio (At 18, 9-11).

    Tutto ciò costituisce un fondamento per la struttura ministeriale della Chiesa e per la necessità del Magistero.

    Ma il fondamento ultimo dell’autorità nella Chiesa è costituito dallo Spirito Santo, che viene dato a tutti (At 2, 17; 10, 44-45; 1 Cor 12, 3; 2 Cor 13, 13). E proprio secondo il Magistero, l’intelligenza delle realtà e del deposito della fede può progredire anche "con la riflessione e lo studio dei credenti" (DV n. 8). Ancora il Vaticano II afferma che "la ricerca teologica […] prosegue nella conoscenza profonda della verità rivelata" (GS n. 62). E le stesse cose dice il Catechismo della Chiesa cattolica al n. 94. Anche Giovanni Paolo II nella Lettera apostolica Novo Millennio Ineunte (2001) al n. 56 afferma che "la Chiesa non finirà mai di indagare, contando sull’aiuto del Paraclito". E J. Ratzinger si esprime in questi termini: "La Chiesa cattolica sa, tramite la fede, cosa Dio ci ha detto nel corso della storia della Rivelazione. Naturalmente la comprensione che gli uomini ne hanno – anche quella che la Chiesa ne ha – è inadeguata rispetto a ciò che Dio ha effettivamente detto. Perciò la fede si evolve. […] Questo significa che c’è sempre un’eccedenza della Rivelazione, un qualcosa di "ulteriore" non solo rispetto alla comprensione che ne ha il singolo, ma anche rispetto alla conoscenza che ne ha la Chiesa". 1

    Tutto ciò ha dei richiami biblici: in Mt 13, 52, secondo cui dal tesoro del Regno, e della rivelazione, si possono trarre fuori cose antiche e cose nuove; in Gv 16, 13, secondo cui lo Spirito Santo porterà i discepoli alla pienezza della verità; e in Gv 14, 6, in cui Cristo si rivela come la via, e dunque incontrare Cristo significa per noi essere sempre in cammino e non ritenerci già arrivati.

    Ed è proprio nel Nuovo Testamento, che racchiude la tradizione apostolica messa per iscritto, che veniamo invitati a rendere sempre ragione della nostra speranza (1 Pt 3, 15). La Chiesa cattolica mi dà speranza perché è sempre aperta allo Spirito. Perché, per ricordare due esempi, oggi è impegnata fortemente nell’ecumenismo, mentre ancora nel 1949 una Istruzione del Sant’Uffizio lo ostacolava; e Giovanni Paolo II ha fatto cardinali due esponenti della "théologie nouvelle" (Jean Daniélou ed Henri de Lubac), mentre ancora nel 1950, nell’enciclica Humani Generis, Pio XII era molto critico nei confronti della stessa "théologie nouvelle", che propugnava un ritorno alle fonti e iscriveva anche le religioni non cristiane nella storia della salvezza. Nutro e coltivo la speranza perché amo la Chiesa più di me stesso. Perché la speranza riguarda ciò che è ultimo ed eterno, la comunione cristica con tutti i salvati, col cosmo e con Dio. E perché mi sento in comunione con i fratelli apostoli ai quali Gesù ha detto: "Volete forse andarvene anche voi?" (Gv 6, 67); e che per bocca di Pietro hanno risposto: "Signore, da chi andremo? Tu hai parole di vita eterna" (Gv 6, 68).

    Un altro dei timori o dei dubbi che potrebbe suscitare la nuova autocomprensione della Chiesa proposta in questo libro riguarda l’aspetto istituzionale. Cercherò di mostrare che comprendersi come Chiesa anche dei "non cristiani" non significa non essere più Chiesa come istituzione.

    In primo luogo, questa nuova autocomprensione non significa, ovviamente, richiedere ai "non cristiani" di diventare cristiani. Né è pensabile che gli altri accettino una verità che noi crediamo di possedere, o che si convincano di essere "cristiani anonimi", secondo l’espressione di Rahner.

    Ma la cosa fondamentale che vorrei evidenziare è che questa nuova autocomprensione non tocca gli elementi centrali della Chiesa cattolica come istituzione: il battesimo, l’eucaristia, la trasmissione del messaggio evangelico attraverso i ministeri. Quest’ultimo punto relativo alla trasmissione del messaggio mi pare chiaro da quanto ho già detto sopra sulla tradizione apostolica. Rimane da approfondire il discorso sul battesimo e sull’eucaristia.

    La funzione del battesimo non sembra essere quella di un atto visibile necessario alla salvezza.

    Abbiamo visto che c’è un passo della Scrittura che sembra affermare il contrario: "Chi crederà e sarà battezzato sarà salvo" (Mc 16, 16). In questo passo, intanto, non si afferma che si devono battezzare solo quelli che hanno creduto, cioè adulti e non minorati. Ma abbiamo anche visto che secondo il Catechismo della Chiesa cattolica, il collegamento tra fede, battesimo e salvezza posto in questo passo significa che in esso si parla della salvezza di quelli che "hanno avuto la possibilità di chiedere questo sacramento" (CCC n. 1257). Cioè, che il battesimo è necessario per i credenti in Cristo. E che lo stesso documento subito dopo afferma che Dio "non è legato ai suoi sacramenti" (CCC n. 1257), ponendosi in linea con quanto attestato dal Concilio Vaticano II, secondo cui "dobbiamo ritenere che lo Spirito Santo dia a tutti la possibilità di venire in contatto, nel modo che Dio conosce, col mistero pasquale" (GS n. 22).

    Poiché leggiamo nella Lettera ai Colossesi che siamo stati "sepolti con lui nel battesimo" (Col 2, 12) e nella Lettera ai Romani che siamo stati "sepolti con lui nel battesimo per unirci alla sua morte" (Rm 6, 4) e poiché i sacramenti sono segni (CCC n. 1131), il battesimo è segno che la nostra vita si è immersa (baptizein = immergere) in una realtà nuova, quella della morte e della risurrezione, la realtà del corpo di Cristo, nella quale siamo resi conformi a lui: "Siamo stati battezzati tutti in un solo Spirito per formare un solo corpo" (1 Cor 12, 13). Il battesimo cristiano avviene nello Spirito Santo (Mt 3, 11; Mc 1, 8; Lc 3, 16; Gv 1, 33; At 1, 5; 2, 38; 11, 16; Tt 3, 5). Ma Cristo si è unito ad ogni uomo (GS n. 22; RH n. 13) e opera anche al di fuori dei confini visibili della Chiesa (RM n. 18), e dunque tale immersione avviene in realtà invisibilmente per tutti gli uomini. Il sacramento cristiano del battesimo ne costituisce il segno. Ed ecco perché ha un senso battezzare i bambini piccoli (questa tradizione della Chiesa risale al II secolo): perché appena si viene alla luce si entra in questo corpo mistico di Cristo. Perché Dio "ci ha strappati al potere delle tenebre e ci ha trasportati nel Regno del Figlio suo" (Col 1, 13). E "chi non nasce dall’acqua e dallo Spirito non può entrare nel Regno di Dio" (Gv 3, 5). Quest’ultimo passo, a mio avviso, non attesta la necessità del battesimo rituale per la salvezza degli uomini, ma attesta splendidamente l’immersione degli uomini creati in quella realtà nuova necessaria per entrare nel Regno. Anche i "non cristiani", dunque, Dio ha immerso in questa nuova, meravigliosa realtà dello Spirito e dell’Amore, la stessa realtà nella quale ha immerso i cristiani, e che questi significano attraverso il battesimo. E pertanto, autocomprendersi come Chiesa dei cristiani e dei "non cristiani" non solo non toglie valore al battesimo, ma anzi ne mostra il senso profondo e universale.

    Inoltre, concependo la Chiesa visibile come comunità chiusa dei battezzati, nasce la difficoltà di capire se sono o no dentro la Chiesa i battezzati divenuti agnostici, o i battezzati che hanno aderito al buddismo o all’induismo. Se lo sono, non è chiara la differenza tra loro e gli agnostici, i buddisti e gli induisti non battezzati: se i primi sono dentro, perché i secondi sono fuori? Se non lo sono, diventa problematico concepire la Chiesa come comunità dei battezzati, perché alcuni di questi ultimi non ne fanno più parte. Queste difficoltà si superano solo concependo il battesimo come immersione nella morte di Cristo e inizio del cammino nella vita nuova. Come segno dell’ingresso in un cammino al quale tutti, e non solo un gruppo delimitato e definito, sono chiamati.

    Lo stesso Concilio Vaticano II, peraltro, afferma che alcuni cattolici, non perseverando nella carità, sono ancora nella Chiesa col corpo, ma non sono più nella Chiesa col cuore (LG n. 14). Sembrerebbe di poter aggiungere che i non cattolici e i non cristiani che permangono nella carità sono nella Chiesa col cuore, anche se non vi sono col corpo.

    Riguardo all’altro sacramento centrale per la Chiesa come istituzione, l’eucaristia, bisogna anche qui partire da un’indagine biblica.

    Leggiamo in Mc 10, 45 che Cristo dà la sua vita "in riscatto per molti" e in Mc 14, 24 e Mt 26, 28 che il sangue di Cristo è "versato per molti". In Lc 22, 19-20 Gesù usa la locuzione "per voi", la stessa che troviamo in 1 Cor 11, 24 (il più antico testo del Nuovo Testamento che riferisce l’istituzione dell’eucaristia). Perché "per molti" e "per voi" e non "per tutti"?

    Una possibile risposta ci può essere suggerita dalla lettura della profezia di Isaia: "Il giusto mio servo giustificherà molti, prenderà su di sé le loro iniquità" (Is 53, 11). Poiché Gesù leggeva e citava spesso Isaia (Mt 8, 17; 12, 17-21; 13, 14-15; 15, 7-8; Mc 7, 6-7; Lc 4, 17-19), è possibile che abbia compreso la sua morte come espiazione per l’incredulità e i peccati di Israele. Che Cristo è morto per i nostri peccati è ripetuto numerose volte nel Nuovo Testamento (Mt 26, 28; Gv 1, 29; At 5, 31; Rm 4, 25; 6, 10; 1 Cor 15, 3.17; Gal 1, 4; Ef 1, 7; Eb 1, 3; 2, 17; 7, 27; 9, 28; 10, 12; 1 Pt 2, 24; 3, 18; Ap 1, 5). E anche che Cristo è morto per tutti (Gv 17, 2; Rm 5, 18-19; 8, 32; 1 Cor 15, 22; 2 Cor 5, 15; 1 Tm 2, 6; Eb 2, 9; Ap 5, 9). Ma che egli abbia concepito la propria morte come morte anche per l’incredulità di Israele sembra confermato da due dati biblici. Il primo è relativo alla "nuova alleanza" di cui Gesù parla istituendo l’eucaristia (1 Cor 11, 25; Lc 22, 20; cfr. Mt 26, 28): essa si riferisce proprio a Israele ed è stipulata attraverso il suo sangue. L’incredulità di Israele, il popolo che Dio si è scelto, sarebbe stata riscattata dal sacrificio di Cristo. Se egli è morto anche per quelli che non hanno creduto e non crederanno in lui, Dio rende la morte del suo Figlio una prova della sua fedeltà e del suo amore per il suo popolo; con un atto d’amore assolutamente gratuito, trasforma il sangue di Cristo in una nuova e definitiva alleanza. Il secondo dato è relativo ai dodici apostoli con i quali Gesù ha consumato l’ultima cena. Perché Gesù costituì proprio dodici apostoli? Il numero dodici non può che riferirsi alle dodici tribù di Israele. Ma al tempo di Gesù in Israele il sistema delle dodici tribù era scomparso da tempo e vi erano solo le tribù di Giuda, di Beniamino e parte della tribù di Levi. E dunque i Dodici vogliono indicare la convocazione escatologica di Israele, la ricostruzione e riunificazione del popolo di Dio alla fine dei tempi operata da Gesù (cfr. Lc 13, 34 e Gv 11, 52). La costituzione dei Dodici, dunque, è il segno dell’inizio della salvezza per tutto Israele (cfr. Rm 11, 26).

    E ancora, nell’Apocalisse è posta chiaramente una relazione tra i Dodici e le tribù d’Israele: la Gerusalemme celeste, dove tutti i salvati dimoreranno nei secoli dei secoli con Dio, è munita di dodici porte con scritti i nomi delle dodici tribù di Israele e poggia su dodici fondamenta con scritti i nomi dei dodici apostoli (Ap 21, 1-14). In essa non c’è alcun Tempio e le nazioni cammineranno alla sua luce (Ap 21, 22-24).

    Il fatto che Gesù abbia consumato l’ultima cena solo con i Dodici è il segno che egli dona la sua vita, distribuisce il pane e il vino che diventano il suo corpo e il suo sangue, a tutto Israele, che doveva essere rappresentato da dodici uomini (i figli di Giacobbe di cui le dodici tribù portano il nome) e non da un numero casuale o da donne. Questo mi sembra essere il senso della locuzione "per voi" (Lc 22, 19-20; 1 Cor 11, 24). Quando chi crede mangia il corpo e beve il sangue di Cristo, Cristo continua a donarsi anche per chi non crede in lui, e tuttavia fa parte del popolo di Dio escatologico (l’Israele di Dio). È questo, io credo, il senso profondo dell’eucaristia e della liturgia cristiana. È questa una delle grandezze del cristianesimo e del cattolicesimo che dovremmo riscoprire e far riscoprire.

    Cristo non può essere morto per un’élite, per un gruppo, per pochi fortunati. E tutti gli altri? Tutti i poveri sfortunati che non hanno mai conosciuto la Bibbia, o che non sono mai stati battezzati, che fine fanno? Sono due persone su tre nel mondo. E quelli che sono morti prima di diventare adulti, cristiani e "non cristiani", e i minorati di mente che non capiscono, cristiani e "non cristiani", starebbero anche loro fuori dal corpo di Cristo? Non riesco a credere che Cristo possa lasciarli fuori, proprio loro, gli ultimi, i più piccoli. Non riesco a credere che Dio possa fare questa discriminazione tra i suoi figli. Perché è scritto che Dio non fa preferenze di persone (At 10, 34-35; Rm 2, 11; Ef 6, 9) e che la sua grazia è portatrice di salvezza per tutti gli uomini (Lc 2, 30-31; Rm 3, 30; 1 Tm 2, 4; 4, 10; Tt 2, 11).

    Un Cristo morto per i peccatori di ogni tempo e per quelli che non credevano e non crederanno (nei secoli successivi) in lui, e non solo per i credenti e i santi, non solo mi sembra molto più aderente al Cristo storico, ma è il Cristo in cui credo e in cui confido, e che amo con tutto il cuore e con tutta l’anima.

    Se Cristo è morto anche per gli increduli, per quella parte del popolo che non ha creduto e non crederà, alla cui salvezza egli ha voluto anche riferirsi istituendo i Dodici, che indicano l’Israele escatologico, cioè tutti gli uomini che egli ama e salva, anche se non credono in lui, la Chiesa di Cristo può abbracciare anche i non credenti in Cristo e autocomprendersi come Chiesa anche dei "non cristiani".

    Se durante l’ultima cena Cristo si è offerto a tutto Israele e ha detto di fare questo in sua memoria, quando egli, durante la liturgia eucaristica, si rende presente e si offre a noi cattolici, continua in realtà ad offrirsi a tutti. I credenti della Chiesa cattolica che ricevono il corpo e il sangue di Cristo, cioè, sono come i Dodici: rappresentano anche i non credenti; e dunque, la liturgia cattolica contiene in sé una relazione intrinseca tra credenti e non credenti, tra cristiani e "non cristiani".

    Vi sono due momenti della liturgia eucaristica cattolica che mi sembrano particolarmente collegati a quanto fin qui detto. Il primo è quando il sacerdote afferma: "Ecco l’Agnello di Dio, che toglie i peccati del mondo" (cfr. Gv 1, 29). Il secondo è contenuto in una delle preghiere eucaristiche: "Per la comunione al corpo e al sangue di Cristo, lo Spirito Santo ci riunisca in un solo corpo" (cfr. 1 Cor 10, 16-17).

    La celebrazione e la continuità dell’eucaristia, dunque, non sarebbero messi in discussione dall’autocomprensione della Chiesa cattolica come Chiesa anche dei "non cristiani", che anzi ne mostrerebbe pienamente il senso profondo e il valore universale. Ed è chiaro che l’eucaristia rimane legata alla confessione di fede in Cristo: è proprio perché perderebbe questo senso e questo valore che non possono riceverla quelli che non hanno fede in Cristo. Ma ciò non significa affatto che la Chiesa non possa essere anche dei "non cristiani", perché, come tutto il libro ha cercato di mostrare, le motivazioni per cui la Chiesa può autocomprendersi come Chiesa anche dei "non cristiani" prescindono dal fatto che questi ultimi facciano una professione di fede cristiana e possano dunque ricevere l’eucaristia.

    Temere che questa nuova autocomprensione possa in qualche modo danneggiare la Chiesa cattolica come istituzione significa, inoltre, porre la Chiesa troppo dentro a questo mondo, alle sue strutture, ai suoi rapporti, alle sue divisioni. E invece, come attesta ancora il Concilio Vaticano II, la Chiesa è un mistero (LG n. 1); e invece, come attestano numerosi passi del Nuovo Testamento, c’è una diversità della Chiesa rispetto al "mondo": gli appartenenti alla Chiesa non sono più nelle tenebre, ma agiscono come "figli della luce" (Ef 5, 8) e sono strappati "da questo mondo perverso" (Gal 1, 4); non sono più uomini vecchi, ma nuovi (2 Cor 5, 17; Ef 2, 15; 4, 24; Col 3, 7-11); in loro non c’è più ira, malizia, maldicenza, ma misericordia, bontà, umiltà, mansuetudine, pazienza (Col 3, 8.12); non c’è più greco o giudeo, schiavo o libero (Gal 3, 28; Col 3, 11); non ci sono più strutture di dominio (Mt 20, 25-28; 23, 8-11; Mc 10, 42-45; Lc 22, 24-27; Gv 13, 14; 1 Cor 12, 25; Gal 5, 13; Ef 4, 25; 1 Ts 5, 14). Da Costantino in poi, però, con l’inizio del legame tra Chiesa e società politica, per lunghi secoli l’immagine della Chiesa come società di Dio si è appannata. Non bisogna temere, oggi, di guardare ancora pienamente alla Chiesa come comunità di Dio.

    Un ultimo dubbio potrebbe nascere dal chiedersi come potrebbe la Chiesa cattolica, che si concepisce in qualche modo come tramite tra Dio e l’uomo, abbracciare anche chi fonda la sua fede e la sua religiosità unicamente sulla relazione tra se stesso e Dio. La risposta a questo dubbio non può prescindere, credo, da un’altra domanda: può la Chiesa negare un dialogo di Dio con tutti gli uomini? E se esclude alcuni perchè dialogano in modo personale con Dio, essa non rischia di porsi quasi prima di Dio? D’altra parte, non escludere chi dialoga in modo personale con Dio, o chi dialoga secondo certi riti della sua religione, non significa affatto accettare come normativo tale dialogo. Ma soprattutto non significa affatto mettere in dubbio ciò che la storia della rivelazione ci mostra ripetutamente, e che costituisce la ragione che in ultima analisi fonda la Chiesa: il fatto che Dio si serve di uomini per raggiungere altri uomini: "Vedano le vostre opere buone e rendano gloria al Padre vostro che è nei cieli" (Mt 5, 16). Questa ragione profonda della Chiesa non verrà meno se la Chiesa si aprirà a tutti e si autocomprenderà come Chiesa dei cristiani e dei "non cristiani", con gli uomini e le religioni. Anzi, è proprio perché la Chiesa è strumento di Dio che essa deve abbracciare tutti, come Dio è di tutti, con tutti e per tutti.

    L’ultima considerazione che vorrei proporre è relativa a come verrebbe percepita l’istituzione Chiesa. Una Chiesa che si autocomprenda, annunci e operi come Chiesa di tutti non solo darebbe di sé un’immagine nuova e si porrebbe come luogo in cui si respira una nuova spiritualità, ma creerebbe molte occasioni di contatto, incontro e dialogo tra convertiti e non convertiti al cristianesimo; e molte di queste occasioni avrebbero luogo, tra l’altro, nell’ambito di strutture ecclesiali o di iniziative ecclesiali. L’istituzione, così, verrebbe sempre più percepita come istituzione aperta. Viviamo in un mondo in cui il fenomeno della deecclesializzazione e dell’abbandono della Chiesa rilevato dalle indagini sociologiche sembra destinato a crescere. Quelli che dentro la Chiesa più si oppongono alle innovazioni forse sono giustamente preoccupati della continuità istituzionale a motivo della continuità del messaggio evangelico. Ma essi non possono restare insensibili alle prospettive di una Chiesa sempre più minoritaria quantitativamente e culturalmente, né possono illudersi che la Chiesa possa tornare a essere di tutti, o comunque maggioritaria, nel senso in cui lo è stata da Costantino all’illuminismo. Alla continuità e alla credibilità della Chiesa cattolica oggi renderebbe invece un grande servizio, io credo, la percezione di una Chiesa aperta, che accolga le diversità, le culture e le religioni, e consideri gli altri non tanto in errore, quanto in cammino verso la comunione cristica.

    Né, come abbiamo visto, concepire e annunciare la Chiesa come Chiesa di tutti significa non essere fedeli alla tradizione apostolica, perché è proprio nella Scrittura che la riflette che si trovano le idee, che fondano tale autocomprensione, di popolo di Dio, di corpo di Cristo, di dono universale dello Spirito e di universale volontà salvifica di Dio.


    NOTE

    Ratzinger J., Gott und die Welt. Glauben un Leben in unserer Zeit, Deutsche Verlags – Austalt GmbH, Stuttgart München, 2000; trad. it., Dio e il mondo. Essere cristiani nel nuovo millennio, ediz. San Paolo, Cinisello Balsamo, 2001, pagg. 31-32.
    Salvatore Capo

  7. #77
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    Da: "Capo Salvatore" <s.capo@t...>
    Data: Mer Apr 16, 2003 99 pm
    Oggetto: il primato del papa mostrato al mondo


    DAL LIBRO "LA COMUNIONE CRISTICA, LE RELIGIONI E LA CHIESA DI TUTTI"


    Capitolo settimo, paragrafo sesto (ULTIMO)


    IL PRIMATO DEL PAPA MOSTRATO AL MONDO


    La Chiesa cattolica ha sempre riconosciuto un primato al Vescovo di Roma, successore di Pietro, fondandolo su alcuni passi della Scrittura (Mt 10, 2; 16, 18-19; Lc 22, 32; Gv 21, 15-17; 1 Cor 15, 5).

    La costituzione Pastor Aeternus (1870) del Vaticano I ha dogmaticamente enunciato il primato in termini di potestà e governo della Chiesa e anche, nel capitolo 4, di infallibilità "ex cathedra". Tuttavia, lo stesso documento conciliare, nel proemio, sostiene che la sua motivazione del primato petrino è la conservazione della fede e dell’unità dei fedeli.

    La Mystici Corporis (1943) di Pio XII ribadisce la concezione del primato come "governo visibile" della Chiesa (n. 38) e giunge ad affermare che, dato che Cristo e il suo Vicario costituiscono un solo Capo, non si può aderire a Cristo "non aderendo fedelmente al suo Vicario in terra" (n. 39).

    Il concetto di governo del successore di Pietro è ribadito dalla Lumen Gentium (n. 8), che ribadisce anche quello del suo infallibile Magistero (n. 18). Il n. 22 dello stesso documento parla di "potestà piena, suprema e universale". Ma il n. 23 afferma che "il Romano Pontefice, quale successore di Pietro, è il perpetuo e visibile principio e fondamento dell’unità sia dei Vescovi sia della massa dei fedeli".

    L’enciclica di Giovanni Paolo II Ut Unum Sint (1995), riferendosi al ministero del Vescovo di Roma, sostiene che "l’autorità propria di questo ministero è tutta per il servizio del disegno misericordioso di Dio e va sempre vista in questa prospettiva. Il suo potere si spiega con essa" (n. 92). E che "è convinzione della Chiesa cattolica di aver conservato, in fedeltà alla tradizione cattolica e alla fede dei Padri, nel ministero del Vescovo di Roma, il segno visibile e il garante dell’unità" (n. 88).

    La UUS afferma ancora che il Vescovo di Roma "è il primo tra i servitori dell’unità" (n. 94). Ma poiché questo ministero "costituisce una difficoltà per la maggior parte degli altri cristiani, la cui memoria è segnata da certi ricordi dolorosi" (n. 88), Giovanni Paolo II dichiara di voler ascoltare "la domanda che mi è rivolta di trovare una forma di esercizio del primato che, pur non rinunciando in nessun modo all’essenziale della sua missione, si apra ad una situazione nuova" (n. 95).

    Non posso non notare alcune cose.

    La Pastor Aeternus (1870) è ritenuta per alcune sue osservazioni un documento conservatore, un atto di chiusura della Chiesa cattolica. Eppure, il suo proemio ha dato origine a una lunga riflessione del Magistero e delle gerarchie della Chiesa che ha portato, tra alti e bassi, alle significative aperture dell’Ut Unum Sint.

    È certo di fondamentale importanza per la storia del cristianesimo il passaggio dalla concezione del ministero petrino come ministero prevalentemente al servizio del governo della Chiesa alla concezione dello stesso come ministero prevalentemente al servizio dell’unità della Chiesa.

    Sul primo tipo di concezione hanno influito motivi anche storici. Come scrive Congar, "nel medioevo il vescovo di Roma, a causa delle lotte con la monarchia imperiale, ha finito per far prevalere il momento giurisdizionale e giuridico del primato, mentre gli aspetti propriamente ecclesiologici di comunione, collegialità, sacramentalità e pastorato missionario sono stati poco sviluppati". 1

    Ma vi è anche una motivazione biblica, tratta dai passi di Mt 16, 19 e di Gv 21, 15-17.

    E tuttavia entrambi questi passi lasciano intendere un ministero al servizio dell’unità. Nella frase che Gesù dice a Pietro, "tutto ciò che legherai sulla terra sarà legato anche nei cieli" (Mt 16, 19), è implicito un invito a legare, ad unire. Così nel comando "pasci le mie pecore" (Gv 21, 16-17) vi è un invito a riunire i credenti, come le pecore nell’ovile. Non solo, ma Cristo non dice "le tue pecore", ma "le mie pecore": la Chiesa così non è di Pietro, né degli uomini, ma è di Cristo. Ed è Cristo che edifica la Chiesa: "Su questa pietra edificherò la mia Chiesa" (Mt 16, 18). Tale edificazione può ritenersi conclusa? La risposta non può che essere no, se la Chiesa, come abbiamo visto, si compirà nel Regno e se siamo edificati insieme in Cristo per diventare "dimora di Dio" (Ef 2, 22).

    Se la Chiesa è di Cristo, diventa quanto meno problematico che gli uomini la delimitino, stabilendo loro chi ne fa parte e chi no.

    Si potrebbe obiettare che Cristo ha dato a Pietro il potere di legare e sciogliere (Mt 16, 19). Ma le parole di Cristo non indicano un potere di delimitare la Chiesa o di stabilire appartenenze, ma solo un potere di legare o sciogliere, che la stessa Chiesa cattolica interpreta come potere di riconciliare o no i peccatori con la Chiesa, nell’ambito del sacramento della Penitenza e della Riconciliazione, potere che, tra l’altro, non è stato dato solo a Pietro, ma anche agli apostoli (vedi Mt 18, 18, la Lumen Gentium al n. 22 e il Catechismo della Chiesa cattolica ai nn. 1444 e 1445).

    Del resto, se l’interpretazione del passo di Mt 16, 19 è che "la riconciliazione con la Chiesa è inseparabile dalla riconciliazione con Dio" (CCC n. 1445), diventa ancora più pressante il compito e la responsabilità del Vescovo di Roma di porsi al sevizio dell’unità nella Chiesa. Se chi non è riconciliato con la Chiesa non è riconciliato con Dio, la funzione primaria del papa e dei vescovi non può essere quella di allontanare e dividere, ma dev’essere quella di avvicinare e unire. Se gli uomini di fatto non si avvicinano e non si uniscono, ciò non significa che loro debbono di fatto non avvicinarli e non unirli. Se gli uomini spesso non si danno questo compito (e la maggioranza degli uomini sulla terra non se lo dà), ciò non esonera il papa e i vescovi dal darselo, perché è stato loro dato da Cristo.

    Egli ha detto ai discepoli: "Chi vuol essere il primo tra voi sarà il servo di tutti" (Mc 10, 44; cfr. Mc 9, 35; Mt 20, 27). E quale servizio più grande può essere reso a tutti gli uomini di quello di riconciliarli con Dio? Quale servizio può essere più grande di quello di accogliere tutti gli uomini nel popolo di Dio?

    Se gli uomini di loro iniziativa non si riconciliano con la Chiesa, devono allora essere il papa e i vescovi, se vogliono essere veramente "primi", a riconciliare la Chiesa con gli uomini.

    Se si va ad esaminare, inoltre, il cristianesimo delle origini, si vede che anche Pietro ha vissuto e operato in un periodo di divisioni all’interno della Chiesa tra varie comunità e tendenze, come quelle giudeo-cristiane, paoline e giovannee. Se egli era già considerato il capo della Chiesa, allora occorre ripensare al valore del papato e del primato, io credo, in termini molto più spirituali e riscoprire un’unità che non esclude le diversità. E al ministero petrino non come fonte di divisioni, ma anzi come luce e segno per tutti che la Chiesa è oltre le divisioni, è veramente universale e una, perché è di Cristo.

    Leggiamo nell’enciclica Ut Unum Sint di Giovanni Paolo II che il Vescovo di Roma "è il primo tra i servitori dell’unità" (n. 94). Poiché non c’è servizio più grande di quello reso all’unità voluta da Cristo, in effetti il Vescovo di Roma è il più grande servitore dell’unità, perché egli guida una Chiesa nella quale l’unità può essere veramente "visibile", una Chiesa che può dare pienamente testimonianza all’unità.

    Occorre, però, che il papa e i vescovi siano sempre più consapevoli e convinti di questo dono che Cristo ha fatto loro.

    Cristo ha abbattuto il muro che, a partire dall’alleanza sinaitica, separava Israele dalle nazioni (Ef 2, 14). E allora, non credo che lo abbia fatto per crearne un altro, quello che separa i cristiani dai "non cristiani", o che non voglia l’abbattimento di quest’altro muro. Se è stata alla fine la comunione tra Pietro e Paolo, e il loro comune destino, il segno della riconciliazione dei giudei e dei non giudei nel popolo di Dio e nel corpo di Cristo, dovrà essere il Vescovo di Roma, il cui primato è fondato e ha un senso profondo nel comune martirio a Roma di Pietro e Paolo, a dare il segno della riconciliazione degli uomini in un solo corpo (Ef 2, 16; Col 3, 15) e dell’unità tra i cristiani e i "non cristiani".

    Pietro e Paolo erano in comunione non solo tra loro, ma anche con Giacomo, il capo della Chiesa di Gerusalemme dopo la partenza di Pietro (At 15, 1-29; Gal 2, 3.9). E una comunione di Pietro con Giacomo si può dedurre anche dalla sua premura di far conoscere sue notizie a Giacomo (At 12, 17) e dalla sua adesione agli inviati di Giacomo ad Antiochia (Gal 2, 12). Così come una comunione tra Paolo e Giacomo si può dedurre dall’adesione di Paolo al decreto ispirato da Giacomo sulle prescrizioni alimentari ai cristiani di origine pagana (1 Cor 8, 1-13; 10, 28-33; Rm 14, 1-23) e dal fatto che nel suo ultimo viaggio a Gerusalemme segue la richiesta di Giacomo (At 21, 17-26). Proprio in questa occasione, Paolo viene accusato, ingiustamente (cfr. Rm 3, 31; 7, 12), di spingere i giudei della diaspora a non circoncidere più i loro figli e a non seguire più gli usi tradizionali (At 21, 21). Poiché Giacomo è ancora il capo della comunità giudeo-cristiana di Gerusalemme, ciò significa che egli non aveva mai preso in considerazione la possibilità che i cristiani di origine giudaica, né tantomeno i giudei non cristiani, potessero smettere di osservare la legge mosaica. Se Pietro e Paolo erano in comunione anche con Giacomo, la funzione del Vescovo di Roma è anche quella di essere al servizio della comunione con quelli che continuano a osservare la legge mosaica, cioè, oggi, con gli ebrei, quindi con i "non cristiani".

    Secondo Gal 2, 9, Pietro, Paolo e Giacomo erano in comunione anche con Giovanni. E una comunione tra Pietro e Giovanni si può dedurre anche da Gv 21, 7, da Gv 21, 15-17, da At 3, 1-11 e da At 4, 19-20. Nella prima Lettera di Giovanni leggiamo che "chiunque ama è generato da Dio e conosce Dio" (1 Gv 4, 7). E allora, la funzione del Vescovo di Roma è anche quella di essere al servizio della comunione con tutti quelli che amano, anche se "non cristiani".

    Il primato del papa al servizio dell’unità sarà veramente tale quando sarà non solo affermato e proclamato, ma mostrato al mondo. E sarà mostrato al mondo quando la Chiesa cattolica si autocomprenderà, si definirà e si comporterà come la Chiesa di tutti, dei cristiani e dei "non cristiani", la Chiesa con gli uomini e con le religioni.

    Solo allora appariranno nel loro profondo significato le parole di Cristo: "Tu sei Pietro e su questa pietra edificherò la mia Chiesa" (Mt 16, 18).

    Solo allora l’enorme e incomparabile valore del ministero petrino, che Cristo ha dato agli uomini e che essi con i loro peccati hanno offuscato, apparirà nella sua fulgida luce.

    Io credo e spero che l’alba di questo giorno luminoso, per il quale, uniti al papa, renderemo tutti grazie a Dio, possa sorgere nel corso del XXI secolo.


    NOTE



    Congar Y., Primato ed episcopato, in Mysterium Salutis VII, pag. 698.


    Un caro saluto

    e l’augurio di una serena Pasqua


    Salvatore Capo

  8. #78
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    Predefinito La posizione del sacerdote

    Congregatio pro Cultu Divino et Disciplina Sacramentorum
    Responso della Congregazione per il Culto Divino e la Disciplina dei Sacramenti, In PONTIFICII CONSILII DE LEGUM TEXTIBUS, Communicationes, vol. XXXII, n. 2, Roma 2000, pp. 171-173, Prot. N° 2036/00/L



    Quæsitum
    È stato chiesto alla Congregazione per il Culto Divino e la Disciplina dei Sacramenti se l’enunciato del n. 299 dell’ Institutio Generalis Missalis Romani costituisca una normativa secondo la quale, durante la liturgia eucaristica, la posizione del sacerdote versus absidem sia da considerarsi esclusa.

    La Congregazione per il Culto Divino e la Disciplina dei Sacramenti, re mature perpensa et habita ratione [dopo matura riflessione e alla luce] dei precedenti liturgici, risponde:



    Negative et ad mentem . [Negativamente e in accordo con i chiarimenti seguenti].


    Innanzitutto si deve aver presente che la parola expedit non costituisce una forma obbligatoria, ma un suggerimento che si riferisce sia alla costruzione dell’altare a pariete seiunctum [staccato dalla parete], sia alla celebrazione versus populum. La clausola ubi possibile sit si riferisce a diversi elementi, come, per esempio, la topografia del luogo, la disponibilità di spazio, l’esistenza di un precedente altare di pregio artistico, la sensibilità della comunità che partecipa alle celebrazioni nella chiesa di cui si tratta, ecc. Si ribadisce che la posizione verso l’assemblea sembra piú conveniente in quanto rende piú facile la comunicazione (cfr. Editoriale di Notitiae 29 [1993] pp. 245-249), senza escludere però l’altra possibilità.

    Tuttavia, qualunque sia la posizione del sacerdote celebrante, è chiaro che il Sacrificio Eucaristico è offerto a Dio uno e trino, e che il sacerdote principale, Sommo ed Eterno, è Gesú Cristo, che opera attraverso il ministero del sacerdote che presiede visibilmente quale Suo strumento . L’assemblea liturgica partecipa nella celebrazione in virtú del sacerdozio comune dei fedeli, che ha bisogno del ministero del sacerdote ordinato per essersi esercitato [potersi esercitare] nella Sinassi Eucaristica. Si deve distinguere la posizione fisica, relativa specialmente alla comunicazione tra i vari membri dell’assemblea e l’orientamento spirituale e interiore di tutti. Sarebbe un grave errore immaginare che l’orientamento principale dell’azione sacrificale sia la comunità. Se il sacerdote celebra versus populum, ciò che è legittimo e spesso consigliabile, il suo atteggiamento spirituale dev’essere sempre versus Deum per Iesum Christum, come rappresentante della Chiesa intera.

    Anche la Chiesa, che prende forma concreta nell’assemblea che partecipa, è tutta rivolta versus Deum come primo movimento spirituale.

    A quanto sembra, la tradizione antica, anche se non unanime, era che il celebrante e la comunità orante fossero rivolti versus orientem, punto dal quale viene la luce, che è Cristo . Non sono rare le antiche chiese, la costruzione delle quali era «orientata» in modo che il sacerdote ed il popolo nell’atto di fare la preghiera pubblica si rivolgessero versus orientem.

    Si può pensare che quando ci furono problemi di spazio o di altro genere, l’abside idealmente rappresentava l’oriente. Oggi, l’espressione versus orientem significa spesso versus absidem, e quando si parla di versus populum non si pensa all’occidente, bensì verso la comunità presente.

    Nell’antica architettura delle chiese, il posto del Vescovo o del sacerdote celebrante si trovava al centro dell’abside e, seduto, di lì ascoltava la proclamazione delle letture rivolto verso la comunità.

    Ora quel posto presidenziale non viene attribuito alla persona umana del Vescovo o del presbitero, né alle sue doti intellettuali e nemmeno alla sua personale santità, ma al suo ruolo di strumento del Pontefice invisibile che è il Signore Gesú.

    Quando si tratta di chiese antiche o di gran pregio artistico, occorre, inoltre, tenere conto della legislazione civile al riguardo dei mutamenti o ristrutturazioni. Un altare posticcio può non essere sempre una soluzione dignitosa.

    Non bisognerebbe dare eccessiva importanza ad elementi che hanno avuto cambiamenti attraverso i secoli. Ciò che rimarrà sempre è l’evento celebrato nella liturgia: esso è manifestato mediante riti, segni, simboli e parole, che esprimono vari aspetti del mistero, senza tuttavia esaurirlo, perché li trascende.

    L’irrigidirsi su una posizione e assolutizzarla potrebbe diventare un rifiuto di qualche aspetto della verità che merita rispetto ed accoglienza.



    Dal Vaticano, 25 settembre 2000


    + Jorge A. Card. Medina Estévez

    Prefetto

    + Francesco Pio Tamburrino

    Arcivescovo Segretario




    NOTA
    Le inserzioni esplicative fra parentesi quadre sono della redazione di Cristianità, http://www.alleanzacattolica.org/ , N. 309 gennaio-febbraio 2002.

  9. #79
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    Predefinito Re: Re: Ormai sono "pappa e ciccia"

    Originally posted by Fra Tommaso
    Novanta, professore????
    Lo ha trascritto bene???
    Cento seminaristi non li trovi neppure in tutta la Lombardia.
    Ho riportato la notizia tale e quale, c'era anche una foto. Guardi che è il seminario di Econe.

  10. #80
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    Predefinito Dal sito DICI

    25 ans de pontificat suprême: au service de l’homme.


    Résumé : Le 25ème anniversaire de l’élection du Pape Jean-Paul II sera célébré du 15 au 18 octobre prochains...



    Le 25ème anniversaire de l’élection du Pape Jean-Paul II sera célébré du 15 au 18 octobre prochains au Vatican. Pour préparer la commémoration "de ce pontificat au service de l’homme et mettre en valeur sa portée historique", un colloque se tient du 8 au 10 mai au Vatican.
    Ce colloque est l’une des premières manifestations qui auront lieu à l’occasion de l’anniversaire de l’élection. Le point culminant de cette commémoration se déroulera du 15 au 18 octobre. L’ensemble du collège des cardinaux se réunira en effet à Rome, à l’invitation du doyen des cardinaux, le cardinal Josef Ratzinger, et de la Secrétairerie d’Etat.


    Le pontificat de Jean-Paul II est donc revisité de fond en comble depuis le 8 mai 2003 par de nombreux cardinaux qui interviennent sur certains de ses aspects. Le ton a été donné par un congrès à l’université du Latran sur le thème "l’Eglise au service de l’homme".
    Jean-Paul II a manifesté sa satisfaction aux organisateurs du congrès pour avoir choisi ce thème. "Durant toutes les étapes de ma vie universitaire et de mon ministère pastoral, a-t-il en effet affirmé, un des points essentiels de référence a été pour moi l’attention à la personne, mise au centre de toute recherche philosophique ou théologique".


    L’on reconnaît la continuité de pensée avec le pape Paul VI dans son fameux discours prononcé le 7 décembre 1965 pour la fin du concile Vatican II : "Nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme.", qui a provoqué une véritable révolution copernicienne dans l’Eglise.


    date : 17/5/2003

 

 
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