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Rome: Théologiens catholiques et orthodoxes discutent la primauté du pape.
Résumé : Une rencontre internationale sur le thème de la primauté du pape se tiendra au Vatican en mai à huis clos...
Une rencontre internationale sur le thème de la primauté du pape se tiendra au Vatican en mai à huis clos. Même si l’infaillibilité ne peut être remise en question, la façon d’exercer le pouvoir du pape pourrait s’inspirer des patriarcats orthodoxes.
Cette rencontre est organisée par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Elle est la première à l’initiative du Vatican à sortir du cadre doctrinal de la primauté du pape, même si de nombreuses discussions de ce genre ont déjà eu lieu au sein de groupes œcuméniques de dialogue. Et si le prochain symposium ne réunira que des experts orthodoxes, c’est en partie parce que le dialogue avec cette "Eglise sœur" a marqué ces derniers mois de nettes avancées. Par ailleurs, au Vatican, on affirme que "l’exemple d’une éventuelle unité avec les orthodoxes favoriserait certainement une réconciliation avec les autres Eglises chrétiennes". Dans son encyclique Ut unum sint, publiée en mai 1995, Jean-Paul II demandait lui-même que les experts puissent "trouver une forme d’exercice de la primauté" qui, tout en préservant "l’essentiel de sa mission", "s’ouvre sur une situation nouvelle".
Ce genre de rencontres n’est pas anodine et représente un danger pour la foi catholique : souvenons-nous que six théologiens protestants ont participé à l’élaboration du Novus Ordo : on connaît le résultat. Nous n’en sommes pas encore là, sans doute, mais ces théologiens orthodoxes ne sont pas à Rome pour ne rien faire : la mentalité "dialogale" qui a aujourd’hui cours dans l’Église, et "l’enrichissement mutuel" qui est recherché, aboutiront à des formules nécessairement ambiguës ou à des vérités amoindries, telles qu’ont peut les rencontrer dans la déclaration de Balamand avec les orthodoxes, ou encore dans l’accord sur la justification avec les protestants. De plus, ces "avancées" nous donnent un cadre d’interprétation des actes qui paraissent revenir, au moins sur certains points, à une théologie plus traditionnelle — telle que l’encyclique sur l’Eucharistie — et en minimisent la portée. A moins qu’elles ne manifestent des divergences importantes dans les dicastères romains et la liberté laissée aux démolisseurs tels que l’actuel président du Conseil Pontifical pour l’unité des chrétiens.
date : 17/5/2003




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